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Pag.EnonciateurFonctionsExtraitTypeGuide
p. 42IndéterminéHistoriquePrès de 50 000 habitants provenant de ces départements choisissent la France (on les appellera les « optants ») et bouleversent la structure socio-économique d'une Lorraine elle-même territorialement modifiée.dénominationMichelin Alsace
p. 42IndéterminéDistance, historiqueL'Entre-deux-guerres nourrit alors une abondante littérature patriotique et nationaliste sur les provinces « perdues » et la « ligne bleue des Vosges ».Qualification, dénominationMichelin Alsace
p. 50IndéterminéPatriotique, distance, historiqueDans le secteur de La Fontenelle, à l'issue des combats de l'été 1915, trois hameaux de la commune du Ban-de-Sapt (Hermanpaire, Fayemont et la Vercoste) ne se relèvent pas de leurs ruines et deviennent ainsi, à l'instar des communes de la Meuse ou de la Champagne, des villages « morts pour la France ».QualificationMichelin Alsace
p. 58IndéterminéHistoriqueCe que l'on a gardé en mémoire sous le nom de « bataille des frontières » a laissé en Moselle des traces ineffaçables, des vestiges de bombardements, mais aussi et surtout des lieux de recueillement, nécropoles et monuments commémoratifs qui rappellent la désastreuse bataille de Morhange.DénominationMichelin Alsace
p. 61IndéterminéPatriotique, distanceQuant à l'épitaphe, si elle mentionne « Aux enfants de Metz morts victimes de la guerre » elle omet le terme consacré « pour la patrie ».Citation (inscription)Michelin Alsace
p. 62-63Michelin ancienPatriotique Patriotique, distance[2 pp. citation Michelin ancien] L'inscription du piédestal portait que la statue avait été élevée à l'empereur « par son peuple reconnaissant » A NOTER Le guide Michelin de 1919 revient sur le « régime de terreur » infligé à la ville par les Allemands : arrestations préventives des Messins suspectés d'exercer « une influence pernicieuse », détention dans les « cachots insalubres » du fort d'Ehrenbreitstein, à Coblence, incorporation de force et affectation sur le front russe. Les « heures merveilleuses de la Délivrance » sont ensuite largement illustrées.Citation (inscription) CitationMichelin Alsace
p. 64Indéterminé (état français, Ministère du Patrimoine)Connaissance des lieuxL'établissement, labellisé « Musée de France», présente l'histoire de la guerre, mais surtout la période de la première annexion (1871-1918), pendant laquelle l'Alsace-Moselle vécut un destin commun avec le Reichsland.QualificationMichelin Alsace
p. 65IndéterminéCuriosité, historiqueUNE BASE POUR LES « AS » ET LES ZEPPELINS ALLEMANDS Tout au long de la guerre, les « As » allemands décollent de l'aérodrome de Frescaty, établi au sud de Metz. Plusieurs noms sont entrés dans !'Histoire : Walter Koevel, Karl Amesmaie, Ewald Lottmann et même le tristement célèbre Hermann Goering, futur dirigeant du Ille Reich, aviateur dans sa jeunesse. Le « baron rouge », Manfred von Richthofen, y fait ses débuts et, après sa disparition en avril 1918, la base accueille son escadrille de chasse, la « Jasta 11 », où s'illustrera le frère cadet du baron rouge, Lothar von Richthofen.Dénomination, qualificationMichelin Alsace
p. 68IndéterminéPatriotique, curiositéTout au long de la journée, près d'un millier de poilus tombent, appartenant au 43e régiment d'infanterie coloniale et surtout au 146e RI de la fameuse division « d'acier » (39e Dl).QualificationMichelin Alsace
p. 69IndéterminéRéalisme linguistique (authenticité en absence de source citée - étrange)Un « Unteroffizier » (sous-officier) rassembla les blessés et mit en place un peloton d'exécution devant l'église, bientôt interrompu par l'explosion d'un obus fusant.Citation de dénominationMichelin Alsace
p. 69FochHistorique, distanceCette reconnaissance du terrain sera excessivement préjudiciable à l'armée française qui pensait, à l'instar de Foch, que la différence devait se faire à « l'arme froide, à la baïonnette ». Celle-ci se fera à la chaleur des canons de 77 autrichiens et des calibres supérieurs du Reich, utilisés à meilleur escient que l'artillerie lourde française.CitationMichelin Alsace
p. 70IndéterminéPathosDepuis ce promontoire, appelé la « colline de la Potence », il faut imaginer le lancinant travail des canons allemands, arrosant l'ensemble de la plaine où étaient concentrées les troupes du 20e corps d'armée, parties de Château-Salins et contraintes de battre en retraite le même jour, laissant près de 4000 morts sur le champ de bataille.DénominationMichelin Alsace
p. 71Le Matin (journal)Distance

La « couardise » des soldats des 15° et 16° corps est relayée dans le journal le Matin. Clemenceau, alors sénateur du Var, ne put s'empêcher d'expliquer que le 15e corps céda à la panique.

QualificationMichelin Alsace
p. 78MonumentPatriotiqueSitué à l'angle d'un carrefour, masqué par une haie qui le rend invisible, le monument érigé à la mémoire des « deux premiers gars du 26e »tombés en pénétrant en terre lorraine acquiert valeur de symbole.Citation (inscription)Michelin Alsace
p. 79MonumentConnaissance des lieuxÀ nouveau inauguré en 1960, on peut y découvrir le chardon et l'étonnante devise de Nancy : « Qui s'y frotte s'y pique ».Citation (inscription)Michelin Alsace
p. 79MonumentPatriotiqueÀ la sortie de la ville, jetez un coup d'œil au monument « aux vaillants soldats de la 59e division de réserve qui ont combattu autour de Nomeny ».Citation (inscription)Michelin Alsace
p. 83IndéterminéPoétiqueCe « Géant enchaîné », fut exécuté par le sculpteur Fredy Stoll durant sa captivité, et fut ramené du camp de Graffenwohr avant d'être transféré en Moselle en 1927.dénominationMichelin Alsace
p. 85MonumentPatriotique, pathosÀ côté de l'ancien moulin de Sarraltroff, en bordure de la route menant à Dolving par la ferme du Sarrewald, une autre stèle rappelle que dans la « tranchée de la mort », une compagnie du 27e RI fut presque totalement anéantie au cours de l'offensive française du 19 août.DénominationMichelin Alsace
p. 88-89Michelin ancienRéalisme linguistique distance[2 pp cités] « feldgrau » p. 88 A NOTER Le guide de l'époque insiste sur le quadrillage du terrain par les artilleurs allemands qui ont pu ajuster les positions françaises. Décimées, nos troupes subissent alors une contre-attaque mue par un enthousiasme confinant à « l'ivresse ». Puisqu'à l'impossible nul n'est tenu, il faudra choisir la retraite protégée par « une héroïque arrière-garde ». Quant à l'évacuation de Sarrebourg, elle se fera baïonnette au canon et au son de la Marche Lorraine.CitationMichelin Alsace
p. 94MonumentPoétique, mémoireRéalisé par l'architecte nancéen André Gutton et le sculpteur Claude Grange, il symbolise la « Voie sacrée du souvenir ».Citation (inscription) ??Michelin Alsace
p. 95IndéterminéPatriotiqueLe général Foch, ancien commandant du 20e CA dont la « division de fer » faisait partie, assiste à l'inauguration.DénominationMichelin Alsace
p. 97Michelin ancienPatriotiqueA NOTER Le guide Michelin s'étend longuement sur « Gerbéviller-la-Martyre », telle qu'elle sera mentionnée plus tard sur les cartes postales de l'époque. Le 333e RI est le premier régiment à entrer dans la ville en ruine, dont les ponts sur la Mortagne ont fait l'objet d'âpres combats.QualificationMichelin Alsace
p. 98IndéterminéPatriotiqueLe 24 août, tandis que VIe armée bavaroise s'enfonce entre les 1e et 2e armées françaises, exposant son flanc droit aux contre-attaques, le général Foch, à la tête du 20e corps, engage la 11e division - la fameuse « division de fer » - dans les premiers combats, afin de couper le ravitaillement de l'armée du prince Rupprecht.DénominationMichelin Alsace
p. 98Castelnaupatriotique« EN AVANT, A FOND, PARTOUT » Le Grand quartier général charge Castelnau de tenir la ligne Gerbéviller- Bayon. Le sort de la France se jouera sur les coteaux entre la forêt de Vitrimont bordant le Lunévillois et celle de Charmes, sur les rives de la Moselle. Le 25 août, Castelnau lance depuis son QG de Pont-Saint-Vincent, dans les faubourgs de Nancy, un ordre du jour resté célèbre dans les armées françaises : « En avant, à fond, partout ».CitationMichelin Alsace
p. 101 encadréIndéterminé MonumentPoétique Connaissance des lieux et de l'histoireMAURICE BARRÈS ET LA COLLINE INSPIRÉE : À une vingtaine de kilomètres au nord-ouest se trouve le village de Saxon- Sion duquel s'élève à une altitude de 540 m la « colline inspirée », qui donna son nom au roman historique de Maurice Barrès publié en 1913. L'histoire se déroule au cœur du pays du Saintois dans un lieu « où souffle l'esprit », selon la célèbre expression de Barrès. Celui-ci aimait à se recueillir sur la colline de Sion-Vaudémont*, haut lieu de pèlerinage où des Lorrains avaient déposé, après la guerre de 1870, aux pieds de la Vierge de Sion, une plaque de marbre noir portant une croix lorraine symboliquement brisée sur laquelle était inscrit en patois lorrain Ce na me po tojo (« Ce n'est pas pour toujours »). En 1920, lors d'une cérémonie célébrant la victoire, Barrès masqua la brisure par une petite palme d'or brodé de ces mots Ce n'ato me po tojo : « Ce n'était pas pour toujours» ...Citation Citation (inscription)Michelin Alsace
p. 102IndéterminéHistorique, distanceQuant à l'armée de Rupprecht de Bavière, elle quitte la Lorraine après la défaite de la Marne pour s'engager dans la « course à la mer » vers le nord de la France.DénominationMichelin Alsace
P. 104général de CastelnauCuriosité, distanceLe général de Castelnau, furieux, limoge le général Lescot, commandant la 2e division de cavalerie de Lunéville, responsable de cette « immense faute » et donne des instructions pour éviter à l'avenir les « engagements inutiles ».CitationMichelin Alsace
p. 112IndéterminéConnaissance historique et techniqueLa désinfection par chloration (appelée « Verdunisation » car testée lors du siège de Verdun en 1916) ne sera effective qu'en 1916 et les fièvres typhoïdes ainsi que les épidémies de dysenterie font des ravages.DénominationMichelin Alsace
p. 119IndéterminéRéalisme linguistiqueRemarquez en particulier l'ancien édifice intitulé prosaïquement Schreibstube (« bureau »), orné de pilastres et surmonté d'un grand fronton. D'autres abris semi-enterrés, longés d'étroits fossés, portent des noms plus poétiques ou évocateurs, comme« Sperlingslust » (« le plaisir du moineau») ou « Grauer Bar »(« l'ours gris »).DénominationMichelin Alsace
p. 126 e 128IndéterminéConnaissance des lieux, pathosÀ 500 m d'altitude, ce pôle défensif sur la route d'Épinal, surnommé le « col de la mort» ou le « trou de l'Enfer », a changé plusieurs fois de main et englouti 4000 Français durant les premières semaines de la Grande Guerre.DénominationMichelin Alsace
p. 127IndéterminéPathosA NOTER Les combats de la Chipotte du 25 août au 12 septembre 1914 sont décrits comme particulièrement pénibles pour les soldats amenés à combattre au corps à corps dans le « trou de l'enfer ». Chasseurs, fantassins et coloniaux résistent aux assauts allemands.Discours rapporté DénominationMichelin Alsace
p. 128MonumentConnaissance des lieuxLa ville présente la particularité de posséder deux monuments aux morts. Un monument classique est situé à côté de la gare. L'autre, bien plus intéressant, figure des soldats en train d'avancer prudemment. Intitulé « La Patrouille », il représente non la guerre de tranchées mais la guerre de coups de main, qui voyait de petites équipes se déplacer dans la forêt, à travers les lignes.Citation (inscription ?) Texte intéressant autourMichelin Alsace
p. 131Les soldatsAuthenticitéAlors que l'artillerie bat et contre-bat un terrain où toute végétation disparaît bientôt, des centaines de mètres de galeries souterraines sont creusées, transformant le sous-sol en « usine », selon l'expression des soldats.CitationMichelin Alsace
p. 132IndéterminéCuriosité, historiqueÀ ce jeu, les Allemands se révèlent d'excellents « remueurs de terre », construisant des fortifications de campagne presque complètes tandis que celles des Français sont à peine ébauchées.QualificationMichelin Alsace
p. 132IndéterminéPathos, historiqueAu carrefour de la rue du Colonel-de-la-Horie (D 8) et de la rue du 8-Mai (D 20), est préservé le char « Mort Homme », qui a appartenu au 501e régiment de chars de combat avant d'être détruit le 17 novembre 1944. Ce char de type M4 Sherman de 32 tonnes porte le nom de « Mort Homme » en mémoire des combats de 1916 et d'août 1917 qui ont ravagé la colline éponyme, lors de la bataille de Verdun (voir guide des Champs de bataille Verdun, Argonne, Saint-Mihiel).DénominationMichelin Alsace
p. 132IndéterminéConnaissance des lieuxLes vestiges les plus nombreux de cette zone, appelée pendant la guerre « l'arc de Montreux», se trouvent à deux endroits : dans le bois des Boulottes, dans le premier quart de la randonnée, et après le village de Neuviller-lès-Badonviller, à quelques centaines de mètres en direction de la D 20.DénominationMichelin Alsace
p. 142Les AllemandsCuriositéLeur efficacité était si reconnue que les Allemands avaient l'habitude d'évoquer la ligne du front s'étirant de la mer du Nord à la Suisse, comme la « ligne de métro d'Ostende à Bâle » !CitationMichelin Alsace
p. 150le général de VassartDistanceLes troupes françaises ont néanmoins tenté l'impossible : le général de Vassart, commandant la 76e Dl décide d'attaquer en août 1916 afin de « conserver l'esprit offensif des troupes ».CitationMichelin Alsace
p. 154TombeDistanceAinsi, l'une d'elles porte comme épitaphe la mention « Enfant de soldat ». Loin d'être l'enfant d'un soldat allemand et d'une habitante, il s'agit bien d'un soldat allemand, nommé Kind, et dont a francisé par erreur le patronyme en l'interprétant de manière erronée.Citation (inscription)Michelin Alsace
p. 155IndéterminéConnaissance historique, des lieuxSi les champs de bataille de Lorraine connaissent une accalmie en 1915, la région du Ban-de-Sapt demeure agitée par les combats de « grignotage ». Témoin, la grande nécropole de la Fontenelle, site emblématique du territoire du Ban-de-Sapt, dont le nom se réfère à la «communauté» (ban) des « sept sapins ».DénominationsMichelin Alsace
p. 157La troupeCuriositéSurnommé « Poisson volant» par la troupe, celui-ci commandait le 133e RI lorsqu'il tomba lors de l'attaque française du 27 janvier 1915.DénominationMichelin Alsace
p. 158 encadréCapitaine Ernest DupuyPathosLA FONTENELLE, 22 JUIN 1915 « De formidables explosions ébranlent l'air : les Allemands ont fait jouer trois mines (...) Notre tranchée couverte est détruite sur une cinquantaine de mètres. Aussitôt après, un bombardement intense commence : une trentaine de batteries de gros calibre crachent leurs projectiles sur les positions de la cote 627 et le village de la Fontenelle. (...) Les résultats de ces tirs, des plus précis, sont terribles. Les boyaux sont entièrement comblés, les tranchées écrasées et les abris pulvérisés. Les communications n'existent plus. On ne saura désormais ce qui s'est passé que par les survivants. Le village de la Fontenelle est en feu. La cote 627 a disparu complètement dans les flammes et la fumée des explosions. » Capitaine Ernest Dupuy, La Guerre dans les Vosges, Paris, Payot, 1936.citationMichelin Alsace
p. 160Indéterminé JMO du régiment (journal des marches et des opérations)Connaissance historique, curiosité, pathosLe site médiéval installé sur le piton rocheux situé à 641 m d'altitude fut le siège des exploits du « 15-2 » (152e RI), le « premier des régiments de France ». [...] Une première attaque décime les « Diables Rouges » - surnom des soldats du 152e - le 17 septembre. [...] La victoire au Spitzemberg est emblématique d'une bataille où la fougue l'a emporté sur le feu, menée sans préparation ni soutien d'artillerie (et « sans vins chauds » précisera le JMO du régiment pour souligner la « misère » des bataillons); elle aura surtout servi à renforcer le mythe de l'invincibilité d'un régiment, le 15-2, qui s'illustrera également en Alsace (voir p. 193).Dénomination, qualification CitationMichelin Alsace
p. 163Services d'intendanceCuriosité, authenticitéÀ la Petite Fosse, on peut encore distinguer, sur certaines maisons comme sur l'école, les traces de numéros tracés grossièrement à la peinture noire par les services de l'intendance chargés d'affecter les hommes et les chevaux dans les maisons réquisitionnées. Les soldats pouvaient lire, sur chaque maison, des indications telles que « hommes 5 /chevaux 3 » sur le lieu de cantonnement.Inscriptions sur maisons (citation)Michelin Alsace
p. 163IndéterminéAllianceCuriosité

L'INCONNU DE SAULCY De 2004 à 2006, une recherche menée par de nombreux internautes a permis d'identifier « l'Inconnu de Saulcy », tué le 25 août 1914 et reposant sous la tombe N° 1405, avec pour seule identité, l'inscription retrouvée sur son alliance « LC ED 7-2-14 ».

Inscription sur alliance (citation)Michelin Alsace
p. 168Indéterminé soldatsRéalisme linguistique (d'autres mots allemands qui suivent sont en italiques) Réalisme linguistiqueLa ville a vécu presque quatre années à l'heure allemande : les usines textiles laissèrent place aux ateliers des « Feldgrauen ». Le théâtre fut transformé en hôpital de campagne avec sa gigantesque croix rouge sur fond blanc peinte sur son toit. Dans chaque quartier, les Allemands faisaient la queue devant leur cuisine roulante, la fameuse Feldküche que les soldats avaient surnommé la GoulashkanoneDénpmination Discours rapportéMichelin Alsace
p. 171IndéterminéCuriosité, patriotismeElles auront permis aux chasseurs français de gagner leur surnom de « Diables Bleus »DénominationMichelin Alsace
p. 172général DubailPathos, patriotisme« TENIR A TOUT PRIX » [...]. L'ordre du général Dubail de tenir « à tout prix » les crêtes et la charnière du Bonhomme est entendu.citationMichelin Alsace
p. 173MonumentPatriotismeAprès Fraize, le site mémoriel du col de Mandray, que l'on atteint par la D 23, comporte, lui aussi, une stèle forestière en l'honneur des « 400000 soldats français et alliés, Morts pour la France sur le sol vosgien, hauts lieux des combats de la guerre 1914-1918 ».Citation (inscription)Michelin Alsace
p. 177Indéterminé Les AllemandsCuriosité distanceA l'organisation méthodique de la contrepente allemande, répond le « Labyrinthe », côté français, réseau de tranchées et de boyaux non fortifiés entre le Violu sud et le Violu nord, et que les Allemands tournaient en dérision en intitulant la partie française le « village nègre », en raison de la dispersion des baraques de campements, évoquant sans doute l'image pittoresque du village africain.Dénomination QualificationMichelin Alsace
p. 184IndéterminéConnaissances historiques, pathos« Tombeau des chasseurs » et « Le mangeur d'hommes » : telles sont les dénominations des deux principaux champs de bataille alsaciens, le Linge et le Hartmannswillerkopf, qui prolongent dans la chaîne des Vosges la guerre de montagne entamée en Lorraine sur le site du Donon, au col de la Chapelotte, à Sainte-Marie-aux-Mines et au Bonhomme.DénominationsMichelin Alsace
p. 184IndéterminépathosLa « Montagne tragique » symbolise à elle seule les combats dans les montagnes d'Alsace.DénominationMichelin Alsace
p. 185IndéterminéConnaissances historiquesEn été, les chiens du camp « New Alaska » traînaient des wagonnets sur les voies étroites.DénominationMichelin Alsace
p. 187Indéterminé Centre d'interprétationCuriosité, pathos Information pratiqueLes terribles combats pour le conquérir lui ont valu le surnom effrayent de « mangeur d'hommes ». Classé Monument historique en 1921, le Vieil-Armand bénéficie, en vue du Centenaire de la Grande Guerre, d'importants aménagements et équipements, dont un nouveau centre d'interprétation intitulé « Historial franco-allemand ».DénominationsMichelin Alsace
p. 187journalistes françaisCuriosité, historiqueSURNOMS ET ABRÉVIATIONS Lieu stratégique pour les Français et les Allemands, le massif doit sans doute son surnom à une déformation lexicale des journalistes français qui a transformé le « Hartmann » en « Armand », avant de lui accoler l'épithète « Vieil-Armand » d'après un calembour sur le nom d'Armand Fallières, président de la République jusqu'en 1913. Quant aux poilus, ils ne l'ont jamais appelé ainsi. Les chasseurs préféraient l'appellation de « Hartmann » et les documents officiels de l'armée utilisaient l'abréviation HWK, souvent prononcée HVK. De leur côté, les Allemands utilisaient le terme HK pour désigner le « mangeur d'hommes » rebaptisé après la guerre le « Moloch » .DénominationsMichelin Alsace
p. 188IndéterminéConnaissance des lieuxENTRE TOPOGRAPHIE ET ANATOMIE. La muraille qui se dresse entre les vallées de Thann et de Guebwiller est constituée de deux arêtes principales qui descendent du sommet vers la plaine et sur laquelle les Français ont extrapolé une leçon d'anatomie (voir cartes p. 195) : au nord-est de la crête débute la « cuisse gauche », constituée par le Ziegelrücken et se terminant par le Bischofshut, la « coiffe du pasteur ». Au centre, l'entre-cuisses est constitué par le vallon dominé par la falaise. À gauche, au sud-est, la « cuisse droite » accueille la voie serpentine construite par les Allemands descendant vers le bois de Hartmannswiller et se prolongeant au sud, vers le pic du Sandgrubenkopf, à 570 m. [...] À l'ouest, la « fesse gauche » est jalonnée d'un ensemble de crêtes dont les plus importantes sont les crêtes des « Pains de Sucre » aménagées par les Allemands et deux roches tenues par les Français, la Roche Sermet et la Roche Mégard. [...]. Plus à l'est, en passant par Wattwiller, le Hirtzenstein est le départ de la randonnée du Faux-Sihl et de la Suisse Lippique, sur la « fesse droite ».DénominationsMichelin Alsace
p. 196IndéterminéeCuriositéLa randonnée permet de rejoindre le monument Serret, point de départ de la tranchée française dite « Tranchée électrique » qui rejoint le sommet.DénominationMichelin Alsace
p. 198IndéterminéeConnaissances militairesContrairement aux « troupes de choc » (les Stosstruppen) de son « concurrent » Bernhard Reddemann, qui donne la priorité aux lance-flammes avant l'intervention de l'infanterie, Rohr défend l'idée d'une utilisation massive de la grenade par l'infanterie utilisant des boucliers de tranchée avant l'utilisation des lance-flammes.DénominationMichelin Alsace
p. 199IndéterminéeRéalisme linguistiqueLa tenue de combat et leur matériel, très moderne pour l'époque, ont permis à ces « Schneeschuh-kompagnie » et ce « Gebirgs-kompagnie » de se former sur le tas afin de rivaliser en efficacité avec les chasseurs alpins pourtant plus nombreux et plus aguerris.Dénominations en allemandMichelin Alsace
p. 199Pétain (?) Indéterminée Capitaine ConanDistance Connaissances militaires PathosLe général Pétain refuse en effet de mettre en place des troupes de choc spécifiques afin de ne pas affaiblir ses régiments ni créer une « caste » de fantassins d'élite. Néanmoins, les régiments n'hésitent pas à mettre en place des escouades formées aux combats rapprochés sur le modèle des « groupes francs ». Certains sont connus pour leur mot d'ordre, ne pas faire de prisonniers à l'image des « nettoyeurs de tranchées », décrits dans Capitaine Conan.qualification Dénomination Citation ( ?)Michelin Alsace
p. 203Joffre ( ?) Joffre MonumentHistorique Patriotique patriotiqueThann n'est pas reprise par les Allemands ce qui permet à Joffre de se rendre plusieurs fois dans la « capitale de l'Alsace française » afin de proclamer l'attachement de la France à la ville en novembre 1914 : « Notre retour est définitif, vous êtes français pour toujours. La France vous apporte, avec les libertés qu'elle a toujours représentées, le respect de vos libertés, à vous, des libertés alsaciennes, de vos traditions, de vos convictions, de vos mœurs. Je suis la France. Vous êtes l'Alsace, je vous apporte le baiser de la France. » Les propos de Joffre sont rappelés sur la plaque de bronze inclinée du monument « À l'Alsacienne », installé rue du Général-de-Gaulle, au milieu d'une place dédiée à la 66e division de chasseurs qui s'est battue en Alsace d'août 1914 à juin 1916.Citation ( ?) Citation Citation (inscription)Michelin Alsace
p. 204IndéterminésConnaissance des lieuxLes Français s'y installèrent dès le 24 août 1914. Le 24 janvier et le 11 février 1915, ils s'accrochent violemment aux Allemands pour la prise du « piton boisé » du Sudel I, finalement contrôlé par les chasseurs français qui remportent également le 17 février, le Sudel Ill surnommé le « doigt » en raison de sa forme. Un cimetière important était installé ici, le « cimetière du Doigt ».DénominationsMichelin Alsace
p. 204Les AllemandsCuriositéLe surnom de « Diable Bleu » fut donné par les Allemands afin de qualifier les chasseurs à pied et alpins pendant la Grande Guerre.DénominationMichelin Alsace
p. 205 encadréLes Allemands IndéterminéCuriosité Connaissance historique, curiositéConsidérés comme des bataillons d'élite de l'infanterie légère, les chasseurs à pied étaient redoutés des Allemands qui avaient tôt fait de les surnommer les « Schwarz Teufel » (Diables Noirs), appellation francisée en « Diables Bleus ». Ces derniers sont reconnaissables à leur emblème : un cor de chasse à la couleur d'apparat « bleu jonquille ».Dénomination Emploi particulierMichelin Alsace
p. 207 encadré commentaire au Michelin ancienIndéterminéCuriositéLA CONSTRUCTION DES ABRIS En l'absence de plans d'architecture normalisés, la plupart des constructions en bois furent réalisées artisanalement par les équipes du génie civil du 43e RI, du 51e et du 133e RI, ce dernier ayant été surnommé « le régiment des bâtisseurs ». Certaines constructions ont même été proposée au classement après la guerre.QualificationMichelin Alsace
p. 210MonumentPatriotiqueNotez l'épitaphe bien connue des armées bavaroises : ln treue Fest bis in den tod (« Fidèles jusque dans la mort »).Citation (inscription)Michelin Alsace
p. 212IndéterminéDistanceIl n'était pas rare de craindre que les « Gaulois » ne viennent couper les oreilles des plus jeunes.DénominationMichelin Alsace
p. 214théoriciens du haut commandement général de PouydraguinConnaissance militaire Connaissance militaireLE « TOMBEAU DES CHASSEURS » Le Linge est, tout comme le Vieil-Armand, un champ de bataille résultant d'une conception tactique de « manœuvre de débordement par les hauts », professée par les théoriciens du haut commandement au début de la guerre. Inopérante en raison de son absence d'effet de surprise et intervenant sur une position fortifiée par l'adversaire, l'opération décidée par Joffre n'a pas eu les résultats escomptés. De juillet à octobre 1915, 17 bataillons de chasseurs sont engloutis dans des combats auxquels les chefs proches du terrain ne croient pas, à l'instar du général de Pouydraguin lors de la bataille de Metzeral, qui réclamait une exploitation « par le bas ».Dénomination CitationMichelin Alsace
p. 215IndéterminéPathosEn quelques mois, entre le 20 juillet et le 16 octobre 1915, le Linge et ses sommets - le Barrenkopf, le Kleinkopf et le Schratzmaennele - se transforment en « tombeau des chasseurs alpins », au rythme des assauts et contre-attaques allemandesDénominationMichelin Alsace
p. 215IndéterminéConnaissances militairesIl est permis de penser que ce « point de friction » résulte avant tout de l'obstination de l'état-major français.DénominationMichelin Alsace
p. 216Capitaine BelmontPathosTÉMOIGNAGE DU CAPITAINE BELMONT « C'est près du sommet de ce fameux Linge où nous sommes que le 11e est, depuis le 5 août, au contact étroit avec des Boches, qui après en avoir été chassés, y sont revenus à la charge, sans grand succès d'ailleurs. La crête elle-même n'est occupée ni pas eux ni par nous. Les tranchées adverses se font face à courte distance sur la croupe arrondie qui forme la ligne du faîte. Entre ces deux lignes, le terrain est devenu un charnier. Des corps de chasseurs tombés au cours d'attaques successives, des corps d'Allemands tués par nos fusils dans les dernières contre-attaques gisent étendus dans toutes les positions, au milieu des fils de fer tordus et des sapins abattus. À certains moments, l'air soulève des odeurs atroces. » Il fut mortellement blessé le 28 décembre 1915 au Hartmannswillerkopf, à l'âge de 25 ans.CitationMichelin Alsace
p. 217MonumentConnaissance des lieuxLe « tombeau des Chasseurs » de la classe 1915 comprend 3 538 soldats, dont 1 337 dans les ossuaires à l'ombre de l'immense croix de granit sur laquelle est inscrit le mot « Pax ».Dénomination, Citation (inscription)Michelin Alsace
p. 226MonumentcuriositéVous découvrez sur le parcours des ouvrages étonnants, excessivement bien conservés, comme un poste de communication optique construit en 1916 possédant une immense inscription (Scheinwerfer, signifiant « le lanceur d'éclair »).Citation (inscritption)Michelin Alsace
p. 234IndéterminéPatriotiqueL'ancien monument de Dornach « aux premiers libérateurs » (aujourd'hui disparu) qui figurait un soldat les bras écartés semblant interdire à lui tout seul l'accès de la ville disait toute la détresse des Français.Inscription (disparue)Michelin Alsace
p. 235Michelin ancien avec citations enchâssées de : commandant en chef français, André FribourgPathos, connaissance historique

ON A FUSlLLÉ aujourd'hui l'espion DAVID BLOCH né le 21 novembre 1895 à Guebwiller (Haute-Alsace). Bien que soumis aux obligations militaires en Allemagne, il s'était engagé dans l'armée française, puis, placé comme ouvrier dans une fabrique de-munitions, n s'était fait instruire comme espion et s'était fait déposer par un aéroplane français sur le théâtre des opérations, où, sujet allemand, il comptait faire, en vêtements civils, de l'espionnage dans le dos des troupes allemandes. Le Conseil de guerre de l'Etappen Kummandantur de Mulhouse l'a condamné à mort pour haute trahison, le 29 juillet 1916. Signé : LB COMMANDANT EN CHEF. « Quand les Allemands arrêtèrent ce garçon de vingt ans, ils n'eurent point de doute d'abord sur son identité, crurent au faux état civil dont il était muni, puis s'inquiétèrent, cherchèrent et devinèrent qu'ils devaient avoir affaire à l'Alsacien David Bloch. - Mais ils n'en avaient pas la preuve. Comment dès lors condamner le jeune homme à mort ? Ils eurent une idée infernale. Le père de David Bloch habitait Guebwiller. Ils le firent venir secrètement à Mulhouse, le conduisirent à la cellule de l'inculpé, mirent brusquement les deux hommes en présence, et dirent au père : « Le connaissez-vous ? - Oui, c'est mon fils, répondit-il, naturellement, malgré le regard désespéré de l'enfant qu'il tuait lui-même inconsciemment. Le lendemain, en effet, les Allemands le fusillèrent. » (André Fribourg.)

CitationsMichelin Alsace
p. 236IndéterminéConnaissance localeLe nom du cratère est indiqué en patois alsacien, le « Mina Loch », signifiant « trou de mine ».DénominationMichelin Alsace
p. 240IndéterminéConnaissance des lieux/militaireConduite avec les méthodes scientifiques de l'archéologie contemporaine, la fouille de l'abri et de ses « dépotoirs » a pu en outre apporter de nombreux témoignages sur la vie quotidienne du soldat allemand, notamment sur la gestion des déchets et la pratique du recyclage, la récupération d'objets « civils » dans les maisons des villages alentours évacuées depuis décembre 1915, la présence des animaux (chiens et chèvres) en premières lignes, les techniques de boucherie militaire ou encore l'alcoolisation à outrance des soldats, due aux généreuses distributions dans les compagnies ou à la possibilité offerte aux hommes d'acheter de la bière et du vin avec leurs deniers personnels.DénominationMichelin Alsace
p. 240MonumentPathosFaites un rapide arrêt auprès du monument aux morts de Froeningen. Erigé en 1921, il est constitué de débris de vaisselle et de verre. Ce monument des « bols cassés » rappelle le retour des habitants qui avaient été évacués dans la région de Hessen en Allemagne durant la guerre.Dénomination (titre de monument)Michelin Alsace
p. 243Indéterminé (tourisme...)Connaissance des lieuxLE SENTIER DES « BUNKERS » Le sentier des « bunkers » de Burnhaupt utilise un terme qui n'existait pas durant la Grande Guerre et qui se rapporte aux abris en béton de la Seconde Guerre mondiale. Il a été choisi car il est néanmoins plus aisé à retenir que celui « d'ouvrages fortifiés ».dénominationMichelin Alsace
p. 243JoffreDistanceL'infanterie n'est plus la « Reine des batailles » selon l'expression romaine reprise par le généralissime JoffrecitationMichelin Alsace
p. 252-253MonumentPatriotique allemandNotez la phrase sur le fronton du bâtiment, de part et d'autre du médaillon, que l'on retrouve sur de nombreux ouvrages du front : « Wir Deutschen fürchten Gott sonst nichts in der Welt », signifiant « Nous autres Allemands craignons Dieu mais rien d'autre ».Citation (inscription)Michelin Alsace
p. 257IndéterminéConnaissance historiqueLA MARSEILLAISE C'est place Broglie que Rouget de Lisle entonna pour la première fois devant le maire de Strasbourg, Philippe-Frédéric de Dietrich, le « Chant de guerre pour l'armée du Rhin », le 25 avril 1792, avant que celui-ci ne porte le nom de Marseillaise.DénominationMichelin Alsace
p. 260IndéterminéPatriotiqueSur la place Kléber, « l'enthousiasme touchait au délire », d'abord avec Gouraud le 22 novembre 1918, puis le 25, journée du maréchal Pétain, accompagné de l'ensemble des généraux, enfin le 27 lorsque le maréchal Foch vint clore six journées de fête. Armé d'un sabre ayant appartenu au général Kléber (1753-1800), il salue les drapeaux et la statue du héros du 18e s., enfant de la ville.Citation sans sourceMichelin Alsace
p. 262-263 Michelin ancienIndéterminé Michelin ancienPatriotique Patriotique« feldgrau » « oiseau de France » A NOTER La parution du guide Michelin en 1921 il lustre le sentiment cocardier qui prédomine après-guerre. Témoignages à l'appui, l'ouvrage décrit le passage de « Strasbourg sous la botte » aux « heures merveilleuses », selon le titre de l'ouvrage de Louis Madelin, en passant par la « joie allègre» qui accompagne « la Grande Entrée » et le défilé des généraux.Dénominations citationMichelin Alsace
p. 268IndéterminéConnaissances militairesMais la véritable innovation réside dans l'éclatement des positions de tirs. Mutzig est l'ouvrage préfigurateur de tous les autres, emblématique du passage du fort « masse » au fort « éclaté».DénominationMichelin Alsace
p. 64Le carré militaire italienPatriotique italien, pathosLe carré militaire italien rappelle que près de 5 000 soldats de la péninsule sont tombés en France en 1918.Discours rapportéMichelin Alsace
p. 66PierrePatriotique américain, pathosL'inscription des dates de la Seconde Guerre mondiale sur la pierre nue rappelle également que l'on se trouve dans une zone de combats meurtrière pour les Américains en 1944.Discours rapportéMichelin Alsace
p. 87TombepathosSur le chemin forestier séparant les forêts de Biberkirch et de Voyer, la sépulture du sous-lieutenant Petermann est fléchée. Émouvante, elle rappelle que ce saint-cyrien affecté au 149e RI, tombé le 21 août 1914, avait sur lui une lettre indiquant son souhait d'être enterré en ce lieu.Discours rapportéMichelin Alsace
p. 95MonumentPatriotismeSur le plan mémoriel, le monument rappelle les exploits de la 11e division de fer.Discours rapportéMichelin Alsace
p. 96PlaqueMémorielleLeur souvenir est rappelé par une plaque à l'extrémité du pont sur la Mortagne.Discours rapportéMichelin Alsace
p. 96CarteHistoriqueEn contrebas du cimetière, une carte indique la position des troupes et rappelle les très violents affrontements du 30 août sur le Haut d'Ormont, où les coloniaux du 36e RIC furent fauchés par centaines en marchant vers Fraimbois.Discours rapportéMichelin Alsace
p. 100 fine relevé « rappelle » (sono moltissimi)Stèle calvairePatriotique patriotiqueEn continuant sur la D 22, vous pouvez voir la stèle en granit installée par le Souvenir français. Elle rappelle que le 25 août 1914 est la date de la première victoire française. En contrebas, face au beau panorama et à la nécropole, le calvaire isolé du lieutenant Arnaud de Cazenove, tué le 25 août, rappelle l'héroïsme des chefs et l'action efficace du groupe cycliste.Discours rapportéMichelin Alsace
p. 176indéterminéConnaissance des lieuxÀ la patte-d'oie, prenez à droite pour rejoindre, à 300 m, le lion sculpté, qui balisait un immense camp militaire sylvestre portant le nom du colonel Hegel, le Hegelau. Le reste du mess des officiers, construit en briques rouges, dénommé das Rothaus, la Maison Rouge se trouve à quelques mètres en haut du monument, à côté d'une sape qui recèle encore de différents vestiges. Poursuivez ensuite le chemin jusqu'aux lavoirs des soldats allemands, bâtis à contre-pente, en pleine montagne.Discours rapporté (dénomination)Michelin Alsace
p. 72IndéterminéCuriositéAbandonné depuis les années 1950, le temple conserve une flèche que les Allemands souhaitaient imposante : on dit même que celui-ci peut être aperçu depuis Château-Salins !Discours rapportéMichelin Alsace
p. 131George FürstcuriositéSon compositeur, George Fürst, s'est dit inspiré par les sirènes d'alarme trompetées par les ambulanciers intervenant sur le champ de bataille. La marche a souvent été considérée comme l'hymne favori d'Adolf Hitler.Discours rapportéMichelin Alsace
p. 200dicton alsacienCuriositéUn dicton alsacien dit que le clocher de Strasbourg est le plus haut, celui de Fribourg le plus gros, et celui de Thann le plus beau !Discours rapportéMichelin Alsace
p. 225IndéterminéCuriositéCes roches tabulaires, que l'érosion a façonnées par l'action combinée du vent, de la pluie et du gel, forment un ensemble de pierres à cupule qui furent, dit-on, dévolues aux messes druidiques, puis aux cultes païens.Discours rapportéMichelin Alsace
p. 242IndéterminéCuriositéCette source, que l'on dit être une résurgence du massif jurassien, alimente un paisible étang dédié à la pêche en bordure des champs.Discours rapportéMichelin Alsace
p. 38Indéterminé (Galliéni ?)patriotiqueAlors que le « sol sacré de la Patrie » est sérieusement menacé, le généralissime cherche le moment idéal pour refouler les armées allemandesCitation (dénomination)Michelin Marne et Champagne
p. 41Joffre et FrenchAuthenticité, historique

Après d'intenses consultations, au cours desquelles des points de vue contradictoires sont exposés, Joffre prend la décision de la contre-offensive : c'est le fameux « ordre général n° 6 », transmis par télégramme chiffré le 4 septembre à 22h. Il reçoit la réponse légendaire de John French : « I will do all my possible », que son adjoint Wilson traduit par « Mon général, le maréchal a dit oui ».

CitationMichelin Marne et Champagne
p. 41JoffreCuriosité, historiqueLA BATAILLE DE « LA MARNE » Joffre a nommé sa bataille, après coup, « La Marne ».DénominationMichelin Marne et Champagne
p. 42 (2 fois)Joffre ( ?)Curiosité, historiqueLa retraite est effective à l'ouest de Mondement le 9 septembre au soir : le « miracle de la Marne » vient d'avoir lieu.QualificationMichelin Marne et Champagne
p. 42von KluckpatriotiqueQuant à von Kluck, il déclara qu'il lui paraissait inconcevable de voir des hommes capables de « reprendre leur fusil et d'attaquer au son du clairon après avoir reculé pendant dix jours, couchés par terre, à demi morts de fatigue ».CitationMichelin Marne et Champagne
p. 43Les poilusConnivenceLe soldat qui « embroche » ou qui « cloue » l'ennemi lui fait une « boutonnière ». Du « tue-boche » à la « curette » en passant par « l'aiguille à tricoter », la baïonnette entre dans l'argot du poilu, que le comique-troupier Théodore Botrel reprend en chantant les exploits de « la Rosalie de M. Lebel », un air davantage repris par l'arrière que par les soldats.Dénominations + titre chansonMichelin Marne et Champagne
p. 42 e 44JoffrePathosL'ordre du jour rédigé par Joffre à son quartier général de Châtillon-sur-Seine, au début de la bataille, était sans ambiguïté : « Une troupe qui ne peut plus avancer devra, coûte que coûte, garder le terrain conquis et se faire tuer sur place plutôt que de reculer.»CitationMichelin Marne et Champagne
p. 44JoffreHistoriqueMais Joffre a beau jeu de prédire que « la victoire est maintenant dans les jambes de notre infanterie ».CitationMichelin Marne et Champagne
p. 44IndéterminéHistoriqueCette « bataille des nations » implique les Anglo-Saxons, mais aussi des Polonais, des ltaliens et des Sénégalais, alors que le front oppose 4 millions de soldats alliés, dont 786 000 Américains, 3 370 000 Allemands durement touchés par la grippe espagnole et usés moralement.DénominationMichelin Marne et Champagne
p. 57Indéterminé (collection Verney ?)ExpographiqueLa « tranchée virtuelle » présentée sous forme de film, restitue par l'image et le son le quotidien des soldats dans les tranchées. Le rapport à la mort et les pratiques religieuses sont évoquées, ainsi que les soins prodigués aux« gueules cassées ».DénominationsMichelin Marne et Champagne
p. 58Indéterminé (statue ?)PatriotiqueElle représente le « sauveur de Paris » revêtu de sa tenue de campagne, tenant dans sa main droite son képi et la carte d'état-major de champ de bataille.Citation (statue)Michelin Marne et Champagne
p. 58 encadréGénéral ManouryPathosUne plaque commémorative rappelle la proclamation du général Maunoury à son armée, parlant d'une « endurance que les mots sont impuissants à glorifier», de pertes et de privations qui « ont dépassé tout ce que l'on pouvait imaginer ».CitationMichelin Marne et Champagne
p. 59PéguyPatriotiqueUne table d'orientation, installée à côté, donne une idée précise des combats du 5 septembre et renseigne sur l'endroit approximatif où tomba Charles Péguy dont on citera les premiers et les derniers vers du fameux poème gravé sur la stèle : « Heureux ceux qui sont morts pour la terre charnelle. (...) Heureux les épis mûrs et les blés moissonnés. »CitationMichelin Marne et Champagne
p. 59Trains allemandsHistorique, patriotiqueAu cours de la Première Guerre mondiale, les Allemands ne parviendront jamais à se rapprocher davantage d'un Paris si convoité au début des combats, espoir matérialisé à la craie par la mention « Nach Paris » sur les trains partant d'outre-Rhin.Citation (inscription)Michelin Marne et Champagne
p. 64Guide Michelin de l'époqueCuriositéAu premier carrefour, sur la route de Senlis et Dammartin, l'ancienne l'auberge Belle-Idée (transformée en agence bancaire) fut le théâtre d'un singulier fait d'armes, intervenu le soir du 5 à Saint-Soupplets et relaté par le Guide Michelin de l'époque : « Un officier allemand et une quinzaine d'hommes étaient restés dans cette auberge après l'évacuation de Saint-Soupplets, une patrouille française, composée du sergent Vannerot et de six hommes, y pénétra. L'officier tira aussitôt sur le sergent mais le manqua, celui-ci le transperça d'un coup de baïonnette et le reste de la troupe allemande fut tué ou s'enfuit. »Citation (auto-)Michelin Marne et Champagne
p. 70PilierPatriotismeLe pilier, qui rappelle la forme des monuments aux morts, porte l'inscription « Tu n'iras pas plus loin ».Citation (inscription)Michelin Marne et Champagne
p. 75Indéterminé (institutions) CimetièrepatriotismeEn récompense, la commune sera décorée et le quartier des berges rebaptisé « Port Courage ». Dans le cimetière communal, 20 soldats français et 4 inconnus sont enterrés, avec la mention « Victimes de la catastrophe du 14 septembre 1914 ». L'épisode n'est guère mentionné dans le village malgré l'immense Croix de guerre visible sur la façade de la mairie.Dénomination CitationMichelin Marne et Champagne
p. 78 encadréCharles EckertAutenticitéTÉMOIGNAGE DE CHARLES ECKERT « Nous devons prendre le village d'Étrépilly à la baïonnette. Avançons à pas de loup dans les betteraves. Tout à coup, nous entendons à notre droite les zouaves qui sonnent la charge. Des mitrailleuses répondent aussitôt. On crie « Cessez le feu. Ce sont des Français. Ne tirez pas ! » Et un clairon sonne « cessez-le-feu ». Ces cris et cette sonnerie sont faits par les Boches : nous y avons obéi et reconnûmes trop tard notre erreur. ( ... ) L'attaque est manquée, on recule de quelques centaines de mètres et on dort sur un chaume en attendant le jour. » Carnets de guerre de Charles Eckert, 294e RI.CitationMichelin Marne et Champagne
p. 78IndéterminéHistoriqueLe village est au centre des combats de la bataille de la Marne, sans cesse perdu et repris en septembre 1914. Pour l'état-major français, il est la clé de la vallée de la Thérouanne car il doit permettre de pénétrer le « bouclier allemand du Multien ».DénominationMichelin Marne et Champagne
p. 78MonumentPatriotiqueÀ une centaine de mètres du cimetière d'Étrépilly, une nécropole nationale rassemble 667 soldats à l'ombre d'un monument massif érigé à la mémoire des combattants de la bataille de l'Ourcq. Il est surmonté de la citation hugolienne que l'on retrouve également sur le monument des Quatre-Routes, entre Penchard et Chambry : « Gloire à notre France éternelle, gloire à ceux qui sont morts pour elle. »Citation (inscription)Michelin Marne et Champagne
p. 78MonumentPatriotique poétiqueMémorial américain pour la liberté Al Le monument néoromantique édifié en 1932 par les Américains à l'entrée de Meaux s'intitule « La Liberté Éplorée » (« Liberty in Distress ») et a été restauré en 2011 (illustration p. 48). [...] Ce« poème de pierre », comme l'appelait la presse de l'époque, fut inauguré le 11 novembre 1932 par Albert Lebrun, président de la République et Edouard Herriot, président du Conseil, après plus d'une décennie d'atermoiements.Dénomination QualificationMichelin Marne et Champagne
p. 80IndéterminéConnaissance lieuxSur ses hauteurs, la « ronde de Jouarre » offre une opportunité de sillonner l'histoire entre vestiges médiévaux, épopée napoléonienne et souvenirs de la Grande Guerre.DénominationMichelin Marne et Champagne
p. 81 repris une deuxième fois dans l'encadréIngénieurs britanniques ( ?)HistoriqueRemarquez l'insigne du corps des ingénieurs britanniques qui orne l'une des bornes, et découvrez sa devise: « Honi soit qui mal y pense ».Citation (devise)Michelin Marne et Champagne
p. 82 il s'agit des déserteursArmée britannique ( ?)HistoriqueLeurs noms ont été ajoutés aux monuments aux morts. Outre-Manche, les « shot at dawn » (fusillés à l'aube) ont également eu droit à un mémorial, à Alrewas dans le Staffordshire.DénominationMichelin Marne et Champagne
p. 82MonumentDidactiqueIntitulé « Le Poilu », il figure un soldat qui se tient sobrement l'arme au pied, avec son équipement complet. On remarque sur le socle un bas-relief le montrant avec ses camarades, armés de pelles et de pioches, des outils dont les soldats se sont servis au moins autant que du fusil Lebel.DénominationMichelin Marne et Champagne
p. 83IndéterminéConnaissance lieuxLe nom de « Perreuse », qui signifiait « endroit pierré », évoque le croisement de voies gallo-romaines.Dénomination, gloseMichelin Marne et Champagne
p. 87IndéterminéHistorique, distanceAvec l'aide ponctuelle de l'artillerie française installée autour de Verdelot, les Britanniques prendront néanmoins part au « miracle de la Marne».DénominationMichelin Marne et Champagne
p. 89 encadréL'abbé LaparraAuthenticitéTÉMOIGNAGE DE L'ABBÉ LAPARRA « À 9 heures, arrivée d'un escadron de Uhlans (les derniers). Ils encadrent la place, suivis d'un motoriste qui suit par petits bonds, pour donner aux chevaux le temps d'avancer. Ils barricadent le pont et installent mitrailleuses et canon braqué, ils engagent les voisins à descendre dans les caves. Des canons allemands, placés dans les carrières de l'Hermitière, tirent dans la direction de Doue. La riposte ne tarde pas. On est pris entre deux feux. Puis les mitrailleuses approchent ( ...) » Abbé Laparra, témoignages de guerre.CitationMichelin Marne et Champagne
p. 90-91IndéterminéConnaissance des lieuxLa Ferté-Gaucher, dont le nom trouverait son origine dans « feritas », désignant en latin une ferme fortifiée, et« galtieri »,du nom d'un seigneur local, est une / étape riche en événements historiques.DénominationsMichelin Marne et Champagne
p. 91Monument (Victor Hugo)PathosCelui-ci est assez caractéristique de l'architecture mortuaire de l'époque et porte ce vers de Victor Hugo:« Ceux qui sont pieusement morts pour la patrie ».Citation (inscritpion)Michelin Marne et Champagne
p. 98Guide Michelin de 1917NominationLes combats d'Esternay et la prise du château sont commémorés par « la Grande Tombe » ainsi intitulée par le Guide Michelin de 1917.Citation (auto-), dénominationMichelin Marne et Champagne
p. 99 encadréUn soldatPathos, authenticitéLe 7 septembre 1914, un soldat témoigne de la torture que représente la soif après onze heures de combats ininterrompues : « Les femmes, les vieillards, les enfants sortis de leurs caves, poussent des hurlements de joie en voyant les pantalons rouges ! Ils nous serrent les mains, sans crier, sans phrases et avec des seaux nous apportent de l'eau, du vin, du pain. Nous nous battons presque à qui en aura ».CitationMichelin Marne et Champagne
p. 99MonumentPatriotismeLe monument aux morts, à l'entrée du cimetière, porte la devise : « On ne passe pas ! »Citation (inscription)Michelin Marne et Champagne
p. 99Maurice Maréchal Fernand Le BaillyHistorique PathosMaurice Maréchal, appelé à devenir l'un des plus grands violoncellistes du monde et l'un des maîtres de Rostropovitch, a relaté l'agonie des « pantalons rouges » âgés d'à peine vingt ans, tombés au milieu des javelles, les blés non moissonnés faute de main-d'oeuvre. De son côté, Fernand Le Bailly, du 36e RI, évoque les conséquences tragiques des erreurs des artilleurs : « Nous avancions bien trop vite, au contraire. Nous étions arrivés dans la zone battue par nos propres canons et je vois encore deux gros arbres voltiger dans l'espace, à moins de cent mètres de nous. C'était le travail de nos 75 ! Il était malheureusement trop tard, nos artilleurs ne pouvant nous apercevoir, cachés que nous étions par les bois, tiraient par rafales et avant que nous ayons eu le temps de rétrograder, avait déjà tué trois des nôtres et blessé plusieurs autres. »Dénomination CitationMichelin Marne et Champagne
p. 102FochPatriotismeC'est à Pleurs que naquit la légende de Foch, qui aurait rétorqué à Joffre lui demandant au téléphone de rendre compte : « Ma droite est enfoncée, mon centre recule, tout va bien, j'attaque. » Si la phrase mythique n'a pas été prononcée par le futur généralissime de 1918, elle montre sa force de caractère. N'a-t-il pas télégraphié à Joffre que sa « situation était excellente » alors qu'elle était en réalité fortement menacée ?Citation (attribuée) CitationMichelin Marne et Champagne
p. 103Inéterminé monumentPoétique PathosRemarquable, il s'inspire de la réalisation des « Fantômes » de la butte de Chalmont, dans l'Aisne, l'un des plus beaux mémoriaux de la Grande Guerre, malheureusement trop méconnu. À l'image des transis de Paul Landowski marchant vers la Victoire tels des revenants, ce poilu mort mais débout reste figé dans un garde-à-vous symbolisant son devoir, le torse offert au sacrifice. Notez qu'il présente sa capote ouverte, son ceinturon débouclé et la jugulaire de son casque dégrafée. Si la mort lui a redonné forme humaine, le poilu incarne toujours son devoir outre-tombe, ainsi que le précise l'épitaphe : « Les morts présents ».Dénomination (titre monument) Citation (inscription)Michelin Marne et Champagne
p. 103JoffrePatriotismeSon gigantisme est à la mesure du sacrifice exigé des combattants dans l'ordre du jour du 6 septembre 1914 adressé par Joffre et que le monument a gravé pour mémoire : « Au moment où s'engage une bataille dont dépend le salut du pays, il importe de rappeler à tous que le moment est venu de ne plus regarder en arrière. Une troupe qui ne peut plus avancer devra coûte que coûte garder le terrain conquis et se faire tuer sur place plutôt que de reculer. Dans les circonstances actuelles, aucune défaillance ne peut être tolérée. »CitationMichelin Marne et Champagne
p. 104Auteur guideConnaissance lieuxRestauré par le département, le monument est géré depuis 1980 par l'association « Mondement 1914 - Les soldats de la Marne Joffre-Foch ».DénominationMichelin Marne et Champagne
p. 105 encadréCommandant BeaufortPatriotiqueA 14h20 l'artillerie française pilonne le château et dix minutes plus tard, c'est la charge héroïque : le commandant Beaufort appelle à ses côtés le clairon Marquet, met ses gant blancs, prend son bâton et s'écrit [sic] : « En avant mes enfants, pour la France, chargez ! » [...] À 16h30, on tire « à la bricole » sur le château avec des obus incendiaires à la mélinite.CitationMichelin Marne et Champagne
p. 108 encadréRoland de Villevenard, instituteur à CorfelixAuthenticité, pathosTéMOIGNAGE « Le 5 septembre à 3 heures de l'après-midi, le canon se rapproche. Nous décidons de chercher refuge dans les grottes à 300 m du village. 45 habitants s'y rendent. Le 6 septembre, calme. Nous descendons au village. Tout à coup les balles sifflent ... Nous retournons aux grottes. ( ... ) Le 8 septembre, l'artillerie allemande est passée au sud des marais. Un officier s'approche de nous, il parle un excellent français ... Il désigne notre refuge : « Qu'est-ce que cela ? » - Ce sont des grottes préhistoriques. « Combien y en a-t-il ? » - 4. Il fait sortir femmes et enfants et les grottes sont examinées. » Roland de Villevenard, instituteur à Corfelix.CitationMichelin Marne et Champagne
p. 109Le premier rapport de la commission parlementaire instituée en vue de constater les actes commis par l'ennemi en violation du droit des gens publié au Journal officiel le 8janvier 1915Historique, pathosLE « DROIT DES GENS » MIS À MAL Avant le déclenchement de la contre-attaque française le 6 septembre 1914, les troupes allemandes capturèrent un nombre important de civils qui furent emmenés dans leur retraite. 34 civils français - dont une partie des habitants de Corflélix et de Talus-Saint-Prix - furent ainsi embarqués pour être fusillés le 16 septembre 1914 à la carrière du Lion, à Frnsneslez-Couvin, en Belgique, après une marche de plusieurs centaines de kilomètres dans des conditions abominables. Le premier rapport de la commission parlementaire instituée en vue de constater les actes commis par l'ennemi en violation du droit des gens fut publié au Journal officiel le 8janvier 1915. Le rapport précise, en ce qui concerne la région, que « dans la plupart des communes de la Marne, des otages ont été emmenés et beaucoup d'entre eux n'ont pas reparu ».CitationMichelin Marne et Champagne
p. 112Monument Indéterminé Elèves officiers de Saint-CyrHistorique HistoriqueMonument aux Saint-Cyriens - À 3 km sur la D 933 en direction de ChâteauThierry, en face du monument aux « Marie-Louise » de 7874. Ce mémorial n'est pas là par hasard : la promotion qui sortit de la prestigieuse école d'officiers en 1914 portait en effet le nom de Montmirail en souvenir de la victoire de Napoléon sur les coalisés, en 1814. Par la suite, les bizus de la promotion sui vante, baptisée « Croix du Drapeau », furent exhortés par les « Montmirail » à la revanche de 1870. [...] Cinquante ans plus tard, les élèves-officiers choisirent de rendre hommage au grand idéal de l'école en donnant le nom de « Serment de 1914 » à leur promotion baptisée le 26 juillet 1964.DénominationsMichelin Marne et Champagne
p. 125Auteur guideConnaissance des lieux, emploi détournéDu coup, le portail de la cathédrale ne fut protégé qu'en 1915 par des sacs de sable, après la perte du fameux « sourire » de Reims, dont la tête a été retrouvée par hasard au milieu des gravats .Dénomination (figurée)Michelin Marne et Champagne
p. 126MonumentPatriotiqueCette œuvre du sculpteur Denys Puech est élevée en 1924 « à la gloire des infirmières françaises et alliées victimes de leur dévouement ».Citation (inscription)Michelin Marne et Champagne
p. 127Cartes postalesPatriotique, mémoireAprès la guerre, d'innombrables cartes postales montrant des édifices dévastés étaient accompagnées de la légende « Français, souvenez-vous »CitationMichelin Marne et Champagne
p. 130IndéterminéHistoriqueLe monument aux héros de l'Armée Noire - appelé à l'époque le « monument aux Noirs » - a réapparu depuis fin 2013, recréé à l'occasion du centenaire de la Grande Guerre.DénominationMichelin Marne et Champagne
p. 132MonumentPathosRemarquez également le guerrier nu s'inclinant et l'inscription en latin « morituri te salutant » (« ceux qui vont mourir te saluent »).Citation (inscription)Michelin Marne et Champagne
p. 132 encadréIndéterminéCuriosité, pathosOn doit à Gouraud la célèbre «sonnerie aux morts», qu'il fait composer à Pierre Dupont, chef de la musique de la Garde Républicaine, touché par l'impact qu'avaient à l'étranger les sonneries « Last Post » et « Taps ».DénominationsMichelin Marne et Champagne
p. 133Soldat DevauxAuthenticité, pahosMERCREDI 6 OCTOBRE 1915 « Au petit jour, une corvée nous apporte chacun un casque et nous partons pour l'attaque. Cette nouvelle coiffure nous paraît lourde sur la tête et nous rend méconnaissables. A partir de ce jour, nous ne devrions plus revoir nos képis. Un par un, nous montons le petit boyau à peine creusé et nous arrivons sur le parapet de la tranchée de première ligne où nous nous couchons à plat ventre en attendant le signal de l'assaut, le fusil à côté de nous, baïonnette au bout du canon et chacun deux grenades. Le lieutenant tient sa montre et attend l'heure convenue. Mais les boches sont toujours là, leur fortin n'est pas détruit et leurs mitrailleuses rasent le terrain. La 11e compagnie tente de sortir ainsi que le bataillon du 134e d'infanterie qui est sur notre gauche, mais il n'y a rien à faire, les hommes tombent comme des mouches. » Soldat Devaux, 56e RI (autorisation de reproduction : Michel Godin)CitationMichelin Marne et Champagne
p. 136ApollinairePoétique, pathosTout comme le peintre et poète August Macke qu'il avait rencontré à Berlin en 1913, Apollinaire combattit dans le secteur de Tahure (en janvier 1915) : « Parmi la chair qui souffre et dans la pourriture Anxieux, nous gardons la route de Tahure. »CitationMichelin Marne et Champagne
p. 136IndéterminéConnaissance des lieux, pathosIl est couramment appelé « l'ossuaire de Navarin», car il se situe près du site de la ferme de Navarin, qui s'élevait de l'autre côté de la route, dans l'enceinte actuelle du camp d'entraînement militaire, avant sa destruction en 1915.DénominationMichelin Marne et Champagne
p. 137Michel Simus, cultivateurAuthenticité, pathosLe 2 septembre 1914, Sommepy est occupé par un ennemi exsangue et desséché par la poussière crayeuse de Champagne, comme le rappelle Michel Simus, cultivateur : « Il faisait chaud et plusieurs soldats allemands demandèrent à boire. Ils obligèrent mon père et plusieurs autres à boire avant eux, de peur, sans doute, d'être empoisonnés. Puis, sur un geste d'un gradé mon père fut entouré de quatre soldats allemands qui déclarèrent : « vous soldate, vous capoute ». Mon père n'avait sur lui qu'une chemise et un pantalon bleu de treillis, les Allemands crurent sans doute qu'il était un soldat français ou un franc-tireur. Grâce à l'intervention courageuse de Monsieur le Curé, mon père ne fut pas fusillé. »CitationMichelin Marne et Champagne
p. 138CendrarsPoétique, pathosMais, comme beaucoup de blessés, Cendrars devra attendre 25 ans pour retrouver son passé de la Grande Guerre lorsqu'il publiera « La main coupée ».Citation (titre)Michelin Marne et Champagne
p. 143caporal MaupasAuthenticité, pathosLe 10 mars 1915, les soldats de la 21e compagnie du 336e RI, exsangues et démoralisés, avaient refusé de sortir des tranchées au coup de sifflet du capitaine, « ayant en eux-mêmes la vue des cadavres alignés devant eux », selon les propres termes du caporal Maupas qui remarquait en outre que les artilleurs tiraient trop court : « quiconque montait devait être fauché littéralement soit par les nôtres soit par le feu des mitrailleurs allemands. »CitationMichelin Marne et Champagne
p. 144caporal MaupasAuthenticité, pathosDans sa dernière lettre à son épouse Blanche, Théophile Maupas écrit : « Je n'ai rien à me reprocher, je n'ai ni volé, ni tué, je n'ai sali ni la réputation ni l'honneur de personne. Je puis marcher la tête haute. »CitationMichelin Marne et Champagne
p. 144Joffre ( ?)historiqueAprès la première bataille de la Marne, en septembre 1914, se sont succédé les attaques de « grignotage » lancées par Joffre à l'hiver 1914-1915, l'immense offensive ratée du 25 septembre 1915, la reprise à l'ennemi du massif de Moronvilliers en avril et mai 1917, la résistance face à l'offensive allemande de la Friedensturm par la 4e armée du général Gouraud, initiatrice de la deuxième bataille de la Marne, et enfin l'offensive victorieuse franco-américaine du 26 septembre 1918 qui libère Sommepy et se termine le 11 novembre à Sedan.dénominationMichelin Marne et Champagne
p. 145 encadréSoldatsAuthenticité, curiositéIl n'était pas rare de s'entendre dire « J'étais à Tahure », comme on disait après 1916 « J'ai fait Verdun ».CitationMichelin Marne et Champagne
p. 145MonumentPatriotismeRéalisée en 1922 par le sculpteur Tarnowski, elle représente une sentinelle dont le chien, le regard tourné vers l'Argonne, fait écho à la devise de la ville : « Nul ne s'y frotte. »Citation (inscription)Michelin Marne et Champagne
p. 147IndéterminéCuriositéCôté alcool, les Allemands, friands de bière, avaient installé des petites brasseries pour alimenter les « kantine », les foyers de soldats. [...] Si l'expression « Sans pinard, point d'homme » reflétait une certaine réalité, contrairement à une idée reçue, la majorité des soldats ne s'enivraient pas avant les assauts.Dénomination ExpressionMichelin Marne et Champagne
p. 150IndéterminéCuriositéAvant-guerre, il fut le premier pilote à avoir dépassé 100 km/h en vol avec son avion appelé « La Vache », en référence au fait qu'il devait souvent « brouter l'herbe ». À cette époque, les pionniers de l'aviation étaient surnommés « les faucheurs de marguerites ». On a souvent opposé Roland Garros, l'aviateur élégant, à Védrines, « le gavroche sublime ».DénominationsMichelin Marne et Champagne
p. 156MonumentConnaissance des lieuxAppelé « la Dernière Relève », il a été réalisé par le sculpteur lorrain Gaston Broquet.DénominationMichelin Marne et Champagne
p. 162IndéterminéConnaissance des lieuxLa bourgade, dont le nom signifierait « guerriers stationnés sur les bords des eaux », a bien porté son nom durant les deux guerres mondiales et fut à ce titre deux fois décorée de la Croix de guerre.Glose étymologiqueMichelin Marne et Champagne
p. 163Les habitants de DormansConnaissance des lieuxÀ Dormans, on l'appelle simplement « la Chapelle ».DénominationMichelin Marne et Champagne
p. 164Auteur guide IndéterminéMémorielle HistoriqueLe sanctuaire présente, dans ses différentes parties, tous les symboles d'un « rempart contre l'oubli ». On y entre non sans avoir jeté un coup d'œil au panorama de la vallée de la Marne, terre de batailles depuis cinq siècles. En 1575, c'est entre les villages de Vincelles et Verneuil que le duc Henri de Guise reçut la fameuse blessure qui lui valut le surnom de« Balafré ».Qualification DénominationMichelin Marne et Champagne
p. 165 encadréBerliner TageblattPatriotique, historiqueLa Marne en est l'enjeu principal. « Il n'y a guère de fleuves qui ait été aussi bien défendu », écrira le quotidien allemand Berliner Tageblatt après les durs combats de la mi-juillet.CitationMichelin Marne et Champagne
p. 169MonumentPatriotiqueDerrière l'abbaye, le monument aux morts d'Eugène-Paul Bénet, intitulée le « Poilu victorieux », est l'un des modèles les plus plébiscités par les communes.DénominationMichelin Marne et Champagne
p. 171Albert Thierry, instituteur, soldatAuthenticité, pathosAu coeur de la bataille, les témoignages évoquent la proximité des poilus et des feldgrau plongés dans la même détresse au sein d'ambulances de fortune. « La bataille n'est rien de visible, mais du fracas. Le canon bourre le ciel. On sent comme dans l'orage d'énormes ballots d'air comprimé qui se rencontrent. Les balles ... d'abord je n'ai pas entendu les balles, mais j'ai cru, oui vraiment, que des oiseaux effrayés par la mitraille s'envolaient près de moi avec un petit piottement. (. .. ) Au premier fossé, un commandant nous arrêta qui criait d'une voie enrouée : « En avant! ils ne sont pas cinquante ! » Debout sur un cheval rouge, agitant son épée, une balle dans le menton lui faisait un trou rouge ... Au fossé, je tombe, je roule et je reste là mordant un peu l'herbe. (. .. ) Le sergent me fit entrer dans la ferme, une sorte de hangar plein d'hommes sanglants et de paille. L'infirmier s'occupa de moi tout de suite, et me pansa délicatement. A cause du sang perdu, je faiblis un peu sur les genoux et je vis beaucoup de brume, en même temps un grand froid. Mais ça passa. A peine assis contre le mur à côté d'un autre bras sanglant, les Allemands avec un grand piétinement entrèrent dans la cour : « Plessés ! Plessés !. .. » Ceux qui ont des mains lèvent les mains. Ils trouvent quelques fusils qu'ils brisent par la crosse avec des mines terribles. Un officier, le capitaine, accourut en jouant de la cravache. Il cria dans un français grotesque :« Messieurs les prisonniers qui peuvent marcher, levez-vous, où je vous tue ! » (...) Les blessés geignaient et saignaient. Un certain nombre d'Allemands, mais la grande majorité de Français. Maintenant j'étais couché dans la paille. Un sergent à ma gauche râlait déjà. Et les Allemands vivants traquaient les poules, faisaient du feu, gobaient les œufs (l'un deux m'en donna un) et pillaient la cave. » Albert Thierry, instituteur, soldat au 28e RI blessé le 4 septembre 1914 lors de la défense française pour retarder l'avance allemande sur le plateau des Thomassets.CitationMichelin Marne et Champagne
p. 174Indéterminé 3ème division USAPatriotiqueElle gagne du même coup son surnom, « The Rock of the Marne ». Sa devise - « Nous resterons là » - est même restée en français.Dénomination Citation (devise)Michelin Marne et Champagne
p. 60IndéterminéHistoriqueLa brigade marocaine est l'une des premières à être engagée. Elle est alors appelée officiellement brigade de chasseurs indigènes à pied, car le Maroc n'est pas en guerre contre l'Allemagne.Discours rapportéMichelin Marne et Champagne
p. 89EglisePatriotiqueDans le centre, une belle église faisant face au cours d'eau rappelle le témoignage du curé du village, l'abbé Laparra, qui a fait le choix de rester dans sa paroisse.Discours rapportéMichelin Marne et Champagne
p. 96-97 2 pages du Michelin « les Marais de Saint-Gond » (1917 ???)Michelin d'antanPatriotique, distance2 pages de texte avec témoignages - commentaire Mchelin actuel : A NOTER Dans cette narration de combats sanglants autour d'Esternay, la différence est flagrante entre le respect du narrateur pour les sépultures des officiers allemands, photographiées, et les détails sordides des exactions commises par les troupes d'occupation.CitationMichelin Marne et Champagne
p. 178IndéterminéHistoriqueY reposent aussi des combattants d'Argonne que l'on nommait les Garibaldiens.Discours rapportéMichelin Marne et Champagne
p. 40IndéterminéPatriotique HistoriqueA Morisel, le soldat de Charles-Henri Pourquet, incarnant la formule : « Ils ne passeront pas » sera fabriqué en série et connaîtra un grand succès dans l'Hexagone. Très démonstratifs, les poilus de Mers-les-Bains, de Friaucourt (à côté d'Ault), de Beauchamps (sud-est de Mers-les-Bains) ou de Gamaches, sa commune voisine, représentent la tendance des monuments « Pro Patria » défendant le drapeau dans une position à fière allure.Formule dénominationMichelin Somme
p. 41sculpteur Paul Auban et fondeur Paul TheunissenPacifisteMais la figure féminine la plus emblématique revient à Péronne sous les traits de « La Picarde maudissant la guerre » (p. 68) du sculpteur Paul Auban et du fondeur Paul Theunissen ; elle est l'une des plus célèbres créations pacifistesDénomination (sculpture)Michelin Somme
p. 41Indéterminé - Proyart ?Patriotique ?Proposé pour 320 000 francs au catalogue des Marbreries générales Gourdon à Paris, le monument aux morts fut offert à la commune par un particulier et par la ville de Cognac (« marraine de guerre » de Proyart), puis inauguré par le général de Castelnau en 1924.Titre de monument ???Michelin Somme
p. 41MonumentPatriotiqueLe panneau central du monument en mosaïque porte, en dessous de la liste des défunts, la devise: « Soyons unis pour vivre comme ils le furent pour mourir ».Citation (inscription devise)Michelin Somme
p. 42IndéterminéDistance ( ?)Après la victoire de la Marne s'engage la « course à la mer » où chacun des belligérants tente de déborder l'autre.DénominationMichelin Somme
p. 44IndéterminéConnaissance historique8 août : « jour de deuil de l'armée allemande » en Picardie.DénominationMichelin Somme
p. 46IndéterminéCuriositéLES « PALS BATTALIONS » ANGLAIS Ce sont les jeunes gens d'une même région, d'un même village, d'un même club sportif, de la même corporation ou encore travaillant dans la même usine, qui s'engagent ensemble dans un même mouvement patriotique ou attirés par les bons salaires de l'armée. Ils forment ces « bataillons de copains » - les « pals battalions » - où règnent un fort esprit de camaraderie et de clocher.DénominationMichelin Somme
p. 48IndéterminéPathos, historiqueAvant midi, 60 000 Britanniques sont mis hors de combat, dont 20 000 tués. Un niveau de perte jamais atteint jusqu'alors, et qui demeure aujourd 'hui la journée la plus terrible de toute l'histoire de l'armée britannique (« British army's bloodiest day »).DénominationMichelin Somme
p. 48Indéterminé (les Sudafricains ?)HistoriqueLe 15, après un combat acharné, les Sud-Africains de la 1st South African Brigade prennent le bois de Delville, rebaptisé « Devil's Wood » pour l'occasion, le « bois du Diable».DénominationMichelin Somme
p. 50Stèles Pierre du souvenir (Rudyard Kipling / Ecclesiaste)Connaissance des lieus, pathos Poétique, pathosLes stèles des soldats non Identifiés portent deux types d'inscription : « A soldier of the Great War » (« Un soldat de la Grande Guerre ») et « Known unto God » (« Connu seulement de Dieu »). Dans les cimetières comptant au moins 40 tombes, on trouve le monument symbolique de la Croix du Sacrifice (Cross of Sacrifice), une croix de pierre et une épée de bronze installées sur une base octogonale. Elle est accompagnée, dans ceux abritant au minimum 1 000 sépultures, de la Pierre du Souvenir (Stone of Remembrance), une dalle portant l'inscription « Their name liveth for ever more » (« Leur nom vivra à jamais »), choisie par l'écrivain Rudyard Kipling - qui perdit son fils pendant la guerre - et qui est tirée du Livre de l'Ecclésiaste.Citation ( inscription) Citation (inscription)Michelin Somme
p. 51IndéterminéHistoriqueEn Grande-Bretagne, l'hécatombe ayant touché les « régiments de copains » est un traumatisme qui met fin dans l'opinion à l'idée d'une guerre juste, et elle a forgé jusqu' à nos jours une image héroïque de ces combattants.DénominationMichelin Somme
p. 52LudendorffPathosDans ses mémoires, Ludendorff qualifiera le 8 août comme le « jour de deuil de l'armée allemande ».Dénomination, qualificationMichelin Somme
p. 54Doctrine française ?PatriotiquePour accompagner la doctrine française de 1916 - « l'artillerie dévaste et l'infanterie submerge » -, des batteries seront mises à disposition directe de l'infanterie afin de suivre leur progression au plus près.CitationMichelin Somme
p. 54IndéterminéPatriotique, distanceEt si la 4e armée parvint à déployer 1 493 pièces de tous types pour préparer la « poussée » du 1" juillet, le type d'obus utilisé n'était pas réellement adapté.DénominationMichelin Somme
p. 55Ivor CastleHistorique, culturelCastle acquiert une grande notoriété lorsqu'il publiera sa fameuse séquence intitulée « Over the Top », qui figure les Tommies en train de quitter les tranchées pour monter à l'assaut.Dénomination (titre de photos)Michelin Somme
p. 62 titreIndéterminéHistorique, réalisme linguistiqueLe 1er juillet 1916, the « First day on the Somme »DénominationMichelin Somme
p. 62IndéterminéConnaissance militaire, réalisme linguistique« OVER THE TOP » Le 1er juillet 1916, après une nuit calme, un ultime bombardement est déclenché à 6h30 du matin afin de tenter de détruire ce qu'il reste des tranchées allemandes. Les galeries bourrées d'explosifs creusées sous les positions allemandes sont mises à feu. 17 explosions titanesques font trembler le sol quelques minutes avant l'assaut de l'infanterie. Les coups de sifflets retentissent à 7h30 précise, donnant le signal de l'attaque dans les tranchées britanniques où se pressent les Tommies lourdement chargés. Ces derniers passent « over the top».Expression (voir ci-dessus)Michelin Somme
p. 63IndéterminéPathosLe « black saturday » est le jour le plus sombre de toute l'histoire militaire britannique.DénominationMichelin Somme
p. 63IndéterminéRéalisme linguistiqueLA FIN DES « PALS BATTALIONS » Dans l'opinion, l'impact est énorme : des bataillons entiers de volontaires de la nouvelle armée Kitchener ont été anéantis. Les régiments de copains (« pals battalions ») qui s'étaient engagés ensemble ont presque disparu, privant des quartiers ou des villages entiers de leur population masculine.DénominationMichelin Somme
p. 65Indéterminé Otto Dix IndéterminéRéalisme linguistique Connaissance des lieux Réalisme linguistiqueL'Historial de Péronne a réalisé de nouveaux aménagements qui évoquent l'exploit des « Diggers », acteurs principaux de la bataille du mont Saint Quentin. [...] L'approche internationale du musée se traduit par la présentation d'une histoire comparée des sociétés européennes en guerre, incluant une collection d'œuvre d'art, en particulier la série « Der Krieg » d'Otto Dix. [...]. L'Historial à Péronne se développe également sur le Centre d'interprétation de Thiepval, son second site, avec 450m2 d'exposition dédiée au 1er juillet 1916, aux soldats disparus - les « Missings » - et aux figures héroïques, les aviateurs.Dénomination Citation (titre) DénominationMichelin Somme
p. 66Ernst Jünger et Henri BarbussePoétique, philosophiqueSi l'expérience combattante est relatée différemment par des écrivains aussi opposés que Ernst Jünger ou Henri Barbusse, ces derniers pourront se rejoindre dans une appréciation similaire de la société, en déclarant, chacun à leur tour : « nous sommes des machines à oublier ».CitationMichelin Somme
p. 66DuhamelPathosCivilisation, l'ouvrage majeur de Duhamel, situe l'action à l'emplacement de l'actuel cimetière d'Etinehem et du fameux hôpital où l'auteur évoque la terrible prophétie de son adjudant : « (Il) me montra les tentes et dit : La côte 80, c'est là ! Vous y verrez passer plus de blessés que vous n'avez de cheveux sur la tête et couler plus de sang qu'il n'y a d'eau dans le canal ».CitationMichelin Somme
p. 66JungerHéroismeL'auteur de Orages d'acier et de Sur les falaises de marbre, laisse une trace de ses hauts faits d'armes dans Le Boqueteau 125, qu'il publie en 1925, racontant ses combats de l'année 1916 dans le secteur de Combles où il reçut au bois Saint-Pierre-Vaast l'une de ses nombreuses et graves blessures.Discours rapportéMichelin Somme
p. 67Indéterminé TolkienConnaissance des événements Poétique, pathosGrièvement blessé, il fit la connaissance lors de sa convalescence d'un autre grand écrivain, poète et officier comme lui, Siegfried Sassoon (p. 118). Ce dernier survécu à un terrible « shell shock » (obusite ou névrose de guerre) qui lui fit renier son engagement et ses distinctions militaires. Plusieurs écrivains remirent en question la fierté de leur engagement précoce. Ce fut ainsi le cas d'Edward Wyndham Tennant (1897-1916). De son côté, Leslie Coulson (1889- 1916), journaliste et poète de renom, écrit L'arc en ciel qui reflète sa tristesse de voir la guerre meurtrir les paysages de la Somme. Ces paysages inspirèrent J.R.R. Tolkien (1892-1973) qui transpose, dans sa fameuse trilogie du Seigneur des anneaux, les marais de l'Ancre en « marais de la Mort ».Dénomination Citation, dénominationMichelin Somme
p. 67GravesPathosCapitaine dans un régiment des Royal Welsh Fusiliers, Graves exprime sa brisure en 1929 dans un ouvrage intitulé Goodbye to ail that racontant son expérience de guerre et ses difficultés d'adaptation à la vie civile.Discours rapportéMichelin Somme
p. 67FellowsCuriosité, pathosOriginaire d'une famille de mineurs, Harry Fellows (1896- 1988), s'engagea à 18 ans comme mitrailleur dans le 12e bataillon de Northumberlands et fut également marqué à vie par les attaques de Fricourt et Mametz : il souhaita, qu'à sa mort, ses cendres soient dispersées dans les bois de Mametz afin qu'il puisse reposer auprès de ces [sic] compagnons tombés en 1916.Discours rapportéMichelin Somme
p. 67MémorialPathosLe poète Isaac Rosenberg (1890-1918) et l'auteur Hector Hugh Munro, dit Saki (1870-1916), disparurent durant la guerre, et leurs noms sont gravés sur le mémorial de Thiepval, de même que celui de Cedric Charles Dickens (p. 86), petit-fils de Charles Dickens, et Thomas Kettle, poète irlandais.Discours rapporté (inscription)Michelin Somme
p. 70Panneau hotel de ville Panneau musée DanicourtConnaissance des lieux, réalisme linguistiqueUne célèbre carte postale d'époque montre la façade de l'hôtel de ville ornée d'un immense panneau « Nicht agern, nur wundern » (« Ne soyez pas en peine, admirez plutôt »), message de propagande à destination des Alliés, laissé par les troupes allemandes lors de leur repli de 1917. [...]. Sur la façade, une curiosité datant de la libération de la ville par les Australiens : un panneau, « Roo de Kanga », fait référence à la prononciation à l'envers de « Kangourou ».Citation (inscription) Citation (inscription)Michelin Somme
p. 71capitaine VincendonHéroismeLA PRISE OU FORTIN DE BIACHES Après avoir envisagé de creuser un tunnel pour faire sauter à la mine la position allemande, le capitaine Vincendon (164e régiment d'infanterie de Verdun) choisit la ruse : « Je prendrai le fortin par surprise » déclare-t-il à ses hommes. [...] Après avoir pénétré seul dans l'ouvrage, Vincendon constate que les Allemands se sont retranchés sous terre. Il ordonne en allemand « Raus ! » (« Dehors »), abat un officier et fait prisonnier [sic] 112 hommes et 2 officiers surpris par l'audace et la brutalité du capitaine français.CitationMichelin Somme
p. 71MonumentConnaissance des lieux, réalisme linguistique, empathie avec l'ennemiLe mur en brique comporte une arche portant l'inscription « Zur Ehre der für Kaiser und Reich gefallenen Sëhne Deutschlands » (« En l'honneur des fils du Reich tombé [sic] pour le Kaiser et l'Empire »).Citation (allemand)Michelin Somme
p. 74les habitants de Dompierre d'origine italienne (monument)Connaissance des lieux, pathos, patriotismeNotez également, sur la droite, en entrant, un monument offert par les habitants de Dompierre d'origine italienne en hommage « aux camarades français morts pour la patrie ».Citation (inscription)Michelin Somme
p. 74JMOPathos, curiositéLe 28 décembre 1915 devant Fay, alors que les sapeurs du 3e génie remontent à la surface, un accident se produit au niveau d'un puits vertical relaté par le JMO : « Leur remontée est interrompue au puits F par la chute du sapeur Oriot auquel les forces manquent en haut du puits et qui tombe en entraînant le sapeur Point. Le sergent Couderc redescend par deux fois dans le puits, il réussit à sauver le sapeur Trimaille. Un service de sauvetage est organisé avec des appareils respiratoires, on réussit à remonter les sapeurs Point, Oriot et Dordain, mais aucun ne peut être réanimé. Les sauveteurs sont très gravement incommodés, il n'y a plus aucune chance que les hommes restés au fond vivent encore. On décide d'interrompre le sauvetage ».Citation sans sourceMichelin Somme
p. 82IndéterminéCuriositéEn aout 1918, les Australiens s'emparent du « bois du gros canon » et découpe [sic] un morceau du tube qui sera expédié en Australie comme trophée. Devenu lieu de curiosité et de tourisme après-guerre, il fut entièrement détruit par les Allemands en 1941. Quelques morceaux sont encore visibles au musée franco -australien de Villers-Bretonneux. Il est souvent appelé à tort « Grosse Bertha », comme beaucoup de pièces de gros calibre ...DénominationsMichelin Somme
p. 83Monument (ex-voto)CuriositéLors de sa reconstruction, on y apposera un ex-voto plutôt rare : une grande plaque peinte à la mémoire des prêtres-soldats morts « pour Dieu et la France ».Citation (inscription)Michelin Somme
p. 85CendrarsPathosDans La Main coupée, le récit de guerre mêle le témoignage, l'étrange et le fantastique lorsqu'il décrit la chute d'un bras tombé du ciel, « un bras humain, tout ruisselant de sang, un bras droit sectionné au-dessus du coude et dont la main encore vivante fouissait le sol de ses doigts comme pour y prendre racine et dont la tige sanglante se balançait doucement avant de tenir son équilibre ». L'énigme est entière car Cendrars décrit le moment de cette chute non en plein milieu du combat, mais alors que « le ciel était tendre et le soleil doux. L'herbe printanière, pleine d'abeilles et de papillons. »CitationMichelin Somme
p. 89IndéterminéRéalisme linguistique, connaissance équipement militaireNotez aussi le « Slouch hat » chapeau dont l'un des bords est retourné pour ne pas gêner la prise d'arme.Dénomination anglaiseMichelin Somme
p. 93IndéterminéConnaissance des lieuxLA BASILIQUE D'ALBERT La basilique d'Albert, au style néobyzantin peu fréquent dans la région, n'est finalement détruite qu'en mars 1918. Sa « Vierge penchée » qui demeure en place près de trois années, donne naissance à une légende que tous les habitants connaissent encore.DénominationMichelin Somme
p. 98IndéterminéConnaissance de la terminologie militaireUn « camouflet » est alors placé pour faire ébouler le souterrain en progressionDénominationMichelin Somme
p. 99IndéterminéEmplois particuliers, distanceParmi les « petites patries » qui alimentèrent les nombreux régiments régionaux, la Bretagne entretient la mémoire la plus fervente. Des Flandres à la Somme, de nombreux monuments sont dédiés aux « vaillants » Bretons, animés par un « esprit de sacrifice » hors du commun. Les calvaires sont les plus fréquents, en raison de la ferveur religieuse des Bretons, à l'image de celui d'Ovillers. Mais on trouve également, comme en Belgique, des dolmens qui ont été transportés depuis l'ouest de la France. L'image des Bretons, utilisés comme « chair à canons », a perduré durant l 'après-guerre.Dénominations, qualificationsMichelin Somme
p. 99Les hommes du lieutenant lieutenant Augustin de BoisangerPathos, héroismeParmi les officiers, le lieutenant Augustin de Boisanger est gravement touché. Ses hommes insistent pour qu'il s'éloigne de la zone de combats. Celui-ci refuse en déclarant : « Je n'abandonne pas mes Bretons.»Discours rapporté citationMichelin Somme
p. 101IndéterminéDistance« L'ARME SECRÈTE » RÉVÈLE SA FRAGILITÉDénominationMichelin Somme
p. 102IndéterminéPathos, réalisme linguistique

À côté d'une reproduction du mémorial, un grand panneau présente 600 portraits de soldats portés disparus : ce sont les fameux « missing of the Somme » [...] À l'occasion du centenaire, le centre s'enrichit de nouveaux espaces d'exposition (entrée payante, possibilité de billet groupé avec l'Historial à Péronne) : carte animée présentant les combats entre 1914 et 1918, fresque de Joe Sacco détaillant l'offensive franco-britannique du 1er juillet 1916, objets de la Grande Guerre retrouvés lors des travaux, espace dédié aux soldats disparus (« les Missings ») et aux figures héroïques, les aviateurs.

DénominationMichelin Somme
p. 106IndéterminéPathos, connaissance des lieuxA l'origine, 73 412 noms y étaient inscrits. Aujourd'hui, la liste des soldats de l'Empire britannique « disparus de la Somme», dont on n'a jamais retrouvé ou identifié les corps, est ramenée à 72000 noms ; ces derniers sont inscrits autour des 16 piliers qui forment la base du mémorial, par régiment, grade et ordre alphabétique.DénominationMichelin Somme
p. 108Plusieurs témoignagesEmploi détournée, pathosPlusieurs témoignages relateront la vision terrifiante des corps « séchant » sur les barbelés devant Serre, jusqu'en novembre.Citation ?Michelin Somme
p. 108Officier allemand (nécropole)PatriotismeLa déclaration d'un officier allemand y est reproduite : « Jamais je n'ai vu des soldats se porter à l'assaut avec autant d'entrain et de bravoure »Citation (inscription)Michelin Somme
p. 109IndéterminéConnaissance des manœuvres militairesDans les environs du Sheffield Park, les Britanniques ont utilisé une technique d'attaque appelée la « sape russe ».DénominationMichelin Somme
p. 110IndéterminéPathos, patriotiqueParmi elles, une dizaine de tombes de femmes portent la mention « Mort pour la France ».Citation (inscription)Michelin Somme
p. 116MonumentPatriotismeA l'intersection des routes de Ginchy et de Guillemont, remarquez le monument aux footballers battalions qui « ont servi leur sport et leur pays pendant la Grande Guerre ».Citation (inscription)Michelin Somme
p. 117BallonCuriositéSur l'un des ballons était inscrit « Grande Coupe Européenne - finale : East Surrey contre les Bavarois ».Citation (inscription)Michelin Somme
p. 118Indéterminé Siegfied Sasson Soldat Potter Anonyme Siegfied SassonCuriosité Pathos Pathos Pathos, patriotisme Pathos, antimilitarismeDes extraits qui suivent transparaît la spécificité de la mémoire britannique de la Grande Guerre : le sens du devoir, le sentiment de désespérance absolue et la lutte pour conserver un semblant d'espoir. Les vers des « joueurs de cricket des Flandres » reflètent le sens des responsabilités. Le poète Siegfried Sassoon (1886-1967), qui a combattu dans la Somme en 1916, évoque l'accablement qui affecte le soldat jusqu'au désir de mourir. Quant au soldat Potter, sa correspondance est empreinte de l'espérance du retour au pays. UN POÈTE ANONYME Les premiers à escalader le parapet Avec dans chaque main leur balle de Cricket Les premiers à disparaître dans la fumée Dans le No man's land que Dieu a abandonné Premiers aux barbelés, premiers de l'autre coté Les premiers à ces chiens d'enfer aux gueules rouges Appelés Maxim, et les premiers à tomber. Ils font leur devoir, et ils te font même très bien Comme sur le terrain. Source : Roger Asselineau, Poètes anglais de la Grande Guerre, Paris, Barre & Dayedditions, 1991. SIEGFRIED SASSOON, SUICIDE DANS LA TRANCHÉE Je connaissais naguère un tout jeune soldat Qui, sans raison, souriait à ta vie dans sa joie Dormait à poings fermés dans une triste alcôve Et sifflait pourtant avec l'alouette à l'aube L'hiver dans tes tranchées, maussade et abruti De marmites, de poux - faute de Rhum aussi Il se loge un jour une balle dans la tête Personne n'en parla - et pas besoin d'enquête. Badauds aux yeux brillants, au visage béat Qui acclamez quand passent de jeunes soldats Filez et priez de ne jamais voir l'horreur De l'enfer où leur jeunesse et leur rire meurent. Source : Siegfried Sasson, Poèmes de guerre, trad de B. Le Floch, Paris, Editions Caractères, 2005.Dénomination Discours rapporté Discours rapporté Citation CitationMichelin Somme
p. 119Clleve PotterAntimilitarismeLe 1er janvier 1917, Cleve Potter écrit : « Une année de passée et une autre qui arrive. Quelle année ça a été ? Une année d'inhumanité, d'ambition, de convoitise et de sang : l'enfer. Et le nouvel an ? il semble hériter de tout le sanguinaire, l'égoïsme, l'ambition démoniaque, l'arrogance et la force brutale de son prédécesseur et pourtant, si on craint avec appréhension et un doute certain, on entretient aussi un grand espoir ... » Source: Cleve Potter, Not Theirs The Shame Who Fight, Canberra, Ginninderra Press, 1999. Trad. de S. Bresson.CitationMichelin Somme
p. 119LIEUTENANT TREVOR BIRDAntimilitarismeLETTRE DU LIEUTENANT TREVOR BIRD À SON PÈRE ECRITE A NOËL 1914 Cette lettre fut retrouvée par hasard par son petit-fils en 2007, avec un paquet de cigarettes et une carte de vœux du roi Georges V. Curieusement la lettre n'a pas été censurée. « ... Nous avons été envoyés à un endroit où les Allemands avaient rompu le front. Quand nous sommes arrivés, nous avons reçu l'ordre d'attaquer à la baïonnette les tranchées allemandes ! C'était un ordre criminel de la part de notre commandant. Après 26 heures dans l'eau jusqu'à la taille, j'ai pu rejoindre avec mon demi-escadron la ligne de tir. Encore trempés nous avons été envoyés dans un autre réseau de tranchées (...) Chaque fois que je me montrai une balle ricochait à proximité ... Cependant, j'ai finalement pu rejoindre la ligne des tranchées britanniques et pour couronner tous mes ennuis, j'ai été arrêté comme espion allemand ! (...) J'ai une paire de pieds gonflés comme des ballons, une néphrite aiguë et il fait un de ces froids. (...) Mes petons sont terriblement douloureux. Mais nous sommes bien payés donc nous n'avons pas à nous plaindre je suppose. » Source : BBC News. Trad. de S. Bresson.CitationMichelin Somme
p. 139IndéterminéConnaissance des lieux et des dénominations localesOn les nomme « creuttes », « boves » ou « muches », c'est-à-dire « cachettes » en picard.DénominationsMichelin Somme
p. 143sergent David BadgerPatriotisme, pathosLe sergent David Badger (1st bataillon) a été porté disparu à Pozières en 1916 après avoir laissé une lettre à ses parents, dont l'enveloppe indiquait « à n'ouvrir que dans l'éventualité de ma mort » et dans laquelle on pouvait lire : « Mes chers mère, père et sœurs quand vous lirez ceci je serai mort. Ne vous en faites pas, j'ai fait de mon mieux pour combattre nos ennemis. Essayez de vous dire que j'ai fait la seule chose qu'il était possible de faire, et si j'avais la chance de le refaire je ferai exactement la même chose. Envoyez quelqu'un à ma place. Votre fils qui vous aime. »CitationMichelin Somme
p. 145IndéterminéDistance ?GALLIPOLI, LE « VERDUN » AUSTRALIENDénomination, qualificationMichelin Somme
p. 146Indéterminé (L'école primaire de Villers-Bretonneux)Pathos, réalisme lingusitiqueToutes les classes arborent le drapeau australien et l 'inscription « N'oubliez jamais l'Australie ». Dans la cour, visible par le public, un panneau indique en anglais « Do not forget Australia ».Citation (+ anglais)Michelin Somme
p. 147général DauganPatriotisme, évocation historiqueLe général Daugan s'adresse alors à sa division : « Il y a 5OO ans Jeanne d'Arc quittait Vaucouleurs pour courir à la délivrance du sol de France. C'est de Vaucouleurs que la Division Marocaine part aujourd'hui pour entrer dans la gigantesque bataille. En avant ! »CitationMichelin Somme
p. 149MonumentPatriotisme, histoire militaireSimple et peu connu, il raconte l'imposant dispositif déployé par les Français aux côtés des Britanniques situés légèrement plus au nord, lors de la contre-offensive alliée dans la Somme du 8 au 27 août 1918, appelée par les Français la « troisième bataille de Picardie ».Discours rapporté CitationMichelin Somme
p. 150 Michelin ancienle bulletin d'information britanniquePatriotisme, stratégie militaire« A 4 h 20, dit le bulletin d'information britannique, après trois formidables coups de canon qui semblent annoncer le lever du rideau sur le drame qui se prépare, le barrage roulant se déchaine sur les troupes australiennes et canadiennes qui qui [sic] s'élancent aussitôt. En même temps partent les tanks lourds et légers, les autos blindées, les camions de ravitaillement, en matériel, en munitions, en vivres ; sur certains points les cavaliers, tandis que l'artillerie et les avions suivent, surveillent ou activent l'avance. Dans le campement, la surprise est complète. Les Allemands, troupes et Etats-Majors, sont cueillis avant d'avoir eu le temps de se reconnaitre, les villages cernés tombent les uns après les autres, la cavalerie et les tanks dépassent l'infanterie et sèment la panique ».citationMichelin Somme
p. 151Michelin ancien + encadré + LudendorffPathos

« C'est, écrira Ludendorff, le jour sombre de l'armée allemande, le plus sombre de toute la guerre, exception faite du 15 septembre qui vit la défection bulgare et scella les destinées de la Quadruple Alliance » L'OFFENSIVE FRANCO-BRITANNIQUE D'AOÛT 1918 En soulignant que l'attaque franco-britannique du 8 août 1918 marque le tournant de la guerre, le guide Michelin des batailles de Picardie, paru en 1920, revisite « le jour sombre de l'armée allemande », selon Ludendorff.

CitationMichelin Somme
p. 152lieutenant-colonel LagardePatriotisme, pathosLe lieutenant-colonel Lagarde résiste toujours à l'intérieur et envoie un cycliste portant un message désespéré : « Je suis dans le château, j'y tiendrai jusqu'à la mort. »CitationMichelin Somme
p. 155lieutenant-colonel StantonPatriotismeLe 4 j uillet 1917, le lieutenant-colonel Stanton lance sa célèbre apostrophe au cimetière de Picpus, à Paris : « La Fayette, nous voilà. »CitationMichelin Somme
p. 165IndéterminéEmploi particulierMÉSENTENTE CORDIALE La visite amicale de Clemenceau dans les lignes britanniques, en 1918, ne doit pas faire oublier la « mésentente cordiale » entre les deux états-majors alliés, à cette période. En bas, la photo, rare, du matériel utilisé pour contrer l'avance des blindés allemands, dont certains d'entre eux étaient des tanksdénominationMichelin Somme
p. 178Douglas HaigCuriosité, stratégie militaireAu cours des débats, Douglas Haig déclare : « Si le général Foch consentait à me donner ses avis, je les écouterais bien volontiers. »CitationMichelin Somme
p. 179Le villageCuriositéChaque année, le village, qui servait d'hôpital de campagne, organise, au moment de l'Anzac Day (25 avril), les « journées australiennes ».DénominationMichelin Somme
p. 182IndéterminéCuriositéEn 2004, la première véritable « rose de Picardie » est dévoilée, créée par le rosiériste britannique David Austin.DénominationMichelin Somme
p. 182John McCrae Indéterminé Alphonse BourgoinPathos Sens particulier patriotismeEn 1915, le lieutenant-colonel John McCrae, médecin militaire canadien, compose In Flanders Fields, un poème destiné à devenir célèbre. Illustrant la désolation des champs de bataille et des cimetières de campagne au milieu desquels poussent les coquelicots, le poème et le « Poppy » deviennent bientôt le symbole du sacrifice des Tommies pendant la Grande Guerre. Côté français, on adopte le bleuet, qui, lui aussi, parvenait à pousser dans cette terre continuellement remuée. Alphonse Bourgoin compose en 1916 le poème Bleuets de France, inspiré de la fleur symbole du poilu qui « n'a pas froid aux yeux ».Discours rapporté Dénomination Citation ?Michelin Somme
p. 182IndéterminéEmploi particulierVendues sur la voie publique dans les journées précédant le 11 novembre, elles servaient à procurer un revenu d'appoint et un peu d'espoir supplémentaire pour les « gueules cassées ».dénominationMichelin Somme
p. 186IndéterminéEmploi particulier, distance ?LES « TRAVAILLEURS CÉLESTES » Dès le mois de février 1916, les premiers « travailleurs célestes » (les coolies) sont embarqués pour la France. Ils mettront deux mois pour atteindre Marseille dans des conditions éprouvantes.DénominationMichelin Somme
p. 186Indéterminé (coté britannique )Emploi particulierDu côté britannique, le « Labour corps » (corps de travailleurs chinois) est créé formellement à la suite d'une convention signée entre le gouvernement de Sa Majesté et le gouvernement chinois, le 5 octobre 1916.DénominationMichelin Somme
p. 88armateur norvégien fortuné, Haakon WallemCuriositéUne rencontre avec le maréchal Foch lui permet de désigner une de ces communes à adopter pour recevoir des dons de Norvège. Le généralissime nomme le village de Bouchavesnes qui, à ses yeux, est le plus touché.Discours rapportéMichelin Somme
p. ? PréfaceNicolas Offenstadt (Sorbonne)didactiqueIl faut bien se convaincre que « l'histoire de plein air » et la déambulation sur les sites et lieux de mémoire sont un enjeu central pour la transmission et la compréhension du passé dans nos sociétés du XXIe s. Dans cette « histoire de plein air », les champs de bataille de La Grande Guerre sont un terrain exceptionnel.Dénomination de type d'histoire, catégorisation, vulgarisationRoutard chemins mémoire
p. 10 IntroDorgelèsDidactique, pathosIssue d'un long travail de reconstruction d'un « pays aplati » (Roland Dorgelès), l'architecture témoigne par endroits de l'incroyable effort consenti pour faire renaître l'espoir parmi les ruines.CitationRoutard chemins mémoire
p. 12 Intro Pages « Retracer le parcours d'un soldat... »Ministère de la DéfensePatriotiqueLe ministère de la Défense, avec le site Mémoire des hommes, met en ligne les fiches des combattants « Morts pour la France » ainsi que l'intégralité des journaux de marche et d'opération (JMO) des différentes unités combattantes, les fiches des personnels de l'aéronautique et les dossiers de soldats fusillés : memoiredeshommes.sga.defense.gouv.frCitationRoutard chemins mémoire
p. 15 Flandre et Nord-Pas-de-Calaissoldat Renaudpathos« Maintenant, depuis que, pour quelques heures, les hommes d'en face ne sont plus nos ennemis, un peu de joie flotte dans l'air et la neige semble moins froide », décrit le soldat Renaud.CitationRoutard chemins mémoire
p. 15 Flandre et Nord-Pas-de-CalaisSoldat françaispathos« Des hommes se roulaient par terre, convulsés, toussant, vomissant, crachant le sang », raconte un soldat français.citationRoutard chemins mémoire
p. 17 Flandre et Nord-Pas-de-CalaisAuteur guideDidactique, pathosUn musée moderne et interactif, qui ne se veut pas tant musée d'histoire militaire qu'espace pour « ressentir » la guerre.Emploi détournéRoutard chemins mémoire
p. 21 Flandre et Nord-Pas-de-CalaisCroixDidactique, pathosOn peut lire, au sommet, la devise en croix AVV-VVK - Alles voor Vlaanderen, Vlaanderen voor Kristus ! (« Tout pour la Flandre, la Flandre pour le Christ ! »).citationRoutard chemins mémoire
p. 23 Flandre et Nord-Pas-de-CalaisAuteur guide, arméeCritique, prise de distanceDerrière l'office, reconstitution du poteau d'exécution devant lequel les «déserteurs » étaient exécutés, et à la cellule juste derrière, projection d'un film sur un condamné attendant l'heure de son exécution.Emploi critiquéRoutard chemins mémoire
p. 25 Flandre et Nord-Pas-de-CalaisClayton (prêtre anglican)CuriositéA vrai dire, on passera un peu vite sur le musée, assez succinct, pour visiter le jardin (« la plus belle chambre », aimait à dire Clayton) et on appréciera surtout l'ambiance de la maison qui a gardé un peu de l'atmosphère d'antan.CitationRoutard chemins mémoire
p. 26 Flandre et Nord-Pas-de-CalaisIndéterminéHistorique ?Dès le 1er août 1914, Lille est déclarée ville ouverte. Le refus de défendre la ville a été décidé par la municipalité et l'état-major français. Mais la « course à la mer » remet la cité au cœur des combats en octobre.Expression partagéeRoutard chemins mémoire
p. 31 Flandre et Nord-Pas-de-CalaisMusée maison natale De GaulleDidactiquePour ceux qui voudraient en savoir un peu plus, le centre multimédia dispose de bornes interactives évoquant entre autres thèmes « de Gaulle capitaine dans la Grande Guerre » et la période « 1917, prisonnier en Allemagne »Titres section muséeRoutard chemins mémoire
p. 31 Flandre et Nord-Pas-de-CalaisMonument ( ?)HistoriqueUnique en France, ce monument est dédié « aux 20 000 pigeons morts pour la patrie » et « aux colombophiles morts pour la France, fusillés par l'ennemi, pour avoir détenu des pigeons voyageurs ».CitationRoutard chemins mémoire
p. 31 Flandre et Nord-Pas-de-CalaisConseil municipal LilleHistoriqueEn 1926, le conseil municipal décida d'ajouter au texte « morts pour la paix » ce qui fit grincer des dents nombre de nationalistes.citationRoutard chemins mémoire
p. 31 Flandre et Nord-Pas-de-Calais encadréLes PoilusCuriosité linguistiqueÀ L'ORIGINE DU MOT « CH'TI » Le mot « ch'timi » apparaît pendant la guerre de 1914-1918. Des poilus désignaient ainsi leurs camarades du Nord à cause de leur manière de dire toi et moi. « Ch'est ti, ch'est mi ». Les poilus du Nord furent donc appelés Ch'timis.Citation sans sourceRoutard chemins mémoire
p. 35 Flandre et Nord-Pas-de-Calais encadréIndéterminéPathosCe cimetière-mémorial honore les 13 482 soldats britanniques tombés dans le secteur entre octobre 1914 et septembre 1915, sur ce qu'on appelle aujourd'hui « le front oublié » les forces alliées étant alors concentrées dans les régions d'Ypres et de l'Artois.Dénomination partagéeRoutard chemins mémoire
p. 36 Le front : un paysage en guerreLouis Barthas soldatPathosÀ son arrivée au front en 1914, le soldat Louis Barthas note qu'il est parvenu « aux confins de la civilisation ».CitationRoutard chemins mémoire
p. 37 Le front : un paysage en guerreUn combattantPathosLe front, c'est aussi la boue visqueuse qui s'étend à perte de vue. « Elle est plus cruelle pour la vie des tranchées que les obus », note un combattant.CitationRoutard chemins mémoire
p. 37 Le front : un paysage en guerreCeux du frontHistorique, prise de distanceCar l'arrière-front, c'est aussi le monde des états-majors, des artilleurs et des cuisiniers, des « embusqués », comme les appellent ceux du front.ExpressionRoutard chemins mémoire
p. 38 Flandre et Nord-Pas-de-Calaissoldat Louis Barthaspathos« Le plateau de Lorette, le ravin de Souchez, les plaines boueuses de Neuville-Saint-Vaast furent des charniers humains où presque tous les corps vinrent à leur tour apporter leur tribut de chair humaine », écrit le soldat Louis Barthas.citationRoutard chemins mémoire
p. 39 Flandre et Nord-Pas-de-Calaiscapitaine Humbertpathos« Il y avait des chapelets de cadavres partout, de la chair déchiquetée, des corps convulsés, repliés, torturés ... Ils s'enfonçaient dans la boue. Chaque soir on chargeait des tombereaux devant le Cabaret Rouge », raconte le capitaine Humbert.citationRoutard chemins mémoire
p. 43 Flandre et Nord-Pas-de-CalaisIndéterminé monumentPathos, didactiqueIl y a dans le site même quelque chose de solennel. Les deux hautes tours, obélisques Art déco (symbolisant une « porte de l'immortalité ») sculptés dans la pierre calcaire blanche et décorés de statues allégoriques colossales (œuvre du Canadien Walter Allward), se dressent vers le ciel comme pour le prendre à témoin de cette boucherie et symbolisent l'union des deux pays pour la paix et la justice. Gravés sur le monument, les noms des 11 285 Canadiens « manquant à l'appel et présumés décédés en France » à la fin du conflit. Devant le monument, face à la plaine, une statue drapée d'un grand manteau - « la mère patrie » (le Canada) - pleure ses enfants disparus.Expression citationsRoutard chemins mémoire
p. 44 Flandre et Nord-Pas-de-CalaisIndéterminéPathosLe site se trouve sur une hauteur, point évidemment stratégique, baptisée « la colline sanglante » en raison des terribles combats qui s'y déroulèrentExpression, dénominationRoutard chemins mémoire
p. 44 Flandre et Nord-Pas-de-CalaisIndéterminéHistoriquePrès du chœur à gauche, tombe de Mgr Julien, évêque d'Arras surnommé « l'évêque de la reconstruction » en raison des églises qu'il fit rebâtir dans la région après la Première Guerre.Expression, surnomRoutard chemins mémoire
p. 47 Flandre et Nord-Pas-de-CalaisCentre d'histoire guerre et paix de LensPathosEnfin les deux derniers secteurs évoquent « la mort au front » (la Grande Guerre se caractérise par une mort de masse inédite dans l'histoire) et « l'enfer du Nord » ; 300 villages et plusieurs villes ont été anéantis, les Allemands ayant systématiquement dynamité les équipements industriels et miniers pendant leur retraite.citationRoutard chemins mémoire
p. 47 Flandre et Nord-Pas-de-CalaisIndéterminé MédaillonPathos HistoriqueBaptisés chacun du nom d'un général français ayant combattu dans le secteur (celui de Pétain sera effacé par la suite) et rassemblés dans « la cité des mutilés », ils furent aménagés en fonction du handicap de leur occupant. Il en reste aujourd'hui à peine une dizaine que l'on peut voir à la sortie du village. Un foyer avait également été prévu pour héberger les familles venues se recueillir sur les tombes. On peut remarquer, au 64, rue du Canada dans le centre, un médaillon portant l'inscription « François Hennebique, inventeur de la construction en béton armé, naquit ici le 25 avril 1842 ».Expression CitationRoutard chemins mémoire
p. 48 Flandre et Nord-Pas-de-CalaisIndéterminéConnivenceA l'intérieur de cette dernière, des « vitraux du souvenir » illustrent les événements tragiques de la Grande Guerre dans les environs.dénominationRoutard chemins mémoire
p. 59 De la Somme au Chemin des DamesLord Kitchener (?)Curiosité, connivenceLES « BATAILLONS DE COPAINS » En 1914, la conscription n'existait pas en Grande-Bretagne, contrairement en France ou en l'Allemagne. Pour pallier au manque d'effectifs de l'armée de métier, Lord Kitchener lança un appel aux volontaires. Des milliers de copains s'enrôlèrent pour former les « Pals Batallions » avec la garantie de combattre côte à côte.Citation ( ?)Routard chemins mémoire
p. 60 De la Somme au Chemin des DamesIndéterminéDidactiquePéronne fut détruite à plus de 90 % durant la Première Guerre mondiale. Grâce à la brique et à la pierre, on a rebâti un grand nombre de maisons et d'édifices dans un style appelé « reconstruction », qui parvient habilement à masquer les coups de boutoir de l'Histoire.dénominationRoutard chemins mémoire
p. 64 De la Somme au Chemin des DamesIndéterminépathosÉdifié en 1926, il commémore la bataille de Delville en juillet 1916, dans ces bois qu'on surnomma rapidement Devil's Wood (« bois du diable ») à cause de la violence des combats.dénominationRoutard chemins mémoire
p. 72 De la Somme au Chemin des DamesOndistancePartout les hôtels et les cafés font le plein. Les officiers d'états-majors des différentes armées côtoient les journalistes et les représentants de firmes industrielles, qu'on ne tarde pas à appeler les « embusqués ».Dénomination critiquéeRoutard chemins mémoire
p. 73 De la Somme au Chemin des DamesLes soldatspathosDe nombreuses infirmières, surnommées les « anges blancs » par les soldats, transitent dans ces hôpitaux comme dans tous ceux de l'arrière-front de la Somme.dénominationRoutard chemins mémoire
p. 73 De la Somme au Chemin des DamesIndéterminéCuriosité, historique« LES PETITES CURIES » C'est le nom donné aux véhicules qui possédaient un équipement de radiologie et se rendaient sur le front. Leur nom vient de l'implication de Marie Curie et de sa fille Irène dans l'organisation du service et la formation du personnel.dénominationRoutard chemins mémoire
p. 74 De la Somme au Chemin des DamesCarte restaurant le QuaiCuriosité, informationLa carte propose aussi bien une « assiette autour de la Picardie » que des viandes de qualité, des poissons, des moules fraîches, etc.citationRoutard chemins mémoire
p. 76 Encadré Soldats des cinq continentsGénéral Mangin IndéterminéHistorique, distance HistoriqueDès 1914, la France mobilise largement son armée d'Afrique. Des régiments de spahis et de tirailleurs algériens ou marocains sont acheminés sur le sol français. Il faut dire qu'en 1910 un ancien des expéditions d'Afrique, le général Mangin, avait théorisé sur l'emploi de la « Force noire ». Il voyait dans les soldats africains un réservoir de combattants « sauvages et belliqueux » que la France devait employer en cas de guerre sur le sol européen. Des milliers de tirailleurs « sénégalais » - une appellation globale et trompeuse car il s'agissait en fait de combattants recrutés dans divers territoires contrôlés par la France en Afrique noire - sont ainsi envoyés en métropole.Citation dénominationRoutard chemins mémoire
p. 77 Encadré Soldats des cinq continentsIndéterminéHistoriqueDans l'Empire britannique « Sur lequel le soleil ne se couche jamais », on mobilise également à grande échelle.citationRoutard chemins mémoire
p. 77 Encadré Soldats des cinq continentsArmée alliée Néo-ZélandaisHistorique CuriositéLes Australiens et les NéoZélandais forment les ANZAC : l'« Australian and New Zealand Corps ». Au total, plus de 416000 Australiens (313000 sur le front occidental) et 128000 Néo-Zélandais (plus de 90000 en France et en Belgique) seront volontaires ou mobilisés entre 1914 et 1918 sur tous les fronts. Les «kiwis », comme se surnomment les Néo-Zélandais en référence à un oiseau de leur pays d'origine, appellent également les Maoris à servir.DénominationsRoutard chemins mémoire
p. 80 De la Somme au Chemin des DamesIndéterminéHistoriqueDevant ce coup d'arrêt, chacun des adversaires va essayer de contourner l'autre, c'est la « course à la mer ».DénominationRoutard chemins mémoire
p. 81 De la Somme au Chemin des DamesLes poilusDidactiqueMalgré l'humidité et la vermine, les soldats, qui se nomment entre eux les « Poilus », sont heureux de pouvoir s'y reposer, prier autour d'une chapelle taillée dans la pierre, ou encore lire et écrire, en attendant de repartir au front.DénominationRoutard chemins mémoire
p. 84 De la Somme au Chemin des DamesLa population localeCuriositéSa taille et le mystère entourant ce canon expliquent que la population locale l'ait longtemps appelé « Grosse Bertha » et pensé qu'il tirait sur Paris.DénominationRoutard chemins mémoire
p. 85 De la Somme au Chemin des Dames encadréTribunal militaire ( ?) Cour de cassation ( ?)Historique, pathos, distance Historique, pathosFUSILLÉS « POUR L'EXEMPLE » [...] Il faut attendre 1921 pour que la cour de cassation les reconnaisse innocents. Comme pour ces « Martyrs de Vingré », 42 cas sont réexaminés après la guerre afin de réhabiliter des soldats à qui l'on refusait toujours les honneurs dus aux combattants morts pour la France.Citation ( ?) Citation ( ?)Routard chemins mémoire
p. 85 De la Somme au Chemin des DamesIndéterminéPathos, mémoireDe Coucy ne reste plus que des ruines, que l'on décide de laisser en l'état « comme témoignage d'une barbarie à montrer en exemple à nos jeunes ».Citation sans sourceRoutard chemins mémoire
p. 87 De la Somme au Chemin des DamesLes Allemands IndéterminéCuriosité CuriositéA Craonne, les Allemands sont solidement retranchés dans le village et sur les hauteurs du plateau de Californie, qu'ils ont rebaptisé « Winterberg », véritable bastion fortifié de plusieurs lignes de tranchées et de casemates en béton. Sous le Chemin des Dames que tentent de dépasser les Français, le sous-sol est percé de tunnels qui permettent aux Allemands de se déplacer et d'attaquer l'ennemi à revers. Les anciennes carrières de pierre appelées « creutes » sont intégrées à cette redoutable organisation défensive. L'une d'entre elles se retrouve en première ligne près de la ferme d'HurtebiseDénomination DénominationRoutard chemins mémoire
p. 87 De la Somme au Chemin des DamesArmée française ( ?)HistoriqueCe même jour, plus à l'est, pour la première fois, l'armée française emploie l'« artillerie spéciale » composée des chars d'assaut conçus par le général Estienne.DénominationRoutard chemins mémoire
p. 90 encadré La Cahnson...Auteur de chanson en vogue Soldat inconnu IndéterminéSur l'air de « Bonsoir m'amour » en vogue à l'époque, un soldat demeuré inconnu plaça un refrain qui commençait ainsi : « Adieu la vie, adieu l'amour, adieu toutes les femmes. C'est bien fini, c'est pour toujours, de cette guerre infâme ... » Associée à l'offensive de 1917, la chanson subversive parcourait déjà les tranchées en 1915, mais le plateau où les soldats devaient « laisser leur peau » n'était pas encore celui de Craonne, mais celui de Lorette.Citation Citation Citation sans sourceRoutard chemins mémoire
p. 91 De la Somme au Chemin des DamesAragonCuriosité, littérature« Voyageur, souviens-toi du moulin de Laffaux », écrivait Aragon dans Les Yeux d'Elsa.CitationRoutard chemins mémoire
p. 92 De la Somme au Chemin des DamesLéopold Sédar SenghorPathosAux murs de la chapelle, plusieurs plaques commémoratives dont celle du président Léopold Sédar Senghor en hommage à « ses frères noirs », les 7 000 Sénégalais tombés sur le Chemin des Dames, et dont on retrouve les tombes dans le cimetière militaire français qui borde la chapelle.Citation (ses ?)Routard chemins mémoire
p. 92 De la Somme au Chemin des DamesIndéterminéDistanceDès les années 1920, elle devient une destination « touristique »QualificationRoutard chemins mémoire
p. 92-93 De la Somme au Chemin des DamesIndéterminéHistorique, distanceUne œuvre fortement symbolique du sculpteur Christian Lapie qui commémore l'engagement sur le Chemin des Dames de ceux que l'on appelle communément les « tirailleurs sénégalais » (en fait, des combattants de l'armée coloniale, venus de toute l'ancienne Afrique-Occidentale française).DénominationRoutard chemins mémoire
p. 93 De la Somme au Chemin des DamesHaïm KernInfoA l'amorce du chemin se dressait une sculpture de métal, « Ils n'ont pas choisi leur sépulture », de l'artiste Haïm Kern.Dénomination (titre)Routard chemins mémoire
p. 94 De la Somme au Chemin des DamesLionel JospinMémorielleC'est à Craonne que Lionel Jospin, alors Premier ministre, prononça en 1998 le fameux discours de réhabilitation « dans la mémoire nationale » des mutins de 1917.CitationRoutard chemins mémoire
p. 96 De la Somme au Chemin des DamesWilsonhistoriqueLorsque la tour Eiffel reçoit un message radio provenant du haut commandement allemand le 6 novembre 1918 pour négocier avec les Alliés autour des « 14 points » avancés par le président américain Wilson, l'Allemagne est au bord du gouffre, battue sur tous les fronts, appauvrie et en proie à des mouvements révolutionnaires.CitationRoutard chemins mémoire
p. 98 De la Somme au Chemin des DamesPlaqueHistorique, héroïsmeLa ville fut le siège du Grand Quartier général français du 4 avril 1917 au 25 mars 1918. Au 112, rue Saint-Lazare, on peut voir la maison de Georges Guynemer, « l'as des as » de l'aviation française, « tombé en plein ciel de gloire, le 11 septembre 1917 ».CitationRoutard chemins mémoire
p. 100 Encadré « Les civils au plus près du front »Indéterminé Témoignage écritDialogisme AuthenticitéPour les civils se retrouvant en « pays envahi », c'est une longue période d'isolement, de privation et de souffrance. Leur vécu sera longtemps ignoré avant d'être pris en compte récemment, notamment grâce à la redécouverte de nombreux témoignages écrits. Certains y décrivent la mise en place de l'administration militaire allemande, la réquisition de leur maison par la troupe, le drame de la séparation avec les proches en « zone non occupée » ou combattant sur le front contre les « Boches » ou tout simplement les « envahisseurs ». Tous ces récits racontent comment l'occupant impose sa loi. Dans Saint-Quentin « sous la botte » allemande, la terreur règne.Expression Expressions - citationsRoutard chemins mémoire
p. 101 Encadré « Les civils au plus près du front »IndéterminépathosBeaucoup se remarient, certaines doivent prendre pour époux des soldats rescapés du front, des gueules cassées pétries de douleurs, d'autres, les « veuves blanches », ont attendu un fiancé à jamais disparu.ExpressionRoutard chemins mémoire
p. 103 La MarneIndéterminéDistanceSouvent qualifiée de « miracle », la bataille de la Marne fut en réalité un enchaînement de plusieurs événements dans lesquels des milliers de soldats ont été précipités.ExpressionRoutard chemins mémoire
p. 104 La Marnel'empereur Guillaume IlHistoriqueCroyant parachever le plan Schlieffen, le 4 septembre 1914, l'empereur Guillaume Il s'exclame : « Nous assiégeons Reims, nous sommes à 50 km de Paris. »CitationRoutard chemins mémoire
p. 104 La MarneJoffreHistoriqueLe 6 septembre 1914, Joffre lance alors toutes ses forces dans la bataille et signe son ordre : « Une troupe qui ne peut plus avancer devra, coûte que coûte, garder le terrain conquis et se faire tuer sur place plutôt que de reculer. »CitationRoutard chemins mémoire
p. 106 La MarneAméricains ( ?)PathosInauguré le 11 novembre 2011, ce magnifique et vaste musée semble planer sur les hauteurs de la ville, au pied du grand monument américain commémorant la première bataille de la Marne, « La Liberté éplorée ». Quelque 4 millions d'Américains ont participé au financement de ce « poème de pierre » représentant une France endolorie soutenant ses morts.Citation (titre) + expression)Routard chemins mémoire
p. 106-107 La MarneMusée de la GG du pays de MeauxCuriosité, patriotique, pathosLe musée donne à comprendre, mais aussi à voir : un monoplan Blériot, un taxi de la Marne, un étonnant pigeonnier mobile de campagne, une cuisine roulante, un char Renault, des tranchées reconstituées, mais aussi un masque à gaz pour cheval (!), un pichet « Buvons à la gloire de la France » et mille et un autres objets du quotidien et du front. Le second parcours emprunte une succession de salles thématiques latérales évoquant, notamment, l'appel de solidarité (y compris financière) lancé à toute la nation, colonies incluses (« Du bled à la tranchée »), le rôle des femmes à l'arrière, les mutilés de guerre, ou encore la vie quotidienne dans les tranchées, avec une collection d'objets réalisés par les poilus à base de débris ou de douilles d'obus. On termine brièvement par « L'illusion de la victoire » et les termes très durs du traité de Versailles, qui déboucheront sur l'inévitable Seconde Guerre mondiale.Citations (noms, titres expo)Routard chemins mémoire
p. 107 La MarneMonument PéguyDidactique, pathosOn peut y voir un monument érigé en l'honneur du lieutenant Charles Péguy, « tombé en ces champs le 5 septembre 1914 ».CitationRoutard chemins mémoire
p. 108 Encadré « paris dans la GG »Communiqué officielPathos, historiqueAlors que les communiqués officiels s'étaient montrés auparavant rassurants, les Parisiens apprennent avec effroi le 28 août 1914 que « la lutte se poursuit de la Somme aux Vosges »CitationRoutard chemins mémoire
p. 109 Encadré « paris dans la GG »l'état-major françaisHistorique, curiositéFace à ce danger, début 1918, l'état-major français en vient même à envisager la construction d'un « faux Paris » autour de Herblay, dans le Val-d'Oise, composé de monuments factices éclairés la nuit, et destinés à tromper les avions ennemis lors de leurs raids nocturnes .ExpressionRoutard chemins mémoire
p. 109 La MarnePaul Landowski (monument de)PatriotiqueIl faudra attendre 1956 pour l'inauguration d'un monument, œuvre de Paul Landowski, « à la gloire de l'armée française de 1914-1918 », sur la place du Trocadéro.Citation (inscription)Routard chemins mémoire
p. 110 La MarneMonument à la Vierge TémoinsPathos, patriotisme Historique, curiosité, patriotiqueÀ l'orée du village, sur la route de Varreddes, un monument se dresse à la gloire de Notre-Dame-de-la-Marne, gravé d'une inscription adressée à l'ennemi : « Tu n'iras pas plus loin. » Inauguré en 1924 en présence du maréchal Joffre, il rappelle ce miracle que fut le retournement de la situation militaire menant à la victoire de la première bataille de la Marne. À en croire de nombreux témoins, la Vierge serait alors apparue aux Allemands, « tout en blanc avec une ceinture bleue, penchée sur Paris, [leur] tournant le dos et semblant (les] repousser ».Citation Citation (sans sources)Routard chemins mémoire
p. 111 La MarneIndéterminéCuriosité, connivenceCet énorme monolithe de 35,50 m en béton rougeâtre (surnommé la « carotte ») symbolise l'arrêt de l'avancée allemande en septembre 1914 (Mondement verrouillait la route de Paris côté sud).Citation (nom)Routard chemins mémoire
p. 111 La MarneJoffrePathos, patriotiqueSa célèbre déclaration est gravée sur la pierre : « Une troupe qui ne peut plus avancer devra coûte que coûte garder le terrain conquis et se faire tuer sur place plutôt que de reculer ! ».CitationRoutard chemins mémoire
p. 113 La MarneIndéterminéCuriosité, didactiqueUne clairière accueille d'anciennes pièces d'artillerie, une stèle de granit noire et la très réaliste statue en bronze d'un marine montant à l'assaut, baïonnette au canon. 81 ha du bois de Belleau ont été, dès le 30 juin 1918, officiellement baptisés bois « de la Brigade des marines » en hommage à la 4e brigade de ce corps d'armée qui emporta finalement la victoire.Citation sans sourceRoutard chemins mémoire
p. 113 La MarneIndéterminépathosSes huit « fantômes », - dont une toute jeune recrue, un aviateur, un fantassin et un mort dans son linceul - se dressent au-dessus de la plaine, théâtre de la seconde bataille de la Marne.expressionRoutard chemins mémoire
p. 114 La MarneIndéterminéDidactique, curiositéLe 26 juillet 1918, au prix de rudes combats, souvent au corps à corps, cette « division Arc-en-Ciel » s'empara de la ferme de la Croix-Rouge, l'une des mieux défendues des positions allemandes de la poche de Château-Thierry.DénominationRoutard chemins mémoire
p. 114 La MarneMémorial (américain cote 204)Pathos, patriotiqueÀ la mesure des combats menés ici par les forces alliées en juin et juillet 1918, ce colossal mémorial dominant la vallée de la Marne est précédé d'un aigle stylisé et d 'une inscription (en anglais) : « Le temps ne ternira pas la gloire de leurs exploits. »CitationRoutard chemins mémoire
p. 116La MarnePages « Reims, ville en feu »IndéterminéPathos

Du point de vue français, le bombardement a été volontaire et porte la marque de la « barbarie allemande »

ExpressionRoutard chemins mémoire
p. 117 La MarneOffice de tourismeInformationDes « chemins de mémoire » thématiques ont aussi été conçus, évoquant la Première Guerre mondiale et la reconstruction.DénominationRoutard chemins mémoire
p. 122 La MarneIndéterminé IndéterminéCuriosité CuriositéEn sortant, vous pourrez également voir le « métro », le tunnel qui permettait d'acheminer les munitions depuis le canal. Un peu à l'écart du fort, passé le parking, jetez un coup d'œil à la borne Moreau-Vauthier. Ces bornes sont installées dans les années 1920 pour matérialiser la ligne de front de juillet 1918. Petite particularité de celle de la Pompelle : elle a été offerte par les « anciens combattants mexicains », 200 hommes en tout, intégrés aux forces coloniales !DénominationsRoutard chemins mémoire
p. 126 Pages « La guerre vue du ciel »IndterminéCuriositéPuis, le Nieuport 11 français, le fameux « bébé », se révèle un adversaire redoutable lorsqu'il entre en service en janvier 1916.DénominationRoutard chemins mémoire
p. 127 Pages « La guerre vue du ciel » De nouveau dans légende photoIndéterminéCuriosité, historiqueLa renommée du triplan allemand est due surtout à l'« As des As », Manfred Von Richthofen, qui avait peint entièrement de rouge son Fokker Dr. I. Le « Baron rouge » construit sa légende par la constitution de son « cirque » : une escadrille, la « Jasta 11 » aux avions bariolés et composée d'As comme lui. Mort dans la Somme en avril 1918, il demeure le pilote le plus titré de la guerre avec 80 victoires homologuées. Chez les alliés, « l'As » devient le héros de ce nouveau champ de bataille.DénominationsRoutard chemins mémoire
p. 128 La Marnele commandement françaisHistoriqueÀ l'hiver 1914, craignant que le moral des troupes ne soit atteint par « l'action déprimante de la tranchée », le commandement français juge nécessaire de maintenir l'esprit offensif chez les combattants.CitationRoutard chemins mémoire
p. 128 La MarneJoffre soldat Jacques d'ArnouxHistorique Authenticité, pathosCette période dite « du grignotage » selon l'expression de Joffre, occasionne des milliers de morts et de disparus, enterrés dans la boue marnaise. « L'aurore se lève sur les charniers de Perthes-lès-Hurlus : tranchées légendaires aux parois humaines où les morts abritent les vivants, séjour de pestilence, hérissé de croix, submergé de fumée où l'écroulement des bombes est éternel » écrit le 15 septembre 1915 le soldat Jacques d'Arnoux.Dénomination CitationRoutard chemins mémoire
p. 131 La MarneIndéterminéDistanceÀ l'orée de la place et du passage menant au centre d'interprétation, jetez un coup d'œil au monument en hommage aux quatre caporaux de Souain, fusillés « pour l'exemple » le 17 mars 1915.ExpressionRoutard chemins mémoire
p. 133 La MarneAuteur guideDistanceL'environnement possède toujours une forte charge émotionnelle, ici le paysage « parle » ...Emploi détourné/figuréRoutard chemins mémoire
p. 134 La MarneIndéterminéPathosCe majestueux « arbre sanglant », comme il a été surnommé, est toujours là, face au petit musée aménagé au rez-de-jardin de la Maison du pays d'Argonne.Emploi détourné/figuréRoutard chemins mémoire
p. 134 La MarneIndéterminéPathosEtendu au nord-est de Vienne-le-Château, le bois de la Gruerie a connu tant de combats qu'on vint à le surnommer « bois de la Tuerie ».DénominationRoutard chemins mémoire
p. 135 La MarneAuteur guideConnivenceVoici l'une des rares occasions de « sentir » ce qu'a pu être le quotidien des soldats allemands durant la guerre de 14-18.Emploi détournéRoutard chemins mémoire
p. 137 La MarneIndéterminéMémoriel, pathosDeuxième ville des Ardennes, Sedan évoque d'emblée de douloureux souvenirs historiques : défaite de Napoléon Ill, occupation de la ville dès les premiers jours de la guerre en 1914 (et 4 ans d'épouvantable présence allemande), dramatique exode des habitants en 1940 avant le déferlement des panzers de Guderian (la « trouée de Sedan », de triste mémoire !) ...Citation sans sourceRoutard chemins mémoire
p. 138 La MarnePlaqueHistoriqueRoland Garros est enterré au proche cimetière de Vouziers, où une plaque rappelle qu'il fut aussi « co-fondateur de l'Union nationale des évadés de guerre ».CitationRoutard chemins mémoire
p. 139 Verdun, l'Argonne et Saint-Mihielancien combattantAuthenticitéMais en Lorraine, « il n'y a pas qu'à Verdun qu'on s 'est battu » affirmait un ancien combattant.CitationRoutard chemins mémoire
p. 139 Verdun, l'Argonne et Saint-MihielVon Falkenhayn (attribué)Historique, pathosL'expression « saigner à blanc » l'armée française, qu'aurait employée le général allemand, est restée dans les mémoires pour décrire la grande bataille qui va s'engager.CitationRoutard chemins mémoire
p. 140 Verdun, l'Argonne et Saint-MihielPétain ?HistoriquePétain, qui arrive à Souilly le 26 février, réorganise le front en instaurant une rotation systématique des régiments français, appelée la « noria ».DénominationRoutard chemins mémoire
p. 140 Verdun, l'Argonne et Saint-MihielMaurice BarrèsHistoriqueDepuis Bar-leDuc et jusqu'à Verdun, la « Voie sacrée », nommée ainsi par Maurice Barrès, va transporter chaque semaine 90000 hommes et 50000 t de vivres et de matériel qui permettent de tenir le front de Verdun face aux coups de boutoir répétés des Allemands.Dénomiantion (cit)Routard chemins mémoire
p. 140 Verdun, l'Argonne et Saint-MihielPétainHistorique, patriotiqueC'est à ce moment crucial que Pétain lance son célèbre : « On les aura ! »CitationRoutard chemins mémoire
p. 145 Verdun, l'Argonne et Saint-MihielIndéterminéDistanceEn sortant, vitrines avec différents objets ayant appartenu aux soldats (voir l'artisanat des tranchées) et l'ordre du 4 avril 1916 signé par Pétain, « le vainqueur de Verdun ».CitationRoutard chemins mémoire
p. 149-150 Verdun, l'Argonne et Saint-MihielIndéterminéCuriositéDu déambulatoire, un escalier de 204 marches monte au sommet, où est suspendu le « bourdon » de la Victoire de 2,3 t, qui peut encore sonner lors des cérémonies.DénominationRoutard chemins mémoire
p. 150 Verdun, l'Argonne et Saint-MihielNécropolePathosLa nécropole nationale de Douaumont, Haut lieu de mémoire nationale : situé devant l'ossuaire, ce vaste cimetière accueille les tombes de près de 15000 soldats « morts pour la France ». À partir de 1925, on y inhuma les corps des soldats retrouvés dans les divers secteurs des champs de bataille. En 1 mois de recherche dans cette « zone rouge » on retrouvait parfois jusqu'à 500 corps.Dénominations, qualificationsRoutard chemins mémoire
p. 150 Verdun, l'Argonne et Saint-MihielNécropoleHistoriqueUne plaque sur l'esplanade rappelle la rencontre entre Mitterrand el Kohl de 1984, avec une pensée commune pour les morts des deux guerres mondiales. Ils ont déclaré : « Nous nous sommes réconciliés, nous nous sommes compris, nous sommes devenus amis. »CitationRoutard chemins mémoire
p. 152 Verdun, l'Argonne et Saint-MihielIndéterminéHistoriqueRestent les observatoires, les tourelles de mitrailleuses et des tourelles de canons de 75 et 155 dites « tonnelles à éclipse de type Galopin » qui nécessitaient pas moins de 18 artilleurs.DénominationRoutard chemins mémoire
p. 152 Verdun, l'Argonne et Saint-Mihielcommandant RaynalHistorique, authenticitéLe 4 juin, sans autre moyen de communication, le commandant Raynal fait parvenir un ultime message à l'état-major français, confié à son dernier pigeon voyageur, Vaillant : « Nous tenons toujours, mais nous subissons une attaque par les gaz et les fumées, très dangereuse. Il y a urgence à nous dégager. »CitationRoutard chemins mémoire
p. 154 Verdun, l'Argonne et Saint-MihielMonumentPatriotiqueSur le monument du Squelette, on peut lire l'inscription, célèbre : « Ils n'ont pas passé. »CitationRoutard chemins mémoire
p. 154 Verdun, l'Argonne et Saint-MihielIndéterminéCuriositéIls se situent aujourd'hui dans ce qu'on appelle la « zone rouge » vaste périmètre boisé qui n'a pas été repeuplé.Dénomination (2 fois)Routard chemins mémoire
p. 154 Verdun, l'Argonne et Saint-MihielIndéterminéMémorielCes neuf « villages-mémoire » qu'on pourrait qualifier de villages fantômes, ont conservé leurs noms.Dénomination (2 fois)Routard chemins mémoire
p. 156 Verdun, l'Argonne et Saint-MihielMonumentPatriotiqueSur son socle est écrit : « On ne passe pas. »CitationRoutard chemins mémoire
p. 158 Verdun, l'Argonne et Saint-MihielIndéterminéPathosSa situation semble si désespérée qu'on le surnomme « le bataillon perdu ».DénominationRoutard chemins mémoire
p. 159 Verdun, l'Argonne et Saint-MihielLes GaribaldinsHistorique, patriotiquePortant sous leur tunique verte déboutonnée leur fameuse chemise rouge, ils se battirent courageusement aux cris de « Viva Italia, vive la France ! »Citation (slogan)Routard chemins mémoire
p. 160 Verdun, l'Argonne et Saint-MihielMonument de Pennsylvanie (Woodrow Wilson)Historique, patriotique« Le Droit est plus précieux que la Paix » : cette inscription gravée sur la vasque du monument est une citation du président Woodrow Wilson, du 2 avril 1917.Citation (inscription)Routard chemins mémoire
p. 161 Verdun, l'Argonne et Saint-MihielAuteur guideDistanceSous terre, le contraste est saisissant entre le « confort, » relatif et l'aménagement, fait pour durer, des souterrains allemands et des boyaux français, beaucoup plus rudimentaires.QualificationRoutard chemins mémoire
p. 163 Verdun, l'Argonne et Saint-MihielIndéterminéPathosEn 2 mois de combat, 10000 Français et autant d'Allemands tombent sur « la montagne de boue ».DénominationRoutard chemins mémoire
p. 164 Verdun, l'Argonne et Saint-Mihiell'abbé BringuerHistorique, authenticité, pathosLa nef a servi d'infirmerie pour les blessés du front, mais aussi et surtout de morgue : « les cadavres étaient si serrés, écrit l'abbé Bringuer le 24 octobre 1914, qu'il m'avait fallu pour aller au chœur enjamber les bancs. »CitationRoutard chemins mémoire
p. 165 Verdun, l'Argonne et Saint-Mihiell'adjudant PéricardAuthenticité, pathosLe 6 avril 1915, l'adjudant Péricard, du 95e RI, à la vue de ses compagnons d'armes complètement démoralisés par les corps de soldats qui jonchent le terrain, s'écrie : « Debout, les morts ! »CitationRoutard chemins mémoire
p. 168 Pages « Cimetières et nécropoles »IndéterminéPatriotismeLa France promulgue en 1915 une loi, donnant droit à une sépulture individuelle entretenue à perpétuité par l'Etat à chaque combattant « mort pour la France ». Après guerre, elle réaffirme le principe de laïcité et d'égalité à travers ses nécropoles de guerre. Sur une croix blanche pour les chrétiens, une stèle arrondie portant un verset du Coran pour les musulmans, ou une étoile de David pour les israélites, une simple plaque identifie le défunt et porte la mention « Mort pour la France».Citation sans véritable sourceRoutard chemins mémoire
p. 169 Pages « Cimetières et nécropoles »Charte royale (Rudyard Kipling)PatriotiqueIl doit comporter la Croix du Sacrifice dans le cimetières de plus de 40 tombes, et la Pierre du Souvenir (War Stone) dans les nécropoles de plus de 1 000 tombes, sur laquelle est gravée une phrase de l'Ancien Testament, choisie par Rudyard Kipling : Their name liveth for evermore (« Leurs noms demeurent à jamais » ).CitationRoutard chemins mémoire
p. 167 e 170 Verdun, l'Argonne et Saint-MihielSoldatsPathosL'acharnement des belligérants se retrouve dans le vocable des soldats eux-mêmes : du côté français, les « loups de Bois-le-Prêtre » de l'autre, le « bois des Veuves » expression allemande qui atteste de l'ampleur des pertes.DénominationsRoutard chemins mémoire
p. 173 Verdun, l'Argonne et Saint-MihielAuteur guideDistanceUne centaine de mannequins vêtus de tenues militaires (de 1900 à 1950) et les armes et autres « accessoires » des troupes qui ont participé aux nombreux conflits qui ont touché la région.QualificationRoutard chemins mémoire
p. 174 Verdun, l'Argonne et Saint-MihielMaurice GenevoixAuthenticité, pathos« Ce que nous avons fait, c'est plus qu'on ne pouvait demander à des hommes et nous l'avons fait », écrira-t-il dans Ceux de 14, devenu un classique de la littérature de guerre.CitationRoutard chemins mémoire
p. 175 Verdun, l'Argonne et Saint-MihielMonument de Fischer PlaquePathos, patriotismeUne belle oeuvre du sculpteur Fischer y trône, dédiée « à ceux qui n'ont pas de tombe ». A côté du monument du Point X, au bord d'un entonnoir, se trouve un petit mur de pierre dans lequel est fixée une plaque qui porte, en plus d'une croix de guerre, l'inscription suivante : « 302e RI, 20 septembre 1914, 21 mars1915. Les Anciens des 302e et 102e Rl ».CitationsRoutard chemins mémoire
p. 179 L'Alsace et le front des VosgesIndéterminéHistoriqueLoin d'être la cause de la guerre qui éclate en 1914, les « provinces perdues » deviennent un enjeu stratégique et de propagande pour la France.DénominationRoutard chemins mémoire
p. 179 L'Alsace et le front des VosgesGuide ( ?)Info pratiquesL'application « Front des Vosges 14-18 » est disponible sur tablettes et Smartphone (sur appStore et playStore).DénominationRoutard chemins mémoire
p. 180 L'Alsace et le front des VosgesIndéterminéPathosPrès de 4 000 Français trouvent la mort dans ce qui sera vite appelé le « Trou de l'Enfer ».DénominationRoutard chemins mémoire
p. 180 L'Alsace et le front des VosgesAuteur du guideConnivence, pathos« Monter à l'assaut » n'a jamais eu autant de sens que dans les VosgesExpression doublement détournéeRoutard chemins mémoire
p. 181 L'Alsace et le front des VosgesIndéterminéPathosLe Linge et ses sommets se transforment en « tombeau des chasseurs », et l'on comptera jusqu'à 17 000 pertes dans leurs rangs.DénominationRoutard chemins mémoire
p. 181 L'Alsace et le front des VosgesAllemands Poilus Paul Lintier (artilleur)Patriotique Pathos pathosLes régiments les plus illustres, dont le fameux 152e Al, surnommé « Die roten Teufel » (« les diables rouges » par les Allemands, s'y distinguent, au prix de très lourdes pertes. A l'hiver 1915-1916, une dernière grande bataille finit d'engloutir des milliers d'hommes au sommet du HWK, à tel point que les poilus lui donneront le triste nom de montagne « mangeuse d'hommes ». Pour l'artilleur Paul Lintier, qui trouve la mort en Lorraine en 1916, la guerre a définitivement transformé les Vosges en « montagnes d'épouvante » ; pour d'autres, c'est à une ascension du Golgotha qu'ils comparent désormais leur assaut des sommets vosgiens.DénominationsRoutard chemins mémoire
p. 184 L'Alsace et le front des VosgesPoilusPathosLe col de la Chipotte : sur la D 992 entre Raon-l'Ëtape et Rambervillers. Baptisé le « Trou de l'Enfer » par les poilus, ce qui donne une idée de la violence des combats qui s'y sont déroulés (parfois au corps à corps ... ) du 26 août au 12 septembre 1914.DénominationRoutard chemins mémoire
p. 185 L'Alsace et le front des VosgesIndéterminéPathosCe qui ne doit pas faire oublier que se sont déroulés ici de rudes combats (le massif sera baptisé « le Pelé » dès 1915 ... ).DénominationRoutard chemins mémoire
p. 186 L'Alsace et le front des VosgesAuteur guideDistanceUn autre emmène à la « découverte » de hameaux détruits qui, comme autour de Verdun, n'ont jamais été reconstruits.Expression détournéeRoutard chemins mémoire
p. 186 L'Alsace et le front des VosgesCimetières (inscriptions)Problématisation ???A la fin de la guerre, de nombreuses familles se déchirent autour du sort réservé à leurs défunts : les laisser reposer dans des cimetières allemands ou les enterrer sous des croix où figure « Mort pour la France » ? En Alsace et en Lorraine autrefois occupée, l'inscription « Morts pour la France » est dans la plupart des cas remplacée par des formules plus neutres telles que « La commune à ses enfants », « nos victimes des deux guerres » ou encore plus simplement « A nos morts », les monuments regroupant parfois sous une même stèle le nom de soldats originaires du village, quel que soit leur uniforme.Citations (inscriptions)Routard chemins mémoire
p. 188 L'Alsace et le front des VosgesIndéterminéCuriositésLa crainte inspirée par ces petits groupes d'assaut entraîne parfois la création dans certains régiments français de « groupes francs », capables de rivaliser avec les méthodes de Rohr, par des infiltrations dans les lignes ennemies : les fameux « coups de main ». Bien avant la guerre, la France disposait, avec les chasseurs alpins et les bataillons de chasseurs à pied, de troupes entraînées à la guerre en altitude et dans des conditions climatiques difficiles. Munis d'une artillerie de montagne, certains de ces régiments quittent les Alpes pour venir combattre dans les Vosges. Habillés en en bleu marine et coiffés de la célèbre « tarte » en forme de béret, les chasseurs gagnent leur surnom de « Diables Bleus », dans les combats des Vosges.DénominationsRoutard chemins mémoire
p. 189 L'Alsace et le front des VosgesJoffreHistorique, patriotiqueLe 24 novembre 1918, Joffre déclarait à Thann : « Notre retour est définitif, vous êtes français pour toujours ».CitationRoutard chemins mémoire
p. 192 L'Alsace et le front des VosgesIndéterminéPatriotiqueLà, dans la nuit de Noël 1914 et dans une épaisse couche de neige, s'est déroulée une aussi brève que sanglante bataille où les chasseurs alpins héritèrent de leur surnom de « Diables Bleus »DénominationRoutard chemins mémoire
p. 192 L'Alsace et le front des VosgesCimetière national (inscription)PathosLe col du Wettstein: au passage du col, cimetière national, immanquable avec sa haute croix grise portant le mot « Pax » surplombant le gisant d'un chasseur alpin.CitationRoutard chemins mémoire
p. 193 L'Alsace et le front des VosgesIndéterminéAuthenticitéCe mamelon rocheux, couvert d'une lande rase et de quelques arbres rabougris, n'a, un siècle plus tard, quasiment pas changé d'aspect, quadrillé par un réseau de tranchées côté français, truffé d'abris bétonnés comme l'abri dit « du fort Carré » côté allemand. Les chevaux de frise et les barbelés n'ont pas été enlevés. Certains panneaux indiquent « Danger explosifs » ou « Zone dangereuse ».Dénomination InscriptionsRoutard chemins mémoire
p. 194 L'Alsace et le front des VosgesIndéterminéPathosSurnommé pendant la Première Guerre mondiale le « mangeur d'hommes » ou la « montagne de la mort », ce qui donne une idée du coût en vies humaines qu'a exigé la prise de cet éperon rocheux qui, pour la seule année 1915, a changé huit fois de camp ... 30 000 victimes françaises et allemandes.DénominationsRoutard chemins mémoire
p. 195 L'Alsace et le front des VosgesIndéterminéHistoriqueTrès jolie petite route, évidemment baptisée « Joffre » puisque le célèbre maréchal emprunta cet itinéraire de montagne ouvert spécialement pour permettre le passage des troupes et l'acheminement des renforts sur le front.DénominationRoutard chemins mémoire
p. 195 L'Alsace et le front des VosgesIndéterminéDistanceAnnexée comme le reste de l'Alsace à l'Empire allemand fondé par Bismarck en 1870, Colmar fut, pendant cette période de germanisation, une sorte de capitale de la « fidélité » et de la mémoire, dont le représentant le plus célèbre est Jean-Jacques Waltz, alias Oncle Hansi, polémiste et caricaturiste d'une Alsace mythique.QualificationRoutard chemins mémoire
p. 198 pages « Forets en guerre »Le tonnelier Louis BarthasAuthenticité, pathosLe tonnelier Louis Barthas, lors de son arrivée à la cote 304 près de Verdun, raconte que la colline devait être autrefois en partie boisée, « mais il n'y avait plus de trace de végétation, la terre convulsée, bouleversée n'offrait plus au regard qu'un spectacle de désolation ».CitationRoutard chemins mémoire
p. 198 pages « Forets en guerre »IndéterminéDistanceLe bois facile à trouver et ne nécessitant qu'un outillage rudimentaire est aussi un matériau de prédilection pour l'« art des tranchées ».DénominationRoutard chemins mémoire
p. 199 pages « Forets en guerre »IndéterminéNominationDepuis 2014, la forêt de Verdun est labellisée « forêt d'exception ».DénominationRoutard chemins mémoire
p. 200 pages « Reconstruction... »IndéterminéNominationUn simple regard sur une carte des « Régions Dévastées » laisse entrevoir l'ampleur des destructions occasionnées par la Première Guerre mondiale.DénominationRoutard chemins mémoire
p. 8IndéterminéNominationEn France, la Grande Guerre, Comme on l'a appelée dès 1915, a laissé d'innombrables traces profondément ancrées dans le sol comme dar dans les mémoires.Discours rapporté - dénominationRoutard chemins mémoire
p. 193IndéterminéNominationElle est encore aujourd'hui appelée route des Américains, car cette voie stratégique fut aménagée en 1917 (année de l'entrée en guerre des États-Unis) pour faciliter l'approvisionnement du front en vivres et en armes.DénominationRoutard chemins mémoire
p. 187IndéterminéNominationDu col, où se cache sous les arbres un discret cimetière français, plusieurs sentiers (pour la tête du Violu ou le roc du Haut-de-Faite) permettent de suivre les traces des soldats : incroyable enchevêtrement des tranchées françaises (d'ailleurs surnommé le Labyrinthe), nombreux vestiges allemands qui témoignent de la sophistication de ce massif (on croise, chemin faisant, le bassin vide d'une piscine autrefois utilisée pour les soldats en convalescence ... ).DénominationRoutard chemins mémoire
p. 192IndéterminéNominationCe cimetière est d'ailleurs surnommé le tombeau des chasseurs, en hommage à tous les membres de ce corps d'armée tombés lors des combats du Linge en 1915.DénominationRoutard chemins mémoire
p. 19IndéterminéPathosUne simple cigogne rend hommage au commandant de la fameuse escadrille des Cigognes, as de l'aviation française, victorieux dans 54 combats aériens officiels et abattu 7 fois, dit-on, avant de périr dans le secteur le 11 septembre 1917.Discours rapportéRoutard chemins mémoire
p. 33Indéterminé (la petite histoire)CuriositéLa petite histoire dit qu'en 1915 et 1916 il a vu passer un certain Adolf Hitler, alors estafette au 16e régiment d'infanterie de réserve bavarois, qui y transmettait les ordres du commandement basé à Wavrin.Discours rapportéRoutard chemins mémoire
p. 83 (aussi p. 92)IndéterminéCuriositéC'est pour récupérer quelques forces avant de retourner au combat que les poilus avaient trouvé refuge dans ces anciennes carrières, des creutes comme on dit ici.Discours rapportéRoutard chemins mémoire
p. 4 Note de l'éditeurEmploi de dénomination pour crédits photosGarantie (indirectement)Les photos créditées « Conseil Régional de Basse Normandie » proviennent de Photos Normandie, un projet collaboratif portant sur plus de 3000 photos historiques du Débarquement et de la Bataille de Normandie. Les photos proviennent majoritairement des Archives Nationales des États-Unis (NARA) et du Canada. Elles sont presque toutes libres de droits et proposées en libre téléchargement sur la plate-forme Flickr lhtto://www.flickr.com/ohotos/ohotosnormandie/).dénominationRoutard debarquement
p. 6 IntroductionEisenhowerHistorique (1er degré) - pathétique (1er et 2nd degré)Le 5 juin, le général Eisenhower, commandant en chef de l'opération, en rappelait les enjeux dans un message aux soldats qui s'apprêtaient à attaquer la « forteresse Europe » : « Soldats, marins et aviateurs des forces expéditionnaires alliées, vous êtes sur le point de vous lancer dans une grande croisade qui mobilise tous nos efforts depuis de longs mois. Le regard du monde est tourné vers vous. Les espoirs et les prières des hommes qui partout aiment la liberté vous accompagnent. En compagnie de nos alliés courageux et de nos frères d 'armes sur d'autres fronts, vous amènerez la destruction de la machine de guerre allemande, l'élimination de la tyrannie nazie sur les peuples opprimés d'Europe et la sécurité pour nous tous dans un monde libre. »Formule métaphorique + citation (discours direct)Routard debarquement
p. 9 Les préparatifs du débarquementPraphrase de chanson de la I GM ChurchillMémorielle, connivence Historique (pathétique ?)« IT'S A LONG WAY TO NORMANDY » « La route est longue pour gagner la Normandie », pourrait-on dire en paraphrasant le titre d'une chanson fameuse de la Première Guerre mondiale. En effet, dès juin 1940, après le rembarquement des troupes britanniques à Dunkerque, le Premier ministre Winston Churchill lance comme une bravade : « Nous reviendrons ».Citation détournée de chanson Citation de formuleRoutard debarquement
p. 10 Les préparatifs du débarquementLes Britanniques (?)HistoriqueSans rejeter Round Up, les Britanniques jugent que le projet d'attaquer l'Allemagne de front est prématuré. Ils font valoir une stratégie plus prudente, dite de la « corrida, » : fatiguer l'adversaire par des attaques périphériques - en somme planter des banderilles - avant de porter l'estocade.Dénomination métaphoriqueRoutard debarquement
p. 11 Les préparatifs du débarquementL'armée allemande Les NormandsHistorique, connivenceLe maréchal Erwin Rommel exerce depuis décembre 1943 le commandement du groupe d'armées « B » en charge notamment de tout le secteur côtier de la Loire jusqu'aux Pays-Bas ; c'est-à-dire le plus menacé par une invasion. Conscient des imperfections du système défensif allemand, il multiplie les inspections pour tenter d'y remédier. Il fait ainsi accélérer la mise à l'abri des canons sous d'épaisses casemates de béton pour les protéger des bombardements aériens. Mais surtout, il accorde une importance toute particulière à la défense des plages, qu'il entend couvrir d'obstacles divers destinés à bloquer, éventrer ou faire exploser les frêles péniches de débarquement. Pour piéger les parachutistes, il ordonne d'inonder les zones marécageuses. Contre les planeurs, il fait planter de grands pieux dans les espaces découverts, que les Normands ont tôt fait de surnommer « les asperges à Rommel ».Dénomination + dénomination métaphoriqueRoutard debarquement
p. 17 Les préparatifs du débarquement encadré « Dieppe : 19 aout 1942, opération Jubilee »Les Français E. non identifiéHistorique, connivenceEn France, on le qualifia de « plus grand des petits débarquements ». Décidée par le vice-amiral Louis Mountbatten, cette « reconnaissance en force » est destinée à tester les défenses allemandes.FormulesRoutard debarquement
p. 18 Les préparatifs du débarquementChurchill E. non identifiéConnivence« Puisque nous ne disposons pas de ports, nous apporterons les nôtres » lança Winston Churchill comme un défi. L'idée des ports artificiels était née. Deux étaient prévus : l'un pour l'usage des Américains, l'autre pour les Britanniques. Les différentes pièces de ce « meccano aquatique », fabriquées en Angleterre et remorquées à travers la Manche, devaient être assemblées sur place une fois arrivées à proximité du littoral.FormulesRoutard debarquement
p. 18-19 Les préparatifs du débarquementE. non identifié (Hobart ?)Historique, connivenceDans le domaine des blindés, le général Percy Hobart conçut une série de chars spéciaux, aux allures souvent étranges : chars « fléaux, » pour faire sauter les mines, chars « carpettes » destinés à étendre d'épais tapis sur les terrains trop meubles, chars « crocodiles » équipés de puissants lance-flammes, chars amphibies « DD » (Duplex Drive) flottant sur l'eau grâce à une jupe de caoutchouc gonflable et propulsés en mer à l'aide d'une hélice ...Dénomination métaphoriques ou autresRoutard debarquement
p. 19-20 Les préparatifs du débarquementHitlerHistoriqueCe que Hitler considérait comme sa « première ligne de défense » est en train de céder [manque texte] dans l'optique du débarquement, arrivent massivement.CitationRoutard debarquement
p. 20 Les préparatifs du débarquement Encadré : Un secret bien protégéLes AllemandsIronieLe tout complaisamment offert à la vue des avions d'observation allemands, que la DCA s'ingénie à manquer, afin qu'ils puissent rapporter sur le continent les « précieuses », informations recueillies.Citation ironiqueRoutard debarquement
p. 21 Les préparatifs du débarquementEisenhower et MontgomeryHistorique, connivenceLorsque Eisenhower et Montgomery découvrent le plan de l'opération Neptune, nom de code du débarquement à proprement parler, la sentence est claire : « Trop étriqué » !CitationRoutard debarquement
p. 26 encadré de 2 pages : Parachutiste : un « dur métier »InconnuConnivenceParachutiste : un « dur métier » (titre)DDRoutard debarquement
p. 28 Mardi 6 juin 1944 : le Jour Jé. Non précisé BBC - Verlaine Auteur du guide - VerlaineHistorique PuristeLundi 5 juin, vers 21 h 15, la BBC égrène comme chaque soir ses « messages personnels », destinés à la Résistance. Mais cette fois, l'émission dure beaucoup plus longtemps que d'ordinaire. Chacun connaît les fameux vers de Verlaine - « Bercent mon cœur d'une langueur monotone » -, faisant suite à ceux diffusés quelques jours plus tôt - « Les sanglots longs des violons de l'automne ... ». On notera au passage l'erreur dans le message de la BBC (« Bercent mon cœur » au lieu de « Blessent mon coeur »).Dénomination en code Citation erronée (message codé) Citation correcteRoutard debarquement
p. 28 Mardi 6 juin 1944 : le Jour J Encadré « Veuillez écouter quelques messages personnels »Alliés-BBCHistorique« Veuillez écouter quelques messages personnels » (titre) Pendant l'Occupation, par le biais des « messages personnels », la radio est un moyen de communication entre la Résistance intérieure et les forces alliées à Londres. Les messages diffusés le 1er juin 1944 avaient pour but de mettre en alerte les diverses organisations de la Résistance. Les quelque 210 messages émis le 5 juin en soirée donnent l'ordre de passer à l'action immédiate en mettant en application les différents plans prévus. Les messages spécifiquement destinés à la région « M » des Forces françaises de l'intérieur (FFI), dont font partie la Normandie et la Bretagne, sont les suivants : Message d'alerte (1er juin) : « L'heure du combat viendra »; messages d'action (5 juin) : « Les dés sont sur le tapis » (plan Vert = sabotage des voies ferrées), « Il fait chaud à Suez » (plan Guérilla), « La flèche ne percera pas » (plan Tortue = embuscades contre les colonnes de renforts allemands), « Ne faites pas de plaisanteries » (plan Violet = sabotage des lignes téléphoniques).Dénomination en code Phrases en codeRoutard debarquement
p. 32 Mardi 6 juin 1944 : le Jour JEisenhower BradleyHistoriqueEn conséquence, au cours de la nuit fatidique du 5 au 6 juin, les patrouilles habituelles de vedettes rapides entre Cherbourg et Le Havre ont été annulées, de même que les missions de surveillance aérienne. « Nous avons obtenu un degré de surprise tactique que nous avions à peine osé espérer », dira Eisenhower ; et le général Bradley, commandant de la 1ère armée américaine, d'ajouter : « Ce tournant capricieux du temps fut notre cheval de Troie ».CitationRoutard debarquement
p. 34 Mardi 6 juin 1944 : le Jour JE. non déterminéDidactiqueLa côte orientale du Cotentin est une longue plage de sable, simplement séparée de l' intérieur des terres par un cordon dunaire et des marais ; pour les traverser à pied sec : des chemins surélevés, les « chaussées ».Dénomination techniqueRoutard debarquement
p. 35 Mardi 6 juin 1944 : le Jour JE. non déterminéDidactique, curiositéExemple, pour « bombardier », un des indiens raconta que lorsqu'il vidait les poissons-chats, certains étaient plein d'œufs, comme un bombardier avec ses bombes. Le terme « bombardier » fut donc traduit par « hutsuu no'avakatù », ce qui signifie en comanche « oiseau enceinte ». Après 3 ans de formation, 13 Comanches furent désignés pour participer à Overlord. Ils débarquèrent avec la 4e division d'infanterie sur Utah Beach pour servir d'éclaireurs. C'est ainsi que le premier message envoyé aux navires le 6 juin était en comanche : « Le débarquement se passe bien. Nous avons débarqué au mauvais endroit ... ». Tout comme le code navajo dans le Pacifique, le code comanche ne fut jamais cassé. En 2014, le musée d'Utah Beach propose une exposition sur les code talkers, notamment les Comanches.Code secret, langue Comanche, message secretRoutard debarquement
p. 37 Mardi 6 juin 1944 : le Jour JAuteur du guide (sur le Musée du débarquement de Utah Beach)Didactique, connivenceAprès six séquences, le visiteur « débarque » sur la plage dans une salle panoramique.Emploi figuréRoutard debarquement
p. 40 Mardi 6 juin 1944 : le Jour JAuteur du guide (sur la Batterie d'Azeville)Didactique, connivenceLe camouflage en trompe-l'œil des casemates refait comme à l'époque est lui aussi surprenant : celles-ci étaient en effet « déguisées » en fermes normandes détruites, avec faux murs de pierre peints, etc.Emploi métaphoriqueRoutard debarquement
p. 46 Mardi 6 juin 1944 : le Jour JE. non déterminéDidactiqueLe mémorial : composé d'un monumental péristyle néogrec, d'une statue de bronze de 7 m de haut (symbolisant l'Ame de la jeunesse américaine), d'un « jardin des Disparus » et d'un plan d'eau. Sur les murs encadrant le portique, d'immenses cartes sculptées retracent les opérations du Débarquement.Dénomination de lieuRoutard debarquement
p. 47 Mardi 6 juin 1944 : le Jour JPierre-Louis Gosselin (Le Big Red One Assault Museum)connivenceEtonnante collection privée commencée depuis l'âge de 9 ans par Pierre-Louis Gosselin, un jeune homme passionné et passionnant quand il parle de son « bébé », et qui s'applique à remonter aux sources de chacune des pièces historiques exposées.Dénomination métaphorique - citationRoutard debarquement
p. 48 Mardi 6 juin 1944 : le Jour JVoix de la France occupée PétainHistoire, connivenceOn y verra des tickets de rationnement, un certificat de « non appartenance à la race juive » (!) et diverses coupures de journaux ..., sous l'Occupation. Edifiant, par exemple, les déclarations de Pétain pour qui les « lâches attentats » (entendez ceux des résistants) « font horreur à toute la France ». Côté militaire, une importante collection de mines, obus, bombes ... Reconstitution d'une « scène de plage » du 6 juin : mannequins en uniforme au milieu d'obstacles.Citations (avec prise de distance) + expression humoristiqueRoutard debarquement
p. 51 Mardi 6 juin 1944 : le Jour JArmée britannique (?)HistoireIl faudra faire usage des engins spéciaux du général Hobart, en particulier les chars amphibies « DD » pour la dégager.Dénomination technique/militaireRoutard debarquement
p. 56 Mardi 6 juin 1944 : le Jour JArmée ? Population locale ?Humour ?Plus loin, en continuant vers la mer, un chemin mène à une petite crique de galets, au pied d'une falaise surnommée « le Chaos ». Joli cadre de verdure.Dénomination toponymeRoutard debarquement
p. 56-57 Mardi 6 juin 1944 : le Jour JPopulation localeConnivenceA Bernières, le régiment de la Chaudière, composé de Canadiens francophones débarqués en deuxième vague, reçoit pour mission de nettoyer le village encore infesté de snipers allemands. C'est l'occasion pour les gens du cru de découvrir avec surprise des « Tommies qui parlent français ».CitationRoutard debarquement
p. 60 Mardi 6 juin 1944 : le Jour JMusée Centre Juno BeachDidactiqueEgalement une nouvelle expo temporaire à partir de février « Mamie, c'était comment pendant la guerre ? », consacrée à la vie des Normands et des Canadiens de l'Occupation à la Libération.Titre exposition (citation)Routard debarquement
p. 68Mardi 6 juin 1944 : le Jour J 68Musée n. 4 CommandoDidactique

Petit musée d 'une seule salle consacré au n° 4 Commando, formé de plusieurs troupes internationales dont les 177 soldats du commandant Kieffer, seuls combattants français à avoir participé à la « première vague» du Débarquement.

Dénomination usuelleRoutard debarquement
p. 70 Mardi 6 juin 1944 : le Jour J 68EisenhowerHistoriqueEisenhower confiera plus tard : « Si elle avait été engagée dans les combats en juin, elle aurait dû, sans doute, nous battre par le simple jeu des effectifs. »CitationRoutard debarquement
p. 72 Les opérations britanniques et canadiennesLes Nazis, l'armée allemande ?Historique, connivenceDans la nuit du 6 au 7 juin sont arrivés à Caen les premiers éléments de la 12e division blindée SS Hitlerjugend, formée à partir des Jeunesses hitlériennes. Installé dans son poste d'observation de l'abbaye d'Ardenne, au nord de la ville, le général Kurt Meyer, surnommé « Panzer Meyer » pour ses succès sur le front de l'Est, dirige la contre-attaque allemande.Dénomination (surnom)Routard debarquement
p. 72 Les opérations britanniques et canadiennesKurt MeyerConnivence

Mais la poussée allemande ne peut aller au-delà. L'attaque relancée le lendemain, 8 juin, à Bretteville-l'Orgueilleuse, n'est guère plus concluante. Le « menu fretin » dont parlait dédaigneusement Kurt Meyer tient bon.

Dénomination (ironie)Routard debarquement
p. 73 Les opérations britanniques et canadiennes Encadré « L'ombre de la première guerre »Soldats britanniques et canadiensConnivenceAu nord de Caen, les troupes des deux camps et même des chars allemands ont commencé à s'enterrer. L'ombre de la guerre des tranchées plane sur le front. Chez les soldats britanniques et canadiens, apparaît un slogan significatif : « Old soldiers never die ... They dig ! » « Les vieux soldats ne meurent pas, ils creusent ! »SloganRoutard debarquement
p. 78 A voir à CaenAuteur texteIronieLe quartier Saint-Etienne, en effet, avait « la chance » d'être assez éloigné des cibles des Alliés (les ponts et le château, où se trouvaient les casernes allemandes).Expression ironiqueRoutard debarquement
p. 79 Les opérations britanniques et canadiennesNon déterminé (musée du Château ?)IroniePendant la bataille de Caen, les soldats anglais et canadiens y sont emprisonnés et, en février 1945, un collaborateur « économique » et indicateur de la Gestapo y est exécuté dans la cour.Expression ironiqueRoutard debarquement
p. 80 Les opérations britanniques et canadiennesNon déterminé (auteur, musée du mémorial de Caen)ConnivenceC'est aussi un centre culturel (musée, cinéma, expos...), un forum d'échanges, une banque de données (documentation, librairie spécialisée, bureau de recherches), un rendez-vous de rassemblements pour la paix (conférences, concours international de plaidoiries, concerts, etc.) et enfin de promenades (dans les jardins canadien, américain, britannique), bref ... « la Cité de l'histoire ».DénominationRoutard debarquement
p. 87 Les opérations britanniques et canadiennes Encadré « Bayeux, capitale de la France libérée »De GaulleConnivenceLe 3 juin 1944, le général de Gaulle a annoncé la création du gouvernement provisoire de la République française. C'est pour affirmer son autorité sur « ce petit morceau de France que le combat vient d'affranchir » qu'il traverse la Manche le 14 juin, à bord de La Combattante.CitationRoutard debarquement
p. 90 Les opérations britanniques et canadiennes Encadré « le premier périphérique françaisLes habitants de BayeuxHistorique, connivenceLes milliers de véhicules alliés ne pouvant passer dans la cité médiévale aux rues étroites, le génie britannique construisit en trois semaines le bypass (le « bipass » dans la bouche des habitants de Bayeux), une route contournant la ville ... , soit le premier périphérique français (une route toujours utilisée aujourd'hui).CitationRoutard debarquement
p. 91 Les opérations britanniques et canadiennesAuteur guide Musée mémorial bataille de NormandieFormulesLa scénographie met l'accent sur la tactique, la logistique, la stratégie et le déroulement de cette grande Bataille de Normandie, mais cela n'en fait pas pour autant un musée « guerrier ». On y trouve également des archives, des photos, des témoignages. Un vibrant hommage est aussi rendu à de Gaulle, chef de la France combattante, « visionnaire rebelle » qui lui-même rendit de nombreux hommages à la ville.FormulesRoutard debarquement
p. 92 Les opérations britanniques et canadiennes Encadré « Et toc ! »Les AnglaisHistorique, ironieET TOC ! Décidément, ces Anglais ne manquent pas d 'humour, y compris dans les endroits où on l'attendrait le moins. Sur le monument juste en face du cimetière britannique, on peut ainsi lire l'inscription suivante (en latin) : " Nos a Gulielmo victi victoris patriam liberavimus », soit « Nous, vaincus par Guillaume, avons libéré la patrie du vainqueur »... Ou comment mettre en boîte « l'ennemi » héréditaire avec la plus grande élégance !Citation (et traduction du latin)Routard debarquement
p. 93 Les opérations britanniques et canadiennesMontgomeryHistorique, connivenceAussi Montgomery a-t-il décidé de rattraper le temps perdu en frappant fort. Il entend « mettre le feu au front de Normandie ».CitationRoutard debarquement
p. 101 Les opérations américaines, pour la conquête du Bessin et du CotentinL'armée américaine ?HistoriqueL'offensive lancée début juillet à partir du nord du Cotentin en direction du sud se heurte à une résistance acharnée des Allemands, qui mettent parfaitement à profit le paysage bocager : c'est l'interminable et déprimante « guerre des haies ».Dénomination militaire ( ?)Routard debarquement
p. 105 Les opérations américaines, pour la conquête du Bessin et du Cotentin Le cimetière militaire allemandL'état allemand ( ?)PacifisteLa devise du cimetière, dénuée de tout esprit revanchard, est pleine de sagesse : « Réconciliation par-dessus les tombes ».CitationRoutard debarquement
p. 107 Les opérations américaines, pour la conquête du Bessin et du Cotentin EncadréGénéral BradleyHistorique, connivenceL'ART DE L'ESTIMATION Pour les Américains, la prise de Cherbourg est un objectif stratégique. Son grand port en eaux profondes doit permettre l'arrivée, directement des Etats-Unis, des hommes et du matériel nécessaires à la libération de la France. Le général Bradley, commandant de la 1e armée, avait dit : « Il nous faudra 10 jours pour prendre la ville si nous avons de la chance, 30 si nous sommes malchanceux » ; il lui en faudra ... 20 !CitationRoutard debarquement
p. 109 Les opérations américaines, pour la conquête du Bessin et du CotentinIndéterminéHistorique, connivencePendant la Bataille de Normandie, compte tenu du temps nécessaire pour sa remise en état, le port de Cherbourg ne joue qu'un rôle secondaire ; en revanche, à l 'automne 1944, avec un trafic moyen de 14 500 tonnes par jour en novembre, il assumera une part déterminante dans le ravitaillement des Alliés et méritera alors pleinement le nom de « port de la libération de la France ».DénominationRoutard debarquement
p. 112 Les opérations américaines, pour la conquête du Bessin et du CotentinLes habitants de Cherbourg, la traditionHistorique, connivenceLes Allemands renforcèrent alors considérablement la position (toute la « montagne » fut notamment repeinte en couleurs camouflage !). De là-haut, la vue imprenable sur la ville et le port permet de vérifier l'adage local : « Qui tient le Roule tient Cherbourg. »Dicton citéRoutard debarquement
p. 115 Les opérations américaines, pour la conquête du Bessin et du CotentinUn officier américainTémoignageLes pertes de la 1ère armée s'élèvent à 40 000 hommes pour une dizaine de kilomètres grignotés à l'ennemi. Des combats terriblement éprouvants pour les hommes, comme le souligne un officier américain : « Quel piètre résultat à offrir pour de telles souffrances, juste quelques haies gagnées, pareilles à celles qui étaient derrière, pareilles à celles qui, devant, restaient à prendre ».CitationRoutard debarquement
p. 116 Les opérations américaines, pour la conquête du Bessin et du CotentinBradley ( ?)Connivence, pathosAussi le général Bradley a-t -il concocté un plan pour sortir ses troupes de « l'enfer des haies ».DénominationRoutard debarquement
p. 117 Les opérations américaines, pour la conquête du Bessin et du CotentinLes américains ( ?)pathosLe « bataillon perdu » doit subir les assauts en règle d'une division SS avant d'être secouru. Du sommet de cette butte, on découvre un fort beau panorama sur la région environnante.dénominationRoutard debarquement
p. 117 Les opérations américaines, pour la conquête du Bessin et du CotentinLes gens ?PathosDétruite à 90 % et surnommée la « capitale des ruines » en 1944, Saint-Lô, qui avait tout perdu ou presque (jusqu'à son état civil... ) se releva peu à peu après la guerre.Dénomination (surnom)Routard debarquement
p. 121 Les opérations américaines, pour la conquête du Bessin et du CotentinLe musée ( ?) - église Notre-DameConnivencePetit musée lapidaire, dans le bas-côté nord : pierres, statues, objets retrouvés dans les décombres et impressionnantes photos de l'« avant » ...Citation ( ?)Routard debarquement
p. 123 Les opérations américaines, pour la conquête du Bessin et du CotentinChurchillHistorique (humour noir)Au cours de l'été 1944, les 30 000 hommes de la garnison assistent aux affrontements sur le continent où Hitler a refusé obstinément de les envoyer combattre. Quant à Churchill, il ne s'émeut nullement de la situation : « Voilà un camp de prisonniers qui ne nous coûte rien ! ».CitationRoutard debarquement
p. 125 La victoire des alliésBradleyHistorique« Une telle occasion ne se présente pas plus d 'une fois par siècle », dira Bradley, qui rallie Montgomery à son idée.CitationRoutard debarquement
p. 126 La victoire des alliésLa populationConnivence, curiositéDans l'allégresse, la population - stupéfaite - « des Américains qui parlent français ». (voir supra p. 56-57 : citation presque identique)CitationRoutard debarquement
p. 128 La victoire des alliésBradleyHistorique, connivenceMais Bradley lui intime l'ordre de ne pas aller plus loin et d'attendre les Britanniques. Il importe de ne pas dépasser la ligne de démarcation fixée entre les deux armées afin d'éviter toute méprise et de regrettables « bavures ».Citation (dénomination)Routard debarquement
p. 128 La victoire des alliésMontgomeryHistorique, connivenceMontgomery écrira à ce sujet : « Les Allemands se sont trouvés dans une bouteille dont les Polonais étaient le bouchon ».CitationRoutard debarquement
p. 129 La victoire des alliésLes soldats allemands ?PathosDans le « couloir de la mort », les voies sont encombrées de débris de toutes sortes, de cadavres d'hommes et de chevaux, d'engins calcinés, de véhicules abandonnés.DénominationRoutard debarquement
p. 129 La victoire des alliésIndéterminé (rumeur)Pathos, historiqueNous sommes donc très loin d'un « Stalingrad en Normandie », comme on peut le lire ou l'entendre très souvent.DénominationRoutard debarquement
p. 135 La victoire des alliésAuteur guideConnivenceDe septembre à décembre 1944, une brigade britannique « nettoya, » le site, mais encore aujourd'hui on retrouve régulièrement des ossements.Emploi détourné, euphémismeRoutard debarquement
p. 140-141 La victoire des alliésDonateurs américainsHistorique, curiositéLes généreux donateurs avaient écrit : « A Marie Harel, statue offerte par la fabrique de camemberts Borden (Ohio) », ce qui provoqua l'ire du syndicat des fromagers de Normandie, [...] On finit par opter pour un consensuel « Cette statue a été offerte par 400 hommes et femmes faisant du fromage à Van Wert (Ohio) », et la statue put ainsi être inaugurée à Vimoutiers en 1956.CitationRoutard debarquement
p. 147 La victoire des alliésJournalPathosLe 13 septembre, on peut lire dans le journal Le Havre-Matin : « Nous vous attendions dans la joie ; nous vous accueillons dans le deuil ».CitationRoutard debarquement
p. 149 La victoire des alliés pages La reconstruction...Auteur guide, historiens de l'architectureDidactiqueÀ l'inverse, dans d'autres villes de taille moyenne, c'est une reconstruction « néo-traditionaliste » ou « néo-régionaliste », tenant compte des traditions architecturales locales et de l'aspect antérieur des centres-villes, qui a été privilégiée afin de ne pas aggraver le traumatisme des sinistrés, comme à Saint-Lô.DénominationRoutard debarquement
p. 152 La victoire des alliésAuteur guideDescriptiveEn 1950, dans cette habitation destinée à un officier de marine, l'ensoleillement est optimisé par une double orientation, le chauffage est collectif et à air pulsé, le salon devient un « living », on crée une vraie salle de bains et la cuisine, remodelée pour une maîtresse de maison qui régente toute la maisonnée, devient une sorte de « laboratoire » simplifié.DénominationsRoutard debarquement
p. 153 les commémorations, vers la réconciliationPouvoir législatifHistorique, didactiqueDevenu député du Calvados à l'Assemblée nationale, il [Raymond Triboulet] est l'initiateur de la loi de mai 1947, « relative à la conservation du souvenir du Débarquement allié en Normandie », dont l'objectif est clairement de promouvoir le développement du tourisme de mémoire dans la région.CitationRoutard debarquement
p. 153-154 les commémorations, vers la réconciliationAuteur guide, état françaisDidactiqueDepuis lors, des cérémonies sont organisées régulièrement chaque année par le Comité du Débarquement. Mais elles revêtent une ampleur particulière à l'occasion des « grands anniversaires » décennaux.DénominationRoutard debarquement
p. 155 les commémorations, vers la réconciliationAuteur guideCuriositéEnfin, en 2009, la venue « surprise », du nouveau président des ÉtatsUnis, Barack Obama, a donné au 65e anniversaire un retentissement inaccoutumé pour une célébration quinquennale.EtiquetteRoutard debarquement
p. 155 les commémorations, vers la réconciliationLes vétéransPathosLors du 70e anniversaire de la Bataille de Normandie en 2014, la Normandie tout entière se mobilise à nouveau pour honorer les derniers vétérans qui viennent se recueillir et se souvenir de ces moments historiques et de leurs « frères d'arme ».dénominationRoutard debarquement
p. 155 les commémorations, vers la réconciliationLes communes NormandesPathos, connivenceAu-delà des journées des 5 et 6 juin, cet anniversaire se déroule tout au long de l'année et sur tout le territoire, car il n'est pas une commune normande qui ne se sente concernée par cette histoire, « son histoire ».CitationRoutard debarquement
p. 12 pages Le Mur de l'Atlantique en Basse-NormandieOnCuriositéOn a pu dire que le Mur de l'Atlantique était une sorte de musée de l'artillerie.Discours rapportéRoutard debarquement
p.43Allemandsmaitrise du sujetprésence massive des troupes opérationnelles à l'arrière du front, quadrillage par les Kommandanturen, réquisitions (notamment de logements), pillage des denrées agricoles et des machines dans les usines, utilisation des civils pour le travail forcé (les « brassards rouges »), prise d'otages et déportation de notablesReformulation - dénominationMichelin Flandres Artois
p.45Indéterminémaitrise du sujetDans la nuit du 12 au 13 juillet 1917, les Allemands emploient pour la première fois l'ypérite, ou « gaz moutarde »reformulation - dénominationMichelin Flandres Artois
p.46La pressePathosDans leur retraite, les Allemands ont détruit méthodiquement les usines, dynamité et inondé les puits de mine. À la fin de l'année 1918, les journalistes parisiens découvrent les paysages ravagés entre la Somme et Lille et parlent de « L'Enfer du Nord ». LadénominationMichelin Flandres Artois
p.60Indéterminémaitrise du sujet, pathosLÉON TRULIN « L'adolescent chargé de gloire » est jugé à Lille avec ses camarades Derain et Gotti, condamnés à mort le 5 novembre 1915 par le tribunal militaire allemand. Seul le jeune homme de 18 ans sera passé par les armes, le 8 novembre.dénominationMichelin Flandres Artois
p.61Les Lillois de l'époquePathosLES « ANNÉES TERRIBLES » «Les années terribles» sont ainsi nommées par les Lillois qui vécurent 210 semaines sous la loi martiale allemande. D'octobre 1914 à octobre 1918, les familles sont isolées du pays et ne peuvent obtenir aucune nouvelle des pères ou des fils combattant sur le front ou faits prisonniers.DénominationMichelin Flandres Artois
p.64Soldat, lettre d'un poiluRapprochementun extrait de la dernière lettre adressée à sa mère: «Je pardonne à tout le monde, amis et ennemis. Je fais grâce parce qu'on ne me la fait pas. »CitationMichelin Flandres Artois
p.66IndéterminéMaitriser le sujet discours historiqueAlbert Ball voit sa courte carrière interrompue Je 7 mai 1917, lorsqu'il est piégé par Lothar von Richthofen, frère du fameux« Baron rouge»,DénominationMichelin Flandres Artois
p.66IndéterminéMaitriser le sujet

MARIE-LÉONIE VANHOUTTE i · Née à Roubaix, Marie-Léonie Vanhoutte (1888-1967) est infirmière à la ' Croix-Rouge en 1914. Elle exerce la fonction de« passeuse» pour conduire ré

DénominationMichelin Flandres Artois
p.68IndéterminéMaitriser le sujet discours - connaissance des lieuxDe l'extérieur, ce « château de l'industrie» tient à la fois du paquebot et de la forteresse médiévale, avec ses Créneaux et Sa tour dP OllPtDénominationMichelin Flandres Artois
p.81IndéterminéMaitriser le sujet discours historique Et dimension tragiqueLa bataille de Fromelles de 1916 est, toutes proportions gardées le « Verdun australien ».DénominationMichelin Flandres Artois
p.85AustraliensMaitriser le sujet historique Curiosité

Inauguré en juillet 1998, il comporte l'une des plus célèbres statues australiennes, œuvre de Peter Corlett: la statue des " Cobbers »,désignant les « copains » chez les Australiens.

DénominationMichelin Flandres Artois
p.85AustraliensMaitriser le sujet historiqueDevant la Croix du Sacrifice, seules deux fosses marquées d'une croix rassemblent les dépouilles de 410 Australiens tombés dans ce périmètre qui fut surnommé «VC corner», « VC »pour« Victoria Cross », du nom de la plus haute distinction britannique récompensant les exploits individuels.DénominationMichelin Flandres Artois
p.86les éditeursMaitrise du sujetCertaines tranchées sont également construites avec des sacs de sables et des gabions (sortes de paniers cylindriques sans fond constitués de branches tressées, qui servent à former un parapet), comme le décrit !'écrivain-combattant allemand Ernst Jünger qui appelle ce type d'ouvrage les « tranchées-boîtes».Reformulation et dénominationMichelin Flandres Artois
p.87Historiens anglaisMaitrise du sujetLE FRONT OUBLIÉ Après s 'être figée, la portion du front entre la Deule et la Lys se fait discrète, au point d'être surnommée par les historiens anglais le« Front oublié »dénominationMichelin Flandres Artois
p.88EditeurPrise de distanceLa relique fut ensuite exposée dans l'église reconstruite jusqu'en 1958, puis« rendue» au gouvernement portugais à l'occasion du quarantième anniversaire de la bataille de la Lys.expressionMichelin Flandres Artois
p.89BritanniquesMaitrise du sujetLa route longe exactement la ligne de front. Cet axe important était appelé par les Britanniques le« Tilleloy Sector »,et aujourd'hui encore dénommé rue de Tilleloy.DénominationMichelin Flandres Artois
p.92Les AnglaisMaitrise du sujetAvant d'être baptisé « Port Arthur» par les Anglais, il est d'abord investi par les Allemands.DénominationMichelin Flandres Artois
p.93PortugaisMaitrise du sujetLe« Corpo » (Corpo Expedicionârio Português) ne s 'en remettra pas et sera évacué vers Ambleteuse, où l'on retrouve un mémorial (voir p. 317).DénominationMichelin Flandres Artois
p.107YourcenarMaitrise du sujetle village, dans une vallée baignée par la Becque, est situé au pied du mont Noir. La branche paternelle de Marguerite Yourcenar (anagramme de son nom « Crayencour ») y possédait un château, détruit pendant la Première Guerre mondiale. « C'est le premier logis dont je me souviendrai », écrit-elle dans Archives du Nord, deuxième volume de son autobiographie familiale Le Labyrinthe du monde.DénominationMichelin Flandres Artois
p.112soldat australienMaitrise du sujet, Valoriser les Français

Il fut offert par un vétéran de l'Anzac nommé Mclntosh qui, souhaitant remercier de l'accueil «sincère et chaleureux» réservé par les Steenwercquois le 30 novembre 1916 au 44° régiment australien, a souhaité qu'un drapeau puisse désormais être hissé lors de l'Anzac Day, jour du souvenir des Australiens tombés lors des deux guerres.

CitationMichelin Flandres Artois
p.119IndéterminéMaitrise sujetA Noël, les soldats, épuisés et choqués par l'étendue des pertes organisent, à certains endroits du front des Flandres, des trêves spontanées appelées les « trêves de Noël ». Allemands et Britanniques échangent des cadeaux, chantent et parfois jouent au football. Il n'y a pas de fraternisation là où les Français combattent. ladénominationMichelin Flandres Artois
p.129Les Français de l'époqueMaitrise du sujetVous découvrez le moulin de Bikschote (Beeuwsaert Mol en), dont la première construction date de 1635, et que les Français appelaient« le Moulin Bleu».dénominationMichelin Flandres Artois
p.130Les FlamandsMaitrise sujetvous pourrez apercevoir les restes d'un mortier allemand qui dépasse de la haie, surnommé par les Flamands la « Petite Bertha ».DénominationMichelin Flandres Artois
p.132IndéterminéMaitrise du sujetElle ne repassera du côté belge que lors de« l'offensive finale» du 28 septembre 1918, après une lutte non moins acharnée.DénominationMichelin Flandres Artois
p.136les Français contemporainsMaitrise du sujetLes arrières de la ferme limitrophe contiennent une célèbre pi// box (casemate) aujourd'hui surnommé le « Cheddar Villa ».DénominationMichelin Flandres Artois
p.137Soldats anglaisMaitriser le sujet

«Tyne Cot »fait référence à la rivière Tyne, qui coule au nord de l'Angleterre, à laquelle on a adjoint le diminutif de« cottage». Le nom a été trouvé par les soldats du 50° Northumbrian qui ont affronté, avec les Australiens, la redoute allemande formée de 5 abris bétonnés allemands construits à proximité d'une petite grange. Une fois pris, les bunkers ont été utilisés par les Alliés comme postes de secours, dont

DénominationMichelin Flandres Artois
p.144Soldats anglaisMaitriser le sujet

Si le village de Reningelst est souvent décrit par les soldats anglais comme le « small London "• « Pop », comme l'appellent les soldats, est quant à elle un «petit Paris ».

DénominationsMichelin Flandres Artois
p.146IndéterminéUne chapelle permet de se recueillir. Beaucoup viennent profiter d'un moment de quiétude sur un fauteuil confortable où l'on se sent« comme à la maison».Expression figéeMichelin Flandres Artois
p.174Les BelgesMaitriser le sujetLes Belges sont prompts à diffuser le mythe de« l'inondeur de l'Yser» incarné par l'éclusier Henri Geeraert, dont le geste est aujourd'hui attesté, ce qui lui valu d'être représenté sur un billet de banque belge dans les années 1960DénominationMichelin Flandres Artois
p.183IndéterminéMaitriser le sujetL'EMBOUTEILLAGE D'OSTENDE Les bases allemandes d'Ostende et surtout de Zeebrugge sont la cible d'une audacieuse mission « d'embouteillage » en avril 1918 de la part des Britanniques, qui ne parviennent pas à couler au bon endroit deux vieux croiseursDénominationMichelin Flandres Artois
p.187LocauxConnaissances du lieu à typique des guides touristiquesDes locaux nous avaient prévenus: " Peut-être les meilleures moules de la ville. » Ils ne se sont pas trompés. Préparées avec différentes sauces, elles sont copieuses et ont du goût. Seuls regrets: que le service soit un peu long (rançon du succès) et que les frites ne soient pas « maison » ...CitationMichelin Flandres Artois
p.191IndéterminéMaitriser sujetElle reste dans les mémoires comme un« avril sanglant », chèrement payé. Car un an plus tard, l'offensive de !'Empereur fait perdre aux Alliés le terrain durement conquis.DénominationMichelin Flandres Artois
p.196Document officiel échevinageMaitriser sujetLes arcades protégeaient jadis des intempéries marchands et chalands. Soucieux de sécurité et d'esthétique, l'échevinage imposa dès 1583 des constructions« en pierres ou en briques et sans aucune saillie».CitationMichelin Flandres Artois
p.200BritanniquesMaitriser sujetLe 6 juillet 1915, la cathédrale est bombardée. Les explosions quotidiennes détruisent les façades des maisons, faisant apparaître leur intérieur; les Britanniques les renomment « les maisons de poupées» (Dollhouse).DénominationMichelin Flandres Artois
p.203Les locauxConnaissance des savoirs locaux

ARRAS PENDANT LA GUERRE Les carriers de l'An Mil sont à l'origine du réseau de carrières souterraines appelées ici les « boves ».Jusqu'au 19• s., on y extrait alors la craie qui donne son nom à la« ville blanche »

DénominationMichelin Flandres Artois
p.204Document officielMaitriser sujet

LA CWGC, GARDIENNE IRREMPLAÇABLE DES 23 000 CIMETIÈRES BRITANNIQUES Créée en 1917 et subventionnée par les six pays concernés, c'est en Artois qu'est installée la Commonwealth War Graves Commission, à Beaurains, près d'Arras. La section française de l'organisme s'est donné pour vocation" d'honorer chaque victime de façon individuelle», « permanente » et « uniforme»,« sans distinction de rang, militaire ou social, de race ou de religion».

CitationMichelin Flandres Artois
p.207Armée britanniqueMaitriser sujetElle est alors relayée par la 37" division, selon le principe des objectifs fractionnés. connu de l'armée britannique sous l'appellation de système du «saute-mouton » (leapfrogging system).DénominationMichelin Flandres Artois
p.209IndéterminéMaitriser sujetLe régiment s'illustre lors de la bataille dite de la« colline de !'Infanterie » qui débute à 5h30 le 14 avril 1917DénominationMichelin Flandres Artois
p.219Ecrivain : Henri BarbusseCaution au récit historiqueABLAIN-SAINT-NAZAIRE ET NOTRE-DAME DE LORETTE Au pied de Notre-Dame de Lorette, le village d'Ablain-Saint-Nazaire est fortifié par les Allemands et détruit par l'artillerie française lors de l'offensive de mai 1915. Henri Barbusse livre dans Le Feu, une image saisissante de son ent1rée dans le bouro: «On a entrevu confusément les tas blanchâtresCitationMichelin Flandres Artois
p.223 encadréIndéterminéMaitrise du sujet

L'ÉPOPÉE DES FRANÇAIS « HABILLÉS À L 'ANGLAISE » Le 22° bataillon canadien-français est né le 21 octobre 1914, suite à l'intervention d'une cinquantaine de personnalités « frustrées» de ne pas voir d'unité combattante de langue exclusivement française au sein du premier contingent de volontaires parti en Europe. Arrivé le 15 septembre 1915 par le vapeur Princess of Argy à Boulogne-sur-Mer, il va s'illustrer brillamment dans le secteur minier. De septembre 1915 à août 1916, ces Français « habillés à l'anglaise » attaquent autour du saillant d'Ypres. Ils sont ensuite très durement accrochés à Courcelette.

DénominationMichelin Flandres Artois
p.227Prix Nobel LittératureCaution au discours historiqueLe prix Nobel de littérature en 1907, pourtant fervent soutien du gouvernement britannique dans la guerre, dénoncera, dans ses tpitaphes de guerre, le manque de préparation de la bataille qui a coûté la vie à son fils unique :« Si quelqu'un veut savoir pourquoi nous sommes morts/ Dites-lui : parce que nos pères ont menti.» Le manque d'approvisionnement en obus de l'armée britannique n'avait en effet pas permis de détruire en profondeur les barbelés allemands.CitationMichelin Flandres Artois
p.227Les AnglaisMaitrise du sujet

ÉMILIENNE MOREAU, L 'HÉROÏNE DU TOWER BRIDGE À Loos, la fosse n° 15 est la plus célèbre. Reliée à la fosse n° 15bis par un pont suspendu, elle est aussitôt rebaptisée« Tower Bridge » par les Anglais qui l'assimilent au célèbre pont londonien.

DénominationMichelin Flandres Artois
p.229Les alliésMaitrise du sujetl'artillerie britannique. La ligne de fortification allemande s'appelle ici la Siegfried Stellung (les Alliés la nomment la «ligne Hindenburg»).DénominationMichelin Flandres Artois
p.233 Approfondissement Les offensives pour la crête de VimyLes AllemandsMaitrise du sujetUne préparation d'artillerie intense est mise en œuvre plus d'une semaine avant l'assaut, afin de détruire les positions ennemies et éviter de révéler aux Allemands le moment exact de l'attaque. Ces derniers ont gardé en mémoire ce pilonnage comme la « semaine de souffrance».DénominationMichelin Flandres Artois
p.233IndéterminéMaitriser le sujetL'avance des troupes s'est faite derrière un feu d'artillerie appelée« barrage roulant», consistant à exiger des soldats une avancée à intervalles réguliers, synchronisée avec des tirs d'artillerie intensifs et minutés.DénominationMichelin Flandres Artois
p.235 encadréSoldatsMaitriser sujetLE« LABYRINTHE » La commune d'IËcurie se trouve à 4 km de Neuville-Saint-Vaast. Les soldats l'avaient surnommée« le Labyrinthe » pour son complexe réseau de boyaux et tranchées dans la plaine cultivéeDénominationMichelin Flandres Artois
p.236Soldat LeuregansHumaniser le récit

L'histoire de Leuregans, jeune aspirant à la tête du 236° RI, est racontée dans les journaux de l'époque. Immobilisé avec son régiment dans un abri semi-enterré, Leuregans aurait galvanisé ses troupes en lançant cet appel:« Allons, mes vieux papas, vous n'allez pas laisser votre enfant mourir tout seul!», avant de s'élancer et de tomber aussitôt. yrinthe en juin 1915

CitationMichelin Flandres Artois
p.239Traité de VersaillesCaution discours historiqueBien que le traité de Versailles ait prévu l'entretien mutuel des tombes et que la France ait confirmé, en 1922, le droit des soldats« ex-ennemis » tombés sur son sol à disposer d'une sépulture perpétuelle, le manque d'espace n'a pas permis d'en accorder une par personne:CitationMichelin Flandres Artois
p.240IndéterminéMaitriser sujetÉglise - Elle est l'une des sept églises à flèche à crochets de l'Arrageois: les petites sculptures sur la flèche, appelées« crochets», servaient à monter plus facilement des échafaudages lors de l'entretien des flèches.DénominationMichelin Flandres Artois
p.241Document officielMaitriser sujet

Après la guerre, la commission des Monuments historiques souhaitait conserver en l'état ce qui subsistait de la nef et de la tour carrée de 34 m, pour témoigner du «vandalisme allemand »·  On rétorqua, à l'époque, que les destructions de l'édifice avaient été le fait des artilleurs français, ceux-ci n'ayant eu de cesse de vouloir reconquérir le village fortifié par les Allemands dès le mois d'octobre 1914.

CitationMichelin Flandres Artois
p.241Ecrivain : Henri BarbusseMaitriser sujetIls entrent dans le bourg le 25 septembre 1915; Henri Barbusse note dans Le Feu, qu'il n'y a« pas un pan de mur qui soit dressé».CitationMichelin Flandres Artois
p.242SoldatPathosMonument à la gloire du général Barbot - D 937, en allant vers La Targette et Neuville-Saint-Vaast. Le monument est érigé à 100 m du lieu où le général est mortellement blessé, 24 heures après le début de la bataille du 9 mai 1915. Ses dernières paroles sont:« Belle et glorieuse journée ... Victoire. »InscriptionMichelin Flandres Artois
p.247IndéterminéMaitrise du sujet Récit historiqueLes troupes australiennes seront encore très éprouvées entre juillet et novembre 1917 dans la « troisième bataille d'Ypres », menée par Haig (voir p. 119).DénominationMichelin Flandres Artois
p.250Les soldatsCaution discours historiqueVoyez, rue de Beaumetz. le monument aux morts, datant de 1955, sobre et très contemporain. li comporte un médaillon figurant un soldat barbu. effigie peu courante puisque les poilus, contrairement à une idée reçue, préféraient être glabres. Entre eux, les soldats s'appelaient « les bonhommes », et non « les poilus», et ne restaient jamais sans se raser avant de repartir vers l'arrière. Traversez la route d'Arras (D 930) pour faire étape à Bertincourt.Dénomination des soldatsMichelin Flandres Artois
p.253IndéterminéMaitrise du sujetAyette a la particularité d'accueillir sur son territoire un cimetière du Commonwealth qui regroupe 87 tombes de travailleurs chinois et indiens morts lors de la Première Guerre mondiale et les années suivantes. Les« coolies ,. étaient des hommes de peines chargés de relever les cadavres sur les champs de bataille, et plus tard de désobuser les sites à risque.«dénominationMichelin Flandres Artois
p.265Les éditeursPrendre les distances des premières éditionsLe guide Michelin de l'époque insiste sur ces destructions matérielles, qui ont suivi la «ruine morale»ExpressionMichelin Flandres Artois
p.268IndéterminéMaitrise du sujetDans une manœuvre subite de repli stratégique, appelée « l'opération Alberich », les armées allemandes se retranchent au nord-est de cette diagonale allant de Mœuvres à Bonavis.dénominationMichelin Flandres Artois
p.269IndéterminéMaitrise du sujetDe leurs côtés, les «vaisseaux autopropulsés et blindés » (nom donné aux premiers chars) ont prouvé qu'ils pouvaient être efficaces à condition d'être utilisés en nombre et par surprise.dénominationMichelin Flandres Artois
p.272IndéterminéMaitrise du sujetL'attaque vient en effet s'écraser sur le plateau désormais désigné comme la « crête des Gallois» (Welsh Ridge).« + verbe méta : désigner dénomination historiqueMichelin Flandres Artois
p.274IndéterminéMaitrise du sujetAppelé Deborah. nom issu du bataillon« D »,le char a été abandonné et enterré après les combats de 1917.11« + verbe méta : appeler dénomination historiqueMichelin Flandres Artois
p.293IndéterminéMaitrise du sujetPortant le nom de guerre de« fort Schouller »,ce fort Séré de Rivières de 1884 est dit à cavai ier et batterie haute.« + nom méta : nom dénomination historiqueMichelin Flandres Artois
p.293IndéterminéMaitrise du sujetL'association de sauvegarde du fort a réalisé un travail minutieux de reconstitution de la« barrière de fer»« dénomination historiqueMichelin Flandres Artois
p.322IndéterminéMaitrise du sujetLa ville« la plus frontière du royaume » conquise par les Anglais en 1544 et rachetée en 1550 par Henri Il est aujourd'hui connue pour le Camp de Boulogne« dénomination historiqueMichelin Flandres Artois
p.322IndéterminéMaitrise du sujetDe l'ancien quartier des marins, appelé à l'époque« la Beurière »,qui comptait 4000 âmes, il ne reste qu'une seule ruelle en escalier, celle du Mâchicoulis,« + verbe méta : appeler dénomination historiqueMichelin Flandres Artois
p.327poèteCuriositéParmi les tombes du cimetière se trouve celle du poète à scandale« de la guerre heureuse», !'Anglais Julian Grenfell. Dès 1914, il suscite une grande polémique outre-Manche quand il célèbre la Grande Guerre comme un « piquenique géant, sans les inconvénients d'un pique-nique».citationMichelin Flandres Artois
p.334TommiesMaitrise du sujetLes Tommies l'appelaient« Eat Apple »(« mange une pomme»), déformation de« Étaples». La nécropole contient par ailleurs 662 tombes qui ne sont pas issues des pays du Commonwealth.« + verbe méta : appeler dénomination historiqueMichelin Flandres Artois
p.338IndéterminéMaitrise du sujetLe successeur du général French au poste de commandant en chef, bien que controversé - il gagnera le surnom de« boucher de la Somme»- , laisse dans la région un excellent souvenir du Royaume-Uni; il viendra lui-même saluer la population montreuilloise le 5 avril 1919. la veille de son retour définitif de l'autre côté du « channel ».« + nom méta : surnom dénomination historiqueMichelin Flandres Artois
p.6IndéterminéMaitrise du sujetAujourd'hui, plusieurs lieux entretiennent la mémoire des Chouans ou Vendéens ; on célèbre la victoire des soldats de la nation contre les forces étrangères à Valmy tandis qu'à Marseille un mémorial glorifie « La Marseillaise », ce chant révolutionnaire qui devint l'hymne national français.Dénomination et définitionPetit Futé
p.7IndéterminéMaitrise sujetMaximilien-Marie-Isidore de Robespierre (1758-1794). Homme politique français et député du tiers état aux Etats généraux de 1789, l'intransigeant « incorruptible » se montre très impliqué à l'Assemblée constituante comme au Club des jacobins.DénominationPetit Futé
p.7IndéterminéMaitrise sujetww Marie-Joseph-Paul-Yves Roch Gilbert du Motier, marquis de La Fayette (1757-1834). Surnommé le « héros des deux mondes », il a d'abord participé à la Guerre d'indépendance américaine en tant que militaire avant de devenir un homme politique.DénominationPetit Futé
p.7IndéterminéMaitrise sujet, pathosIl accède aux bancs des Etats généraux par le tiers état et non par la noblesse qui le rejette. Surnommé « l'Orateur du peuple » et « la Torche de Provence », il est un symbole de l'éloquence parlementaire et de l'intelligence.DénominationPetit Futé
p.7MirabeauPatrimoine culturelMirabeau sera fortement opposé aux royalistes radicaux et pour le peuple de France d'où sa fameuse phrase : « Allez dire à ceux qui vous envoient que nous sommes ici par la volonté du peuple et qu'on ne nous en arrachera que par la puissance des baïonnettes. »citationPetit Futé
p.8Texte officielPathosPour commémorer les journées insurrectionnelles de 1830, la Chambre des députés décida dès 1831 d'élever la colonne de Juillet « à la gloire des citoyens français qui s'armèrent et combattirent pour la défense des libertés publiques dans les mémorables journées des 27, 28, 29 juillet 1830 »citationPetit Futé
p.11IndéterminéEmpathisationDès 1804, il obtient le grade de maréchal et excelle à Austerlitz où il est célébré comme « premier manœuvrier d'Europe », Iéna et Eylau.Dénomination/Titre honorifique du personnage historiquePetit Futé
p.11NapoléonCuriosité, EmpathisationLes conquêtes militaires s'amenuisant et le reste de l'Europe se coalisant de plus en plus contre l'Empire français, Talleyrand va intriguer avec Fouché et Murat contre Napoléon ce qui lui vaudra la défiance de l'Empereur qui lui lancera la fameuse phrase : « Vous êtes de la merde dans un bas de soie ! » en 1809citationPetit Futé
p.18IndéterminéMaitriser le sujet,. Georges Clemenceau surnommé « Le Tigre » en raison de son tempérament (1841-1929).DénominationPetit Futé
p.18IndéterminéMaitriser le sujet,De nouveau président du Conseil en 1917, il contribua au redressement de la situation qui mena à l'issue de la guerre d'où son surnom de « Père la Victoire ».DénominationPetit Futé
p.18IndéterminéMaitriser le sujetLors de la signature du Traité de Versailles en 1919, il fit accepter ses « 14 points » incluant le libreéchange, la limitation de l'armement, l'indépendance de la Pologne, le retour de l'Alsace-Lorraine à la France et la création de la SDN - la Société des Nations - une organisation internationale pour la sécurité collective.dénominationPetit Futé
p.21IndéterminéValoriser la charge symbolique du lieuSurnommé « le rempart contre l'oubli », sa construction dura de 1921 à 1931. On y accède par un escalier monumental qui rappelle le site du Sacré-Cœur à ParisDénominationPetit Futé
p.24Indéterminéon dire historiqueMaitriser le sujetLes démocraties européennes ne parvinrent pas à contenir les ambitions de l'Allemagne qui avec l'Italie forma « L'Axe ».dénominationPetit Futé
p.24Indéterminéon dire historiqueMaitriser le sujetEn France, sur le front occidental se jouait la « drôle de guerre » : attentistes, les forces françaises et britanniques restaient sur la défensive.dénominationPetit Futé
p.24Indéterminéon dire historiqueMaitriser le sujetLe 9 novembre 1970, il décède à Colombeyles-Deux-Eglises suite à une rupture d'anévrisme dans sa demeure où il avait écrit ses mémoires de guerre durant sa « traversée du désert » entre 1954 et 1959.dénominationPetit Futé
p.26Troisième Reich et deuxième ReichMaitriser le sujetAvec cette nomination, l'idéologie nazie se met en place instaurant un régime totalitaire : le Troisième Reich ayant pour devise « Ein Volk, Ein Reich, Ein Führer » (un Peuple, un Empire, un Chef) tandis que la devise du IIe Reich était « Ein Volk, Ein Reich, Ein Gott » (un Peuple, un Empire, un Dieu).Expressions partagéesPetit Futé
p.26HitlerMaitriser le sujet, pathosA partir de 1941, Hitler mit en place sa « solution finale » en vue de l'extermination des communautés indésirables à ses yeuxDénominationPetit Futé
p.26De GaullePathosLe 11 novembre 1944 à l'occasion de la célébration de l'armistice de 1918, Churchill et le Général de Gaulle descendirent côte à côte l'avenue des Champs-Élysées « sous une tempête de vivats » comme le raconte le Général dans ses Mémoires de guerre.CitationPetit Futé
p.26IndéterminéMaitriser sujetSurplombant la plage d'Omaha Beach rebaptisée « Bloody Omaha », ce site de 70 ha est l'un des quatorze cimetières américains du second conflit mondial implantés en terre étrangère et le plus visité de tous.DénominationPetit Futé
p.56Conseil de guerreMaitriser le sujetDe septembre 1939 à juin 1940, il a tiré un total de 17 197 obus. Le 14 juin 1940 s'est tenu sur place un conseil de guerre qui décida que la devise «on ne passe pas» serait appliquée.DevisePetit Futé
p.52Non attribuéMaitriser le sujetDes annexes extérieures rappellent enfin d'autres événements historiques : un obusier lourd russe symbolise les « malgré-nous », un half-track de la 1e DFLDénomination historiquePetit Futé
p.58IndéterminéMaitriser le sujet, pathosParticulièrement maltraités, ils doivent notamment construire la « cave aux pommes de terre », la Kartoffelkeller dont on ne sait pas bien quelle était la finalitéExpressionPetit Futé
p.60L'armée françaisePathosSignalé par une croix de 20 m de haut sur 5,25 m de large, les poilus surnommaient cette colline «la mangeuse d'hommes » ou «la montagne de la Mort». Fut érigé ici par l'architecte Robert Danis, inspecteur général des Monuments mistoriques, un monument national en souvenir des violents combats qui s'y déroulèrent durant le premier conflit mondial en 1915DénominationPetit Futé
p.61IndéterminéValoriser le lieuRebaptisé «Vieil Armand» après le premier conflit mondial (Hartmann étant l'équivalent du mot Armand en français), son sommet fut donc choisi pour constituer l'un des quatre monuments nationaux destinés à commémorer le souvenir de la Grande GuerreDénominationPetit Futé
p.64IndéterminéMaitriser le sujet Dimension tragiqueLe sort des « gueules cassées » a pleinement été révélé par le roman La Chambre des Officiers paru en 1999 de Marc Dugain puis porté à l'écran en 2001 par François Dupeyron. Les gueules cassées de la guerre 14-18 durent tant bien que mal revenir à la vie civile mais pour certains ce retour s'avéra impossible et ces mutilés de la face mais aussi du cerveau se retrouvèrent dans des hôpitaux psychiatriques ou des institutions spécialiséesDénominationPetit Futé
p.65IndéterminéValoriser le lieuConstruite entre 1942 et 1943, la forteresse du NordMédoc fait partie du dispositif de défense déployé tout au long de la côte atlantique par le IIIe Reich depuis la côte basque jusqu'à l'extrémité nord de la Norvège. Conçu par l'Organisation Todt, ce système défensif est connu sous le nom de « Mur de l'Atlantique ».DénominationPetit Futé
p.65IndéterminéMaitrise du sujetEn 1940 entrèrent à leur tour les « indésirables » constitués de réfugiés allemands, autrichiens et polonais arrêtés dans l'agglomération parisienne ainsi que les victimes de la première rafle du Vel' d'Hiv le 15 mai 1940.DénominationPetit Futé
p.72IndéterminéMaitrise sujetCette chronologie débute par les années trente et la montée du fascisme en Europe suivie de la période située entre 1939 et 1940 baptisée « la drôle de guerre » sans oublier la résistanceDénominationPetit Futé
p.77IndéterminéValoriser lieuLa visite débute par le rez-de-chaussée avec la vaste salle dite de « la cuirasse » et continue par la découverte de la crypte située au sous-sol, un espace émouvant qui évoque la RésistanceDénominationPetit Futé
p.77IndéterminéMaitrise sujetRappelons que lors de la Première Guerre mondiale, tous les enfants de troupe s'engagèrent alors qu'ils n'avaient que 17 ans : près de 200 d'entre eux sont morts durant la guerre tandis qu'entre 1940 et 1944, les élèves d'Autun auront montré leur patriotisme et leur courage notamment par l'intermédiaire des « Fils du Lion » à Autun ou des résistants du « camp Mazaud » dans l'Ain. De nombreuses vitrines rassemblent quant à elles quelques souvenirs des écoles disparues avant que le visiteur ne retrouve leurs drapeaux rassemblés dans le mémorial.dénominationsPetit Futé
p.77Fondateur du mémorialValoriser le lieuLes expositions sont présentées le plus objectivement possible afin de respecter la philosophie du fondateur du lieu pour qui « on ne peut évincer qui que ce soit de l'Histoire et on ne peut priver qui que ce soit de son histoire ». Une sortie pédagogique et familialecitationPetit Futé
p.82De GaulleDramatisation évènementLorsque le Général de Gaulle lança l'appel du 18 juin 1940, les 141 hommes valides de l'île - sur une population qui comptait 1 200 âmes - le rejoignirent à Londres : leur effectif fera dire au Chef de la France Libre « vous êtes donc le quart de la France ! »citation + tournure méta : fera direPetit Futé
p.82Marie-Madelaine FourcadePathos, empathisationMarie-Madelaine Fourcade - grand nom de la Résistance - a d'ailleurs donné une description précise de cet événement dans la revue La Voix de la Résistance : « Les Allemands sont à Audierne. L'île, élément stratégique de la pointe du Raz, va être dans peu d'heures envahie. L'immense famille des Sénans se concerte. Beaucoup d'hommes sont en service sur les flottes de guerre ou de commerce mais il en reste plus de 130, écartés de la mobilisation du fait de leur âge, de leur infirmité ou de leurs charges de famille. Le verdict de la communauté est unanime : ils ne seront pas pris. On prépare fiévreusement les bateaux de pêche : l'Ar Zenith, le Rouanez Ar Mor, le Rouanez Ar Peoc'h, le Corbeau des Mers, la Vellada et le Maris Stella qui chargent dans la nuit, désormais sans balise et sans phare du fait de l'occupant, leur contingent de volontaires. Le plus âgé, Jean-Marie Menou a près de 54 ans et le plus jeune, Louis Fouquet, n'a que 14 ans et demi. L'équipage sain et sauf fut accueilli à Falsmouth de l'autre côté du Channel. Dans le même temps, les Allemands arrivèrent sur l'île qui n'avait pas encore été envahie et s'étonnèrent de voir tant de vêtements et de coiffes de couleur noire. Il leur fut répondu que les femmes portaient « le deuil de la France ».citationPetit Futé
p.90IndéterminéPrise de distancece camp fut utilisé à partir de 1940 par l'armée allemande pour regrouper des prisonniers de guerre français. Il prit pleinement ses fonctions en janvier 1942 sous administration française : s'y retrouvèrent internés des otages des nazis et du Gouvernement de Vichy regroupant des opposants politiques, des résistants, des « indésirables » ainsi que quelques « droits communs » en provenance des centrales, des prisons et des camps d'Aincourt (Val-d'Oise), de Gaillon (Eure), de Châteaubriant (LoireAtlantique), de Rouillé (Vienne), de Pithiviers (Loiret) et d'Ecrouves (Meurthe-et-Moselle).DénominationsPetit Futé
p.103IndéterminédidactiqueLe musée s'appuie sur des collections d'uniformes, d'équipements, d'armes, de pièces d'artillerie (notamment les fameux canons de 75 français), de chariots hippomobiles, de maquettes, de documents et d'objets de la vie quotidienne des soldats dans les tranchées. Une salle est consacrée aux « crapouillots », cette artillerie de tranchée dont la forme rappelait celle d'un crapaudDénominationPetit Futé
p.116IndéterminéPrise de distanceon estime que les nazis ont déporté entre 10 000 et 15 000 personnes pour ce seul motif jugeant que l'homosexualité était un crime racial freinant la croissance démographique. Reconnaissables au grand triangle rose qu'ils devaient arborer, ces déportés étaient « rééduqués » par le travail. Eux aussi eurent à subir des expériences « médicales » : injections hormonales et castrations.DénominationsPetit Futé
p.118De GaulleConformité discours historiqueComprenant que la Libération allait être longue, le Général de Gaulle créa l'Ordre de la Libération en 1940 afin de « récompenser les personnes ou les collectivités militaires et civiles qui se seront signalées dans l'œuvre de libération de la France et de son Empire. »citationPetit Futé
p.119IndéterminéValoriser la charge symbolique du lieuSurnommée « la Grande Oreille » pendant la Première Guerre mondiale, la Tour Eiffel est à l'écoute, son rôle débouchant sur le succès de la première Bataille de la Marne. C'est aussi par son biais que furent interceptés les messages émis par Mata Hari.DénominationPetit Futé
p.122AllemandsMaitrise sujetMais c'était encore bien avant l'entrée en guerre des Etats-Unis le 6 avril 1917 et le camp allemand protesta contre cette « preuve évidente de la rupture de la neutralité des Etats-Unis». Ce mémorial fut inauguré en 1928CitationPetit Futé
p.124IndéterminéMaitrise sujet, pathosDurant la Seconde Guerre mondiale, la « solution finale » entraîna la déportation en France occupée de près de 74 000 personnes entre mars 1942 et août 1944DénominationPetit Futé
p.130IndéterminéMaitrise du sujetSeuls demeurent 42 ha sur les 300 que comptait « ce camp Joffre » tel qu'il était baptisé à l'époque.DénominationPetit Futé
p.132Ecrivain PéguyPatrimoine culturelLe 17 juin 1940, alors que le maréchal Pétain venait de lancer un appel à cesser les combats, Edmond Michelet rédigea un tract inspiré d'un livre de Charles Péguy donnant raison à « celui qui ne se rend pas » contre « celui qui se rend ».citationPetit Futé
p.133Le régime naziPathosLa 2e Panzer Division SS Das Reich sema terreur et désolation sur son chemin vers le Front Normand et au cours de son repli. Les massacres perpétrés par ce que le régime nazi considérait comme une « division d'élite » sont très nombreux.CitationPetit Futé
p.147Commandant RaynalPathosLe 4 juin, le Commandant Raynal à la tête de la garnison envoya son dernier pigeon voyageur à la citadelle : « nous tenons toujours mais nous subissons une attaque par les gaz et les fumées très dangereuse. Il y a urgence à nous dégager. Faites-nous donner de suite communication optique par Souville qui ne répond pas à nos appels. C'est mon dernier pigeon. » Le 7 juin, à bout de force et de ravitaillement, les soldats du fort de Vaux se rendirent.citationPetit Futé
p.154IndéterminéPathos215 personnes mortes suite à leur internement au camp de concentration du Vernet d'Ariège reposent dans le cimetière. Le dernier convoi - surnommé le « train fantôme » - est parti en juin 1944 : les 403 derniers internés ont été évacués vers Toulouse d'où ce train est parti le 3 juillet pour arriver à destination deux mois plus tard de Dachau pour les hommes, et de Ravensbrück pour les femmes.+ verbe méta pp : surnommer + incise Dénomination Petit Futé
p.163VerlainePatrimoine culturelCe musée est consacré à la guerre des ondes et des radiocommunications : dans cet ancien blockhaus, le commandement de la 15e armée allemande intercepta et interpréta correctement les fameux vers de Verlaine : « Les sanglots longs des violons de l'automne - Blessent mon cœur d'une langueur monotone » qui furent diffusés quelques jours avant le Débarquement le 6 juin 1944.citationPetit Futé
p.167SSCritique du nazismeOn apprend aussi que cette fameuse lettre V - habituellement au sens de Versuch (prototype) - signifie ici Vergeltung que l'on peut traduire par « représailles », un mot récurrent dans la rhétorique SS.DénominationPetit Futé
p.167IndéterminéMaitrise sujetSurnommée « Le Canon de Londres », la forteresse de Mimoyecques était destinée à servir de base de lancement aux fusées V3, arme secrète dont Hitler espérait qu'elle allait inverser le cours de la guerre.DénominationPetit Futé
p.181EditeursPrise de distanceComparé à d'autres plages du débarquement, ce secteur fut relativement épargné : le bilan humain ne fait état « que » de 197 soldats tués au combat ainsi que de 60 disparus.ExpressionPetit Futé
p.182Général MontgomeryValoriser la charge symbolique du lieuLe Général Montgomery désigna cet événement comme « le commencement de la fin de la guerre » : l'affrontement ouvrit les portes de la victoire aux armées alliées tandis que les combats faisaient plus de 10 000 morts.citationPetit Futé
p.182IndéterminéMaitrise sujetCe musée retrace ce conflit mondial depuis de la « Drôle de guerre » jusqu'à la Libération, en se focalisant sur des thèmes tels l'Occupation, les premiers sabotages, la Déportation et la collaboration.dénominationPetit Futé
p.194Poète DesnosMémoire prothétique« Je suis ici avec des gens très bien et gentils : communistes, gaullistes, royalistes, curés, nobles, paysans. C'est une salade extraordinaire » écrivait Robert Desnos derrière les barbelés du camp de Royallieu avant d'être déporté vers Buchenwald en mai 1944 et de mourir du typhus un an plus tard au camp de Theresienstadt à Terezin en Tchécoslovaquie. Comme le poète, 45 000 personnes furent internées ici entre 1941 et 1944.citationPetit Futé
p.194IndéterminéMaitrise sujet Récit historiqueMenée par le Général Pétain, la répression des mouvements de rébellion s'est accompagnée de mesures destinées à améliorer le sort des « poilus ».DénominationPetit Futé
p.214IndéterminéValoriser la charge symbolique du lieu, pathosRéquisitionnée par l'armée allemande pendant la Seconde Guerre mondiale, la prison de Montluc fait partie intégrante du système répressif nazi en plein cœur de la « Capitale de la Résistance ». Lieu où furent internés Jean Moulin, André Frossard, les enfants d'Izieu, Montluc est la prison de plus de 8 000 victimes de la politique de répression et de persécution des autorités du IIIe Reich entre 1942 et 1944 contrôlée par Klaus Barbie.DénominationPetit Futé
p.67Les internésValoriser la charge symbolique du lieuDans la forêt, une baraque d'internés appelée « l'As de Cœur » du nom de l'infirmière suisse Elsbeth Kasser surnommée « l'Ange de Gurs » par les internés ainsi que l'îlot de représailles (le mitard) ont été reconstituésDénominationPetit Futé
p.116IndéterminéPrise de distance, pathosCelle qu'on surnommait la « Der des Ders » fut en réalité une première dans bien des domaines : plus de 70 millions de soldats mobilisés, création de nouvelles armes, première guerre photographiée et filmée, inventions meurtrières... Dans nos esprits, cette guerre est donc inévitablement symbole d'exterminations, de souffrance et de pertes matérielles et humaines sans précédent. Mais on pense rarement à la vie quotidienne, aux innovations et aux bouleversements liés à cette guerreDénominationPetit Futé
p.9Historien : Nicolas OffenstadtJustification de la visite des lieux de mémoireDES PAYSAGES DE MÉMOIRE L'histoire est « une science de plein air » comme aime à le rappeler l'historien Nicolas Offenstadt. Le meilleur moyen de comprendre la Grande Guerre en Picardie est d'aller à la rencontre des lieux. Les cratères, les restes de tranchées, les abris, les carrières de pierre, les arbres-observatoires, tous ces vestiges sont aujourd'hui autant de témoignages d'une guerre qui est inscrite dans les paysages picards. Là où vous pensez ne rien déceler du champ de bataille, arrêtez-CitationRoutard Picardie
p.17IndéterminéValorisation du lieuPendant la Première Guerre mondiale, le gros bourg qui a vu naître Alexandre Dumas en 1802 est ce que l'on appelle une ville de garnison, où stationnent les soldats français de retour ou en partance pour le front.Glose avec dénominationRoutard Picardie
p.21IndéterminéMaitrise du sujetLes anciennes carrières de pierre appelées « creutes » ou « boves » sont intégrées à cette redoutable organisation défensive.DénominationsRoutard Picardie
p.37IndéterminéRétablir vérité discours historique en rejetant une dénominationUne œuvre fortement symbolique du sculpteur « hristian Lapie » qui commémore, depuis 2007, l'engagement sur le Chemin des Dames de ceux que l'on appelle communément les «tirailleurs sénégalais» (alors que ces combattants de l'armée coloniale venaient de toute l'ancienne Afrique occidentale française).DénominationRoutard Picardie
p.63IndéterminéMémoire prothétiqueLes officiers ~ d'état-major des différentes armées côtoient les journalistes et les représentants de firmes industrielles, ceux qu'on ne tarde pas à appeler les «embusqués» (pour avoir trouvé le moyen de ne pas avoir à se rendre ~ en première ligne)DénominationRoutard Picardie
p.64Les soldatsMémoire prothétiquePrès d'une vingtaine d'hôpitaux sont alors installés à Amiens. De nombreuses infirmières transitent dans ces hôpitaux comme dans tous ceux de l'arrière-front de la Somme. Depuis leur lit ou leur brancard, les soldats les appellent les «anges blancs»DénominationsRoutard Picardie
p.67IndéterminéMémoire prothétique

Enfin, après la guerre, c'est surtout drapées du voile noir de la tristesse que les femmes portent le deuil. 600000 veuves sont dénombrées en France au sortir de la guerre, qui doivent alors trouver les moyens d'assurer la survie de leur famille. Beaucoup se remarièrent. Parmi elles se trouvent encore celles qu'on a appelées les «veuves blanches"• en rapport à la virginité de CE!S promises qui ont attendu un fiancé qui n'est jamais revenu.

Dénomination marquée par verbe méta et guillemetsRoutard Picardie
p.86Les Français (l'armée, les soldats )Mémoire prothétiqueGrâce aux ballons captifs, appelés «saucisses» par les Français, les observateurs allemands (équipés de parachutes) orientent efficacement l'artillerie.DénominationRoutard Picardie
p.96Les AllemandsMémoire prothétiqueLes Marines, que les Allemands appellent désormais les Teufelhund (les chiens du diable), écrivent l'une des pages les plus tragiques de leur histoire dans l'Aisne, bien avant leur engagement meurtrier dans le Pacifique durant la Seconde Guerre mondiale.Dénomination de spécialité et reformulationRoutard Picardie
p.98Discours institutionnel de l'arméeMaitrise du sujetMalgré l'abolition de l'esclavage en 1862, une ségrégation entre Blancs et Noirs s'était imposée en Amérique. Une note secrète concernant . les troupes noires (The. Secret Information Concerning Black Amencan Troops) est transmise aux Français en 1918. Elle ~appelle "qu'un ~o.mn:ie de couleur est un être inférieur,, par rapport a un citoyen amencam blanc et énonce les différentes mesures de ségré~ation en vigueur dans l'armée américaine, comme l'obligation de creer une banque de sang différente pour les troupes noires. On confia donc ces troupes à l'armée française.citationRoutard Picardie
p.106Les Français et les BritanniquesMaitrise du sujetConstituées de plusieurs lignes de tranchées et de blockhaus en béton, les fortifications de la ligne Siegfried (ce sont les Français et les Britanniques qui l'appelleront «Hindenburg») traversent du nord au sud le Saint-Quentinois, englobant la ville.DénominationRoutard Picardie
p.113IndéterminéMaitrise du sujetComme le tunnel n'est pas ventilé, 0 un bateau-treuil, appelé toueur, tire les péniches qui ne peuvent faire fonctionner leur moteur. Installé dans une péniche, le musée du Touage 52 explique remarquablement bien cela.DénominationRoutard Picardie
p.12Ministre de la guerreMaitrise du sujet

UN UNIFORME « BLEU DE PICARDIE » Après l'hécatombe des premiers mois de guerre, l'état-major français se décide à remplacer les uniformes des soldats français et, en particulier, leur célèbre pantalon rouge garance, par une tenue moins visible. Une nuance de drap bleuté (le bleu « tricolore ») a été adoptée quelques jours avant le début de la guerre, mais elle n'a pas pu être mise en œuvre : les colorants chimiques devaient être importés d'Allemagne ! La France en est alors réduite à faire saisir les stocks de colorants de synthèse existants chez une filiale française d'une société allemande installée à Creil dans l'Oise : /'indigo y est disponible en grandes quantités mais pas le rouge d'alizarine. Tant pis, la couleur de l'uniforme français sera un mélange de bleu et de blanc ! Le colorant utilisé pour la teinte bleue est le " pastel des teinturiers '" pigment extrait de l'herbe dite " de Picardie '" une plante qui a fait la richesse des teinturiers de la région sous l'Ancien Régime. Le nom officiel de ce tissu est donné Je 25 novembre 1914 par le ministre de la Guerre : Je «drap bleu clair"· Il équipera les soldats français à partir de 1915 et entrera dans l'histoire sous le nom de " bleu horizon '"

DénominationsRoutard Picardie
p.20IndéterminéMémoire prothétiqueDe 1915 à 1918, Montgobert est un «Village de l'arrière,, où les poilus soufflent un peu, le parc du château recueillant les blessés.DénominationRoutard Picardie
p.22Lettre dPathos

FUSILLÉS POUR L'EXEMPLE La tragédie de Vingré débute le 27 novembre 1914 vers 17 heures. Alors qu'ils prenaient leur repas dans une tranchée en première ligne après un violent bombardement, les hommes du 298° régiment d'infanterie de Roanne furent surpris par une attaque allemande. Dans la confusion de la mêlée, 24 soldats français parvinrent à fausser compagnie à l'ennemi. A l'issue d'une méprise terrible, ces soldats furent plus tard accusés de désertion et d'abandon de poste devant l'ennemi. A titre a d'exemple », six d'entre eux furent choisis pour être fusillés le 4 décembre 1914 : les soldats Floch, Durantet, Blanchard, Gay; Patte/et et Quinault. Ce dernier écrit à sa femme: «Je t'écris mes dernières nouvelles. C'est fini pour moi. J'ai pas le courage. Il nous est arrivé une histoire dans la compagnie. Nous sommes passés 24 au conseil de guerre. Nous sommes 6 condamnés à mort. Moi, je suis dans les 6 et je ne suis pas plus coupable que les camarades, mais notre vie est sacrifiée pour les autres. Dernier adieu, chère petite femme. C'est fini pour moi. Dernière lettre de moi, décédé pour un motif dont je ne sais pas bien la raison. Les officiers ont tous les torts et c'est nous qui sommes condamnés à payer pour eux. Jamais j'aurais cru finir mes jours à Vingré et surtout d'être fusillé pour si peu de chose et n'être pas coupable».

CitationRoutard Picardie
p.26Sources officiellesPrise de distanceUne simple pierre dressée au bord du chemin à la mémoire de Lucien Bersot, fusillé pour avoir refusé de porter le pantalon maculé de sang d'un de ses camarades mort au combat, devenue «l'affaire du pantalon rouge», et de Léonard Leymarie, fusillé pour un «abandon de poste en présence de l'ennemi» jamais prouvé.CitationRoutard Picardie
p.30IndéterminéMaitrise du sujetCe même jour, plus à l'est, pour la première fois l'armée française emploie I'« artillerie spéciale » composée de chars d'assaut conçus par le général Estienne.ExpressionRoutard Picardie
p.40Soldat (inconnu)Pathos

Sur un air en vogue à l'époque, un soldat demeuré inconnu plaça un refrain qui commençait ainsi : «Adieu la vie, adieu l'amour, adieu toutes les femmes. C'est bien fini, c'est pour toujours, de cette guerre infâme ... "· Jugée trop antimilitariste et ravivant le souvenir des mutineries de 1917, la chanson de Craonne a été censurée en France jusqu'en 1974, date à laquelle Valéry Giscard d'Estaing a autorisé sa diffusion sur les ondes.

CitationRoutard Picardie
p.42DictionnairePathosEn 2008, le Dictionnaire de la Grande Guerre (sous la direction de F. Cochet et R. Porte) avance que « Verdun voit disparaître près de 600 000 hommes (Allemands et Français)». Cette donnée globale semble être la plus couramment admise en l'état actuel de la recherche historique.citationMichelin Verdun
p.42IndéterminéValoriser la charge symbolique du lieu. Vouée à une gloire universelle par la lutte que toute la nation a livrée sous ses murs, auréolée de la gloire du «soldat de Verdun », figure sanctifiée du sacrifice national, Verdun se reconstruit au lendemain du conflit.DénominationMichelin Verdun
p.51IndéterminéMaitrise du sujetLa porte Chaussée ou tour Chaussée est édifiée au 16° s. pour défendre l'accès de la ville face à la« chaussée de l'Est » et servir de prison.DénominationMichelin Verdun
p.54Philosophe : Saint SimonValoriser la charge symbolique du lieuSaint-Simon n'hésitait pas à le décrire comme « le plus vaste et le plus splendide palais épiscopal qu'il y ait en France».citationMichelin Verdun
p.54IndéterminéValoriser la charge symbolique du lieuLieu emblématique de la « Capitale de la paix», il a pour vocation de sensibiliser aux différents conflits par une riche programmation d'expositions à caractère artistique ou historiquedénominationMichelin Verdun
p.57Maire de VerdunValoriser la charge symbolique du lieu« DETRUITE EN 10 MOIS, RECONSTRUITE EN 10 ANS » Tel est le slogan choisi par le maire lorsqu'il invite les Français à se rendre à Verdun pour l'inauguration du monument « à la Victoire et aux Soldats de Verdun » et fêter la renaissance de ses murs après dix ans de labeur, cependant encore inachevé.citationMichelin Verdun
p.57PétainValoriser la charge symbolique du lieu

Accueillant les plus hautes autorités de l'Ëtat autour du président de la République Doumergue et du maréchal Pétain, premier citain (citoyen d'honneur) de Verdun, la« cité glorieuse » attire à nouveau sur elle l'attention du pays les 22, 23 et 24 juin 1929, comme au temps de la bataille. Les

Michelin Verdun
p.62IndéterminéValoriser la charge symbolique du lieuCette place occupe aujourd'hui l'emplacement d'un immense magasin aux vivres de l'armée, appelé aussi « bâtiment X», bombardé et incendié le 3 avril 1916 par les obus allemandsdénominationMichelin Verdun
p.63IndéterminéMaitrise du sujetLe 3 novembre, le ministre des Pensions André Maginot demande l'envoi de neuf corps de soldats français anonymes exhumés des neuf secteurs de l'ancienne« zone des armées» (Alsace, Artois, Belgique, Lorraine, Chemin des Dames, Champagne, Somme, Verdun, Marne).dénominationMichelin Verdun
p.72PétainDramatisation de l'évènement

Cette offensive est encore un échec et le général Pétain peut galvaniser ses troupes avec cette phrase devenue célèbre:« Courage ... On les aura! » ...

citation +Michelin Verdun
p.76Norton-CruPrendre les distances des discours officielsEn 1928, Jean Norton Cru (1879-1949) publiait Témoins, une étude sur les ouvrages littéraires parus sur la guerre, dont il appréciait pour chacun la justesse et la véracité. En redonnant la parole aux combattants, Norton Cru exhuma la révolte de la génération du feu contre les Idées reçues et les tenants de l'héroïsme. Si Verdun a été une période d'abnégation, l'esprit de sacrifice a eu un prix au retour de la guerre : le refus du «maquillage sans vergogne » par la presse qui s'est déshonorée, le rejet du bourrage de crâne et de ceux qui firent profession de patriotisme « avec la peau des autres».citationMichelin Verdun
p.76InfirmièrePathos

Winifred Kenyon, infirmière britannique de l'hôpital de Revigny, à l'arrière-front de Verdun « La plus grande bataille de l'histoire a commencé.( ... ) li s'est produit l'attaque la plus épouvantable qu'il se puisse imaginer, de gros canons tout d'abord, réduisant tout en pièces, et des hommes sans qu'on puisse les compter. Il semblait au départ que les Allemands l'emportaient, les Français devaient se replier, les tranchées des deux camps étaient taillées en pièces, les pertes en hommes étaient énormes, les Allemands souffrant bien sûr davantage, et on dit que leurs cadavres formaient des tas. »

citationMichelin Verdun
p.76Soldat simplePathosCitation attribuée au soldat J. Ayoun, 119° RI « Je voulais voir Verdun. Je voulais prendre part à la grande bataille. Dès que je vis le champ de bataille, malgré mes quatorze mois de service actif, je pensais : qui n'a pas vu Verdun n'a pas vu la guerre.»citationMichelin Verdun
p.76LieutenantPathosLieutenant Joseph Colson « Des obus tombent dans le boyau que nous occupons, projetant à plusieurs mètres de hauteur les hommes qui sont dans leur rayon d'action; quelquesuns retombent indemnes, d'autres pantelants et déchiquetés; nous ne nous occupons plus des morts qui, cependant, nous encombrent, nous n'avons plus de brancardiers, et ce sont les rescapés qui sont dans l'obligation de transporter sur leur dos les camarades grièvement blessés. Mais le poste de secours vient d'être marmité. li n'en reste rien. ( ... ) On laisse les blessés sur place, on les abandonne. »citationMichelin Verdun
p.76LieutenantPathosLieutenant Henri Desagneaux, 106° RI (1878-1969) «On gèle, on grelotte, on est affreux.( ... ) Il n'y a pas un baraquement, pas un abri. On campe sous la tente individuelle, en pleine boue. Aussi, quels grognements chez les hommes 1 »citationMichelin Verdun
p.76OfficierPathosOfficier de liaison G. Champeaux, 164° RI « Les arbres sont fauchés comme fétus de paille ( ... ), la poussière produite par la terre soulevée forme un brouillard qui nous empêche de voir très loin. Toute la journée, nous courbons l'échine ... Nous devons abandonner notre abri et nous terrer dans un large entonnoir; nous sommes entourés de blessés et de mourants que nous ne pouvons même pas secourir.»citationMichelin Verdun
p.77Ecrivain combattantPathosMaurice Genevoix (1890-1980) «C'est alors que ce 210 est tombé. Je l'ai senti à la fois sur ma nuque, assené en massue formidable, et devant moi, fournaise rouge et grondante. Voilà comment un obus vous tue. Je ne bougerai pas mes mains pour les fourrer dans ma poitrine ouverte; si je pouvais les ramener vers moi, j'enfoncerais mes deux mains dans la tiédeur de mes viscères à nu; si j'étais debout devant moi, je verrais ma trachée pâle, mes poumons et mon cœur à travers mes cotes défoncées. Pas un geste, par pitié pour moi! Les yeux fermés, comme Laviolette, et mourir seul. »citationMichelin Verdun
p.77Ecrivain combattantPathos

Ernst Jünger (1895-1998) « Les corps de nos camarades abattus reposaient autour de nous, dans les talus de glaise amoncelée; pas un pied de terre où ne se fut joué un drame, pas une traverse derrière laquelle ne fût embusqué le destin, jour et nuit, prêt à cueillir au hasard une victime.»

citationMichelin Verdun
p.77Ecrivain combattantPathosAndré Pézard (1893-1984) «Un fracas épouvantable emplit la galerie: de la fumée, de la poussière! [ ... ] Nous avons là une demi-section enterrée vive, scellée dans la terre, et que ni la fin de la guerre ni l'écoulement des siècles ne rendront jamais aux ossuaires militaires. Mes hommes, mes pauvres hommes pressés et retordus là-dedans. Etje ne sais pas encore leurs noms. Et quand nous le saurons, nul n'osera les publier, et chaque famille se représentera qu'une balle, vive et nette, a traversé le cœur du sien.citationMichelin Verdun
p.77Ecrivain combattantPathosJean Giono (1895-1970) «Je te reconnais, Deveudeux, qui a été tué à côté de moi devant la batterie de l'hôpital, en attaquant le fort de Vaux. Ne t'inquiète pas, je te vois. Ton front est là-bas sur cette colline posé sur le feuillage des yeux, ta bouche est dans ce vallon. Ton œil qui ne bouge plus se remplit de poussière dans les sables du torrent. Ton corps crevé, tes mains entortillées dans tes entrallles, est quelque part là-bas sous l'ombre, comme sous la capote que nous avions jetée sur toi parce que tu étais trop terrible à voir et nous étions obligés de rester près de toi, car la mitrailleuse égalisait le trou d'obus au ras des crêtes. »citationMichelin Verdun
p.77Ecrivain combattantPathosJulien Green (1900-1998), écrivain et ambulancier américain «Ce nom à la fois sinistre et fascinant me fit tressaillir. Là, j'aurais eu peur, je le savais, là, mes entrailles se seraient liquéfiées comme celle du roi David dans les psaumes. Verdun, c'était l'enfer et ce que j'entendais de si loin, c'était l'abominable tintamarre de la mort, la mort de presque tout le monde, le grand trou noir où s'engloutissaient les forces de deux pays. Je ne peux dire un mot. .. » Pierre Teilhard de Chardin (1881-1955) «J'affirme que pour moi, sans la guerre, il est un monde de sentiments que je n'aurais jamais connus ni soupçonnés.( ... ) Ces heures plus qu'humaines imprègnent la vie d'un parfum tenace, définitif d'exaltation et d'initiation, comme si on les avait passées dans l'absolu. Tous les enchantements de l'Orient, toute la chaleur spirituelle de Paris ne valent pas, dans le passé, la brume de Douaumont. »citationMichelin Verdun
p.77Ecrivain combattantPathosPaul Valéry (1871-1 945) «Verdun, c'est bien plutôt une guerre tout entière, insérée dans la Grande Guerre, qu'une bataille au sens ordinaire du mot. Verdun fut autre chose encore. Verdun, ce fut aussi une manière de duel devant l'univers, une lutte singulière, et presque symbolique, en champ clos. ».citationMichelin Verdun
p.80IndéterminéMaitrise du sujetUn chemin fléché serpente à côté d'un boyau allemand qui mène à l'abri « Habicht » en béton : pris par les Allemands en 1916 en même temps que tout ce secteur de Beaumont, l'abri restera entre leurs mains jusqu'aux premiers jours de novembre 1918, malgré plusieurs offensives des troupes françaises. RevenezDénominationMichelin Verdun
p.82IndéterminéValoriser la charge symbolique du lieuSur la ligne de front, elle rassemble neuf villages ravagés et sanctuarisés, appelés désormais « villages détruits » : Beaumont-en-Verdunois, Bezonvaux, Cumières-leMort-Homme, Douaumont, Fleury-devant-Douaumont, Haumont-prèsSamogneux, Louvemont-Côte-du-Poivre, Ornes et Vaux-devant-Damloup; décorés de la Croix de guerre, ils reçoivent la mention« mort pour la France ».DénominationMichelin Verdun
p.84Journalistes de l'époquePrendre les distances des discours officiels

Mais le mythe était en marche: les journalistes de l'époque baptisèrent l'endroit la« tranchée des fusils», puis« tranchées des baïonnettes», exaltant l'image héroïque des combattants prêts au corps à corps. Les réalisateurs du monument inscrivirent dans le béton de l'entrée:« À la mémoire des soldats français qui dorment debout, le fusil en main, dans cette tranchée. » Edgard

citationMichelin Verdun
p.85Chancelier Kohl et le Président MitterrandValoriser la charge symbolique du lieuLA RENCONTRE HISTORIQUE DE LA RÉCONCILIATION L 'ossuaire de Douaumont est devenu le symbole de la réconciliation franco-allemande depuis la rencontre entre les deux hommes d'État, le Chancelier Kohl et le Président Mitterrand, le 22 septembre 1984. Une plaque commémorative de bronze fixée en surplomb de la nécropole de Fleury, devant l'ossuaire, rappelle cette journée marquant l'amitié entre les deux pays:« Nous nous sommes réconciliés. Nous nous sommes compris. Nous sommes devenus amis. »citationMichelin Verdun
p.87LIEUTENANT LAPOUGEMémoire prothétique

TÉMOIGNAGE DU LIEUTENANT LAPOUGE Le lieutenant Lapouge décrit l'effroi des blessés dans l'abri des QuatreCheminées à l'approche de l'ennemi, le matin du 23 juin 1916, à 6h: «Ce fut dans l'abri un indescriptible émoi, des allées et venues épouvantées parmi les plaintes des blessés et les hoquets des asphyxiés. Des sacs à terre qui s'étaient enflammés répandaient une fumée âcre qui obscurcissait l'abri et empuantissait l'atmosphère, irrespirable déjà. Soudain, il y eut dans les descentes deux explosions fulgurantes: l'abri trembla, des éclats ricochèrent aux murailles, une fumée dense et soufrée nous envahit. Il y eut un remous d'hommes effarés se ruant dans l'ombre avec une grande clameur insensée; les Allemands venaient de jeter des grenades dans les entrées, tuant plusieurs chasseurs et achevant des blessés sur leurs couchettes. Seules les mitrailleuses obstinées battaient nos entrées, écrasant leurs balles aux murailles avec une précision telle que tenter de sortir eût été risquer la mort cent fois. Vers midi, une lueur d'espoir nous fut permise, un officier parvenu à s'évader de l'abri avait alerté les premières unités du régiment de réserve qui s'acheminaient lentement sur les pentes du ravin des Vignes.»

citationMichelin Verdun
p.88IndéterminéMaitrise du sujetLe canon de 155 R (R pour « raccourci ») était orientable à 360° et manœuvré par une tourelle Galopin modèle 1907 installée en 1913.DénominationMichelin Verdun
p.97JMOValoriser la charge symbolique du lieu, Mémoire prothétique. Pour les Allemands, c'est le combat de la dernière chance. Les événements sont décrits dans le JMO du 71 RI : «Tous les hommes présents sont alors placés sur les ruines du fort et un vif combat de pétards s'engage pendant que le sous-lieutenant Dupuy met en action les mitrailleuses des territoriaux. ( ... ) Trois Allemands se rendent et d'autres reculent. Le sous-lieutenant Dupuy parti chercher du renfort revient avec quelques hommes de la 10° compagnie et le sous-lieutenant Roger. Ordre est donné au sous-lieutenant d'Orgemont et au sergent Guisnier de progresser en avant pour chasser les Allemands de la superstructure. Ce mouvement s'opère: dix Allemands se rendent mais les autres restent tapis dans les vestiges des fossés ou dans les trous des glacis. Brusquement, vers 9h, notre artillerie commence à bombarder avec violence le fort et ses abords. L'artillerie allemande fait de même et un mouvement de surprise se produit parmi les défenseurs qui refluent un peu vers la gaine. Mais grâce à l'énergie du capitaine Décap et du sous-lieutenant Dupuy, ce mouvement est vite arrêté. Le sous-lieutenant d'Orgemont est blessé mortellement. Le sous-lieutenant Dupuy rend compte par téléphone de la situation et demande à notre artillerie d'allonger son tir.( ... ) Le noyau de la 3° compagnie avait perdu à lui seul 7 tués et 21 blessés. » EntréecitationMichelin Verdun
p.98SoldatMémoire prothétiqueUn brancardier témoigna :« Les hommes déposent les armes, bien des larmes coulent, pas un mot, un silence de mort plane sur ce morceau de France. L'ennemi présente les armes et puis, bien lentement, les héros du fort de Vaux descendent vers l'exil. Les Allemands entraient au milieu d'un grand silence. (. .. ) Les Français étaient rangés de chaque côté de l'allée centrale du fort; les Allemands passaient au milieu et les saluaient. Ils appartenaient au 39° RI prussien.( ... ) Au pied des pentes du fort de Vaux, la plaine marécageuse et les trous d'obus contenaient de l'eau. Tous se jetèrent sur cette eau pourtant pleine de vase ... »citationMichelin Verdun
p.104capitaine LisbonneMémoire prothétiqueTÉMOIGNAGE DU CAPITAINE LISBONNE Le 24 mai, à 2h30, après une préparation d'artillerie de gros calibres (150 et 210 mm), les Allemands pénètrent dans les ruines du village de Cumières dont les défenseurs ont été ensevelis dans les caves. Le capitaine Lisbonne, qui commande le 254° RI témoigne:« Le 23, tous les PC se sont écroulés sur les officiers et leurs liaisons; seuls, des hommes tiennent dans leurs trous d'obus. Le bombardement est au-dessus de toute description. Je n'ai pas au bataillon cent hommes debout. A minuit, un soldat pénètre dans le poste où depuis des heures nous attendons. « Mon capitaine, les Allemands sont derrière nous!» Je rassemble quelques hommes, prends ma canne et bondis au dehors, cependant que mon fourrier lance des fusées de secours. Nous n'allons pas loin; une grenade éclate qui me jette à terre, me blessant légèrement aux jambes. Dix Allemands sont sur moi, tandis que mes pauvres compagnons tombent à leur tour, et je vois un flammenwerfer (lance-flammes) dirigé contre l'issue de ma cave, où se trouvent brancardiers et blessés. Pour sauver mes blessés, je suis obligé à cette phrase terrible:« Nous sommes pris, laissez au moins sortir mes hommes! » Je constate alors cette chose étrange: du village, il ne demeure plus rien ; tout est rasé ; mon abri lui-même est au sol; je franchis, sans les voir, maisons, tranchées et réseaux. Nous grimpons la côte de l'Oie, et là, dépassons des tranchées allemandes intactes et bourrées d'hommes.» -citationMichelin Verdun
p.108IndéterminéValoriser la charge symbolique du lieu. Cette « forêt de guerre » produit un bois déprécié contenant des métaux gênants ou dangereux pour les scieries, car certains polluants issus de la bataille demeurent encore dans le sol.Dénomination de lieuMichelin Verdun
p.109IndéterminéMaitrise du sujetDe leur côté, les nécropoles allemandes de la zone rouge - appelées « Soldatenfriedhôfe » - furent conçues dans !'Entre-deux-guerres par l'architecte Robert Tischler.DénominationMichelin Verdun
p.120IndéterminéValoriser la charge symbolique du lieuCette place est due à Philippe de La Force qui reconstruisit la cité après l'incendie de 1719. Elle présente une architecture en briques et« gaize »(la pierre blanche du pays), et toitures d'ardoises bleutées.dénominationMichelin Verdun
p.122IndéterminéValoriser la charge symbolique du lieuCe mémorial grandiose, érigé en 1924, est couramment appelé« l'ossuaire de Navarin », car il se situe près du site de la ferme de Navarin, détruite en 1915.DénominationMichelin Verdun
p.124IndéterminéValoriser la charge symbolique du lieuDerrière le cimetière, on peut encore voir des fortifications de campagne allemandes et le« chêne tondu», arbre-vestige d'une tour d'observation allemande, la Mudra-Turm.DénominationMichelin Verdun
p.124SoldatsValoriser la charge symbolique du lieuLe commandement allemand créa de nombreux camps en Argonne que les soldat s surnommaient les« trous de renard».DénominationMichelin Verdun
p.125Indéterminé Mais délimitation temporelleDimension tragique, ce tulipier condense, matérialise le caractère tragique, les morts de la GGDans le parc, un gigantesque tulipier plusieurs fois centenaire fut surnommé après la guerre« l'arbre sanglant »: le 11 décembre 1914, deux obus de calibre 105 explosent près de l'arbre, tuant 19 soldats du 128° RI qui y stationnait.DénominationMichelin Verdun
p.128IndéterminéMaitrise du sujet, cumul de plusieurs dénominationsPassez le cimetière français pour atteindre le camp français de La Harazée, appelé aussi « camp des Anamites »ou « abris Guiard ».Il ne reste que des vestiges en maçonnerie à flanc de colline avec abris souterrains, et une fontaineDénominationMichelin Verdun
p.129IndéterminéValoriser la charge symbolique du lieu et Maitrise du sujetUn chemin à gauche mène aux abris dits « du Kronprinz », poste de commandement avancé de division puis de brigade de la v° armée du Kronprinz impérial. L:ensemble est constitué d'abris en béton reliés entre eux par un réseau de boyaux de circulationDénominationMichelin Verdun
p.130Soldats françaisValoriser la charge symbolique du lieu, Maitrise du sujetEn empruntant le chemin vers la gauche, on atteint ce camp militaire français créé en 1915 par le 1°° régiment du génie. Installé à contre-pente pour le protéger des coups directs de l'ennemi, il était également surnommé par les soldats français« le ravin des cuisines ».DénominationMichelin Verdun
p.130Politique Poincaré« L'ALLEMAGNE PAIERA! » Le discours de Raymond Poincaré lors de l'inauguration du monument de la Haute-Chevauchée, en juillet 1922, est marqué par une forte tonalité nationaliste. C'est le temps où la France négocie âprement le paiement par l'Allemagne des réparations dues au titre du traité de Versailles : «Regardons autour de nous les lamentables traces de la guerre, revoyons ces malheureux villages dont Goethe se plaisait jadis à contempler les incendies et qui ont été, ces années dernières, détruits de fond en comble; songeons à tant de deuils, à tant de ruines, à tant de misères, et nous n'aurons pas de peine à discerner notre devoir. L'Allemagne, responsable de la guerre, doit réparer le mal qui a été fait. De gré ou de force, elle paiera.»citationMichelin Verdun
p.134IndéterminéMaitrise du sujet Transmission savoirAu sud du village, le chemin de droite mène au cimetière français de Vauquois, appelé« La Maize ». La plupart des sépultures sont celles de combattants de la 10° division d'infanterie tués en 1915 lors des assauts pour la reconquête du village.DénominationMichelin Verdun
p.156IndéterminéMaitrise du sujetCe gros bourg aux vieilles maisons de calcaire jaune est installé sur les rives de la Meuse. Baladez-vous de la porte de Bourgogne jusqu'à l'abbatiale gothique: ici et là, de petites fenêtres semblent épier votre passage. Ce sont des beuquettes, étroites ouvertures dans l'épaisseur des murs d'où l'on pouvait « beuquer », c'est-à-dire observer furtivement les passants ...DénominationMichelin Verdun
p.158IndéterminéMaitrise du sujetPrêtez attention, sur la gauche, au monument de la 2° division américaine. Ces « boules américaines », toutes identiques pour cette unité, prennent la forme de rochers marqués d'une étoile à cinq branches, sans inscription. Elles désignent l'emplacement d'où les troupes se sont lancées au combat, et la limite extrême de leur avance, lors de la bataille de Meuse-Argonne. DeDénominationMichelin Verdun
p.179IndéterminéMaitrise du sujetSept blocs de roches calcaires, hauts de plus de 20 m, sont adossés aux coteaux de la rive droite de la Meuse. Dans la première roche, dite« le Calvaire», a été creusé en 1772 un saint-sépulcre, œuvre de Mangeot, sculpteur sammiellois. Du haut de ces rochers, vue sur S t-Mihiel et la vallée de la MeuseDénominationMichelin Verdun
p.179IndéterminéMaitrise du sujetAu bord de la D 901, à droite en venant de Saint-Mihiel, on croise un ensemble commémoratif allemand, et en particulier le monument funéraire du canonnier Schaller, monument connu sous le nom du « lion de Val bois».DénominationMichelin Verdun
p.181SoldatValoriser la charge symbolique du lieu, pathosC'est au cours d'un assaut allemand resté célèbre que l'adjudant Péricard, dans une défense désespérée, lança son exhortation « Debout les morts! » popularisée ensuite par l'écrivain Maurice Barrès((!. p. 781). Ce n'est qu'avec la grande offensive de réduction du saillant de Saint-Mihiel en septembre 1918 que ces positions allemandes seront conquises.citationMichelin Verdun
p.187Soldat et écrivain BarrèsValoriser la charge symbolique du lieu, pathos

Le 8, l'adjudant Jacques Péricard, du 95° RI de Bourges, est en réserve en deuxième ligne après les assauts des jours précédents. La première ligne est alors enfoncée par surprise. À la tête de quelques hommes de sa compagnie, il fait face à la contre-attaque allemande. Voyant les assaillants envahir la position française et jugeant la situation désespérée, il lance ces mots devenus historiques : « Debout les morts 1 », pour entrainer ses hommes vers l'avant. Le cri galvanise les blessés qui reprennent leurs armes et le groupe se dégage à la grenade.

citationMichelin Verdun
p.187SoldatValoriser la charge symbolique du lieu, pathos

L'adjudant Jacques Péricard en livre un témoignage romantique : « C'est dans cette église que reposaient les cadavres de nos camarades ramenés des lignes en attendant que fussent prêtes leurs tombes dans les cimetières avoisinants. Des milliers de cadavres sont venus ici tour à tour. On les étendait devant le chœur, on les recouvrait d'une toile de tente. Une bénédiction, une prière, une dernière visite des camarades en réserve à l'étang. Puis le grand repos dans la grande nuit. Les dalles sont ici imbibées de sang ... » L'abbé Bringer notera, le 29 octobre 1914: «Souvenir d'une messe dans l'église de Marbotte. Je n'avais pas de servant; l'assistance se composait de deux prêtres soldats étendus dans le sanctuaire sous un drap mortuaire et, dans la nef, les cadavres étaient si serrés qu'il m'avait fallu, pour aller au chœur, enjamber les bancs. »

citationMichelin Verdun
p.187SoldatsValoriser la charge symbolique du lieu, pathos« N'OUBLIEZ PAS LA TRANCHEE DE LA SOIF » Le second épisode se situe au bois d'Ailly, le 20 mal 1915. Au cours d'une attaque, le chef de bataillon d'André, commandant le 2° bataillon du 172° RI, doit se porter vers le sud-ouest du bols. Ayant conquis plusieurs tranchées, il perd dans la lutte le contact avec deux de ses compagnies. La compagnie qu'il accompagne (la 7°) se retrouve isolée et encerclée à 700 mètres des lignes françaises. Après avoir résisté trois jours, les 63 survivants n'ont plus ni munitions, ni eau, ni vivres. Il ne leur reste pour issue que la reddition au cri de leur chef:« N'oubliez pas la tranchée de la Soif! »citationMichelin Verdun
p.189IndéterminéValoriser la charge symbolique du lieuMonument aux morts - R. René Grosdidier. Inauguré le 13 mai 1923, ce bronze extraordinaire de réalisme du sculpteur Gaston Braquet, baptisé « La Mitrailleuse », représentent trois mitrailleurs jaillissant d'une tranchée en portant leur armeDénominationMichelin Verdun
p.193IndéterminéMaitrise du sujetLes monuments de la 2° division américaine sont surnommés « boules américaines » en raison de leur forme: un rocher blanc et arrondi, sans inscription, mais marqué d'une étoile à cinq branches. lis sont disposés aux endroits d'où les unités se sont lancées au combat ou bien à la limite extrême de leur avancedénominationMichelin Verdun
p.193EcrivainValoriser la charge symbolique du lieu

ERNST JÜNGER Dans Orages d'acier, publié en 1920, Ernst Jünger relate sa présence avec son régiment dans le secteur de Regniéville-en-Haye ({!,p. 199), en septembre 1917, et le déroulement d'un coup de main contre un point d'appui français, auquel il participe en prenant la tête d'un détachement de choc.

DIMichelin Verdun
p.195IndéterminéMaitrise du sujet

Le cimetière du Pétant abrite plus de 5 000 Français tués au Bois-le-Prêtre. On y trouve également la tombe présumée d'un des deux« fusillés de Montauville», Camille Chemin (20° compagnie, 37° régiment colonial), exécuté le 5août 1915.

DénominationMichelin Verdun
p.199IndéterminéMaitrise du sujetLa quille du dernier chêne mitraillé y est conservée comme une relique de ce« bois des veuves ».DénominationMichelin Verdun
p.206IndéterminéMaitrise du sujetLes pantalons rouges du général Sarrail sauvent Bar-le-Duc et Verdun, contribuant au« miracle de la Marne °>.dénominationMichelin Verdun
p.208BarrèsValoriser la charge symbolique du lieuDe Verdun à Bar-le-Duc, la RD 1916 porte la date de la plus célèbre bataille de la Première Guerre mondiale. Des millions d'hommes empruntèrent cette artère vitale de la bataille de Verdun que !'écrivain Maurice Barrès eut l'idée de baptiser la « Voie Sacrée ».DénominationMichelin Verdun
p.208IndéterminéMaitrise du sujetLe fort de Regret, ou «fort Muller », n'est pas visitable mais il est intéressant d'en observer l'extérieur car il n'a pas été bombardé.DénominationMichelin Verdun
p.209BarrèsValoriser la charge symbolique du lieuC'est dans un texte daté du 14 avril 1916 que !'écrivain Maurice Barrès qualifie de« route sacrée» cet axe qui devient alors le symbole de l'énergie et de l'organisation déployées par les Français pour alimenter en hommes, matériels et munitions la défense de Verdun.DénominationMichelin Verdun
p.209IndéterminéValoriser la charge symbolique du lieuAppelé« Le Meusien » ou «Le Varinot », le train circule sur la rive gauche de la Meuse dans le Barrois et achemine pendant la bataille 60 % des vivres, 80 % des fourrages et 200 tonnes de munitions chaque nuit.dénominationMichelin Verdun
p.220IndéterminéValoriser la charge symbolique du lieuLa gare du Varinot est l'ancienne gare de la voie ferrée appelée« Le Meusien » construite entre Bar-le-Duc et Verdun à partir de 1883. La locomotive « La Suzanne » fait partie du parc de machines réquisitionnées par l'armée française en 1914. Pendant la bataille de Verdun, elle participe à l'évacuation des blessés acheminés quotidiennement par le rail vers Bar-le-DucdénominationMichelin Verdun
p.223Soldats journal du 61° RIMémoire prothétique

TÉMOIGNAGE: LES COMBATS DE MAISON-BLANCHE : Allemands et Français se sont disputé la ferme de Maison-Blanche puis Mognéville. Le journal du 61° RI relate :« La ferme avait été organisée en blockhaus très puissant( ... ). La lisière du bois en arrière réservait à l'assaillant de la ferme une deuxième étape sous un feu rasant de tranchées basses sous le taillis. ( ... ) Arrivée dans la clairière, la 12° compagnie est accueillie par un feu violent d'infanterie, sort de la lisière et répond, puis se porte en avant à la baïonnette, mais ne peut dépasser la ferme et aborder la clairière ( ... ). Les mitrailleurs après une marche pénible sous bois se mirent en batterie sur la pente sans pouvoir tirer un grand parti du feu contre ce blockhaus, sauf aux jointures du toit transformées en créneaux de tir par l'ennemi

citationMichelin Verdun
p.223GénéralPathosLa plaque de bronze évoque leur sacrifice pour « que Bar-le-Duc demeure », sur ordre du général Sarrail qui exprima sa détermination : « Il me faut Vassincourt à tout prix, attaquez-le tant que vous aurez un homme et jusqu'au sacrifice complet. »citationMichelin Verdun
p.223IndéterminéMaitrise du sujetSon monument aux morts est une sculpture pleine d'émotion de l'artiste Lucie Bouniol, baptisée« La moisson sur le champ de bataille».dénominationMichelin Verdun
p.95IndéterminéMaitrise du sujetA gauche, on aperçoit d'abord une inquiétante cloche blindée de couleur noire, appelée la casemate Pamart, qui n'a pas servi pendant la bataille de Verdun car installée en 1917.DénominationMichelin Verdun
p.148Animateur muséeValoriser la charge symbolique du lieu.Ce " musée informel sur la vie quotidienne du soldat de la Grande Guerre», comme aime à le rappeler son animateur, Jean-Paul de VriescitationMichelin Verdun
p.154IndéterminéMaitrise du sujetRue du Ménil, l'édifice situé au n° 1, ancienne Académie des exercices où l'on s'entraînait au maniement des armes, devient en 1726 une fabrique royale de drap, appelée les Gros Chiens.DénominationMichelin Verdun
p.188IndéterminéMaitrise du sujetCet autre fort Séré de Rivières, appelé également Fort Raoult, fut intégré au même rideau défensif des Hauts-de-Meuse.DénominationMichelin Verdun

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